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Haïti-France : « Haïti blues », le prochain album de Wooly Saint-Louis Jean

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Le chansonnier haïtien Wooly Saint-Louis Jean est en résidence de création musicale à la Cité internationale des arts de Paris, pour une période de trois mois. L’artiste a bénéficié d’une bourse de l’Institut français – ci-devant Culture France –, en vue de la réalisation d’un album intitulé « Haïti blues », a appris HPN.

 

« Ce projet musical consiste en un mélange du rythme traditionnel haïtien nago et du blues. Cet album comprendra onze morceaux », explique Wooly Saint-Louis Jean.


Il a déjà composé quelques musiques à partir des poèmes de Georges Castera et de Syto Cavé, des poètes dont les textes sont déjà mis en musique et figurent sur ses deux albums.
« Les paroles de ces musiques traitent notamment de la problématique de la domesticité infantile, des enfants des rues et de la maltraitance et des violences sexuelles sur des femmes », indique l’artiste Jean.


On retrouve sur « Haïti blues » le poème « Sèvolan » de Dominique Batraville. Cet album comprend également ses propres compositions (paroles et musiques). Il rend aussi hommage au grand poète René Philoctète. Il s’agit de son poème écrit sous pression du public des Vendredis littéraires de l’Université Caraïbes, à la suite du retour d’exil de Jean-Bertrand Aristide, le 15 octobre 1994, soit quelques jours avant la célébration du 188e anniversaire de la mort de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines : « « Qui donc ira jeter des fleurs / Au Pont-Rouge / A Vertières / Au Champ-de-Mars / Les offrandes coulées dans la honte / Blessent / Les yeux ne portent pas le printemps […] »


« Haïti blues » est, au niveau harmonique, un projet à travers lequel Wooly Saint-Louis démontre les possibilités de fusion du nago et du blues. « Le rythme nago est à la base un rythme qui se rapproche du jazz », précise-t-il.


Le séjour musical de l’Institut français permettra à Wooly de rencontrer des musiciens et de jouer à des concerts et des festivals. Il participera fin juin au festival Aluna d’Ardèche, dans le sud de la France ; il se produira en concert en Angola à côté du chanteur angolais José Adelino Barcelo de Carvalho dit Bonga. « Je suis invité par mon nouveau producteur José da Silva, qui produisait la diva aux pieds nus Césaria Evora », se réjouit M. Jean.


D’autres rendez-vous l’attendent pour l’été, en Martinique au festival troubadour, où il jouera aux côtés du guitariste Joël Favreau, l’ancien accompagnateur de Georges Brassens. Wooly Saint-Louis Jean jouera, nous dit-il, « Peze kafe», une musique traditionnelle haïtienne, qui sera gravée sur un opus collectif qui regroupera, entre autres musiciens, le troubadour Tikoka.
L’album « Haïti blues » doit être finalisé au cours de sa résidence à la Cité internationale des arts de Paris. « Il sort en décembre prochain. Je profiterai de mon séjour ici pour trouver soit des financements pour la réalisation de l’album, soit un producteur », espère Wooly Saint-Louis Jean.


Son deuxième disque, « Eta n sinik », titre tiré du poème de Guy Régis Junior, se vend bien, nous confie-t-il. Au cours de décembre prochain, le chansonnier sera en concert à l’université de Brooklyn. Le même mois, il est attendu à Toronto.

 

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