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Haïti-Peinture-Paris : Exposition « Haïti Radical Contemporain » à Paris

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Samedi 30 décembre, à Paris, au premier étage du Musée du Montparnasse, auprès d’une fenêtre bordée de lierre, la correspondante Arts et Culture d’Haïti Press Network, a rencontré un des deux artistes exposant dans le cadre d’ « Haïti Radical Contemporain », du 20 décembre 2012 au 13 janvier 2013.



C’est en lui montrant des livres d’art consacrés à De Kooning, Goya, Peter Witkin, The Chapman Brother et d’autres encore, que le peintre haïtien Mario Benjamin a initié son cousin Manuel Mathieu à la peinture. Le jeune homme, alors âgé de 15 ans, est alors fasciné par l’apparente liberté des artistes. L’univers de Mario Benjamin est foisonnant et Manuel Mathieu se pique de curiosité.

Mario Benjamin lui recommande des expositions où il se rend, quittant sa Port-au-Prince natale pour New-York ou Paris. Son champ de création s’élargit, il réalise l’installation « Room » et commence à peindre. Avec le photographe Roberto Stephenson, il s’exerce à la prise de vue avant de quitter Port-au-Prince à l’âge de 19 ans pour poursuivre ses études à Montréal.

D’abord inscrit à l’école des Hautes Etudes Commerciales, il suit ensuite le programme de Baccalauréat en Arts Visuels et Médiatiques à l’UQAM (Université du Québec à Montréal). Découvrant l’art conceptuel, le minimalisme, la sculpture, « une autre façon de penser l’art » lui permet de développer des projets tel « Act of God », séismographe du séisme  du 12 janvier 2010, une œuvre minimaliste et sobre contrastant avec l’aspect expressif de sa peinture.

Agé de 24 ans, il présente son travail à la foire Art Basel de Miami. Si on lui demande comment il se situe dans la création québécoise actuelle, Manuel Mathieu répond qu’il ne cherche pas à se positionner ». Il souhaite plutôt développer sa pratique estimant que « si [son] travail se tient, il fera son chemin ». Pour lui, la création est difficile, parfois douloureuse. Les artistes sont des chercheurs. Une toile est achevée quand « il y a un équilibre entre le superflu et l’essentiel ».

Quant à ses influences issues de la peinture haïtienne, il ne peut rien en affirmer. Bien qu’ayant exposé à la Galerie Monnin (Pétionville, Haïti), les peintres n’ont pas forcément marqué l’imaginaire de Manuel Mathieu. Cependant, il a été frappé par des œuvres faites de vieilles ferrailles, celles des artistes de la Grand Rue : Eugène, Céleur… Et il adore le travail de Guyodo.

 

Les artistes du Color Field le courant expressionniste… La sensibilité de Manuel Mathieu s’est déployée en allant d’Haïti au Québec. Où puise-t-il l’inspiration ? Dans les univers d’autres artistes mais aussi dans le métro de Montréal, devant une femme enceinte de « douze mois » portant  d’énormes sacs…

En décembre, au Musée du Montparnasse, dans cette exposition partagée avec le peintre Sébastien Jean, seules des peintures ont été présentées. Le corpus d’œuvres sélectionnées par la Galerie Agwé (qui organisait l’exposition conjointement avec le Musée du Montparnasse et le Service culturel de l’Ambassade d’Haïti en France) laisse entrapercevoir les influences d’un Francis Bacon avec des corps aux musculatures déformées et une spatialisation rendue par de grands aplats. Des formes graphiques, évoquant le Street Art comme Jean-Michel Basquiat, sont plaquées sur une peinture dont les couleurs pastel contrastent avec la violence exprimée par les figurations.

De son expérience parisienne, Manuel Mathieu souligne l’intérêt et la curiosité du public pour cette exposition intitulée « Haïti Radical Contemporain ». Il mentionne aussi cette remarque qu’on lui a faite sur la « singularité de son travail par rapport à ce qui se fait en Haïti. » Et il a mis à profit son séjour pour apprécier l’exposition d’Adel Abdessemed au centre Georges Pompidou… en compagnie de Mario Benjamin, qui exposait, lui aussi, à Paris (Galerie Revue Noire, jusqu’au 23 février 2013).

Mais après avoir consacré pendant l’année 2012 un temps important à l’édition d’ « Abysse/Abyss »  (Monographie, 64 p., Editions du MAI) c’est avec hâte et enthousiasme que Manuel Mathieu a rejoint fin décembre Montréal où il réside, anxieux de retrouver l’espace de l’atelier et de préparer ses futures expositions déjà prévues en Belgique et en France.


AM-T

Crédit Photo: Manuel Mathieu et Guy l'Heureux

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Pour visiter le site de l’artiste :
www.manuelmathieu.com

 

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