Journée Mondiale du Tourisme 2020 : des étudiants en Patrimoine et Tourisme de l’IERAH-ISERSS débattent et proposent à Wynne Farm

Destination Touristique
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Dans un cadre rural, les étudiant.e.s en Patrimoine et  Tourisme, particulièrement de la 2ème année de l’Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales (IERAH-ISERSS) de l’Université d’Etat d'Haïti (UEH), ont débattu le thème de la Journée Mondiale du Tourisme (Tourisme et Développement rural) à Wynne Farm.

 

Chaque année, depuis les années 1980, l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) propose un thème pour commémorer la Journée Mondiale du Tourisme (JMT). Cette année, l’organisation onusienne invite les acteurs comme les restaurateurs, professionnels et étatiques du tourisme à réfléchir sur le thème : Tourisme et Développement rural. 

 

Les étudiants au département Patrimoine et Tourisme sous la direction du professeur Orlando Henry, ont choisi, le site touristique Wynne Farm comme un site spécialisé en tourisme alternatif dans la commune de Kenscoff pour en discuter.

 

Cette journée de réflexion pour ces futur.e.s cadres dans les domaines du patrimoine et du tourisme s’est scindée en deux parties. La première consistait à visiter la ferme Wynne Farm en prenant connaissance, grâce à un guide, de ses différentes attractions. Ce long périple était en réalité un alibi pour évaluer la communication touristique que projette cette entreprise à vocation écotouristique. La deuxième et dernière partie invitait les concerné.e.s à donner leur avis sur le thème retenu par l’OMT au regard de la sociologie haïtienne.

 

Les étudiants ont prôné le développement d’un tourisme haïtien inclusif suivant la division administrative définie par la Constitution en vigueur et les particularités territoriales de chaque entité. Selon l’étudiant, Louis Jeune Jean Lagneau, ce développement doit s’inscrire dans une stratégie globale d’aménagement touristique. Alors que l’étudiante Tamillou Faustin croit que ledit développement doit passer d’abord par faire du tourisme une priorité de l’Etat. Elle illustre ses propos par le cas du Bassin Bleu qui, en dépit de sa reconnaissance et de sa renommée, peine à avoir des infrastructures écologiques adaptées.

 

L’étudiante Amisca Naseleine a priorisé le tourisme local ou lakay. Pour elle, la COVID-19 montre la nécessité de développer un tourisme local fort, un tourisme de proximité. Car les touristes sont chez eux et peuvent se déplacer en dépit de certaines restrictions sanitaires ou politiques ce qui diffère du tourisme international.

 

Dans cette veine, Michaëlle Sully, Stavinsky Desgranges et Bethsaïda Emilien ont appelé les autorités à inventorier les ressources patrimoniales, culturelles, historiques, archéologiques et naturelles du pays et de les mettre à la disposition de la population et des touristes étrangers. Et, ils croient fermement à une campagne d’éducation aux patrimoines auprès de la population afin de les protéger et sauvegarder voire les valoriser.

 

Pour finir, Josué Joseph a recommandé aux autorités de décentraliser les institutions en leur donnant notamment des pouvoirs de décision. Pour lui, par exemple, chaque commune doit avoir un office ou bureau du tourisme pour non seulement contrôler les arrivées et sorties et faire la promotion dudit territoire en question.

 

 

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