Haïti-Économie-Tourisme : Un jeudi soir à la « Cour New-York » de Jacmel

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Considérée depuis quelque temps comme l’un des endroits les plus attrayants de la ville de Jacmel, la « Cour New-York » perd énormément de ses attraits. Ce, à cause des mauvais traitements et d’un déficit d’entretien. Pire, un black-out prolongé le soir, contribue à la paralysie des activités commerciales qui s’y déroulent, a constaté Haiti Press Network.

Jeudi 26 mai. 9 heures 27 p.m. Une équipe en mission venue de Port-au-Prince en quête de quoi manger s’est rendue à la « Cour New-York. Nous y arrivons malheureusement dans une obscurité qui contraste avec le son de la musique festive en provenance des hauts parleurs d'appareils placés dans de modestes bar-resto pour animer un peu les visiteurs. C'est une génératrice qui est la source d'énergie.

De la musique, tous rythmes confondus, se joue de chaque côté où se trouvent placés ces bar-resto alignés un peu au sud de la « Cour New-York ». Un espace qui offre le long de la journée, une vue des plus agréables sur la mer réputée agitée de la ville d’Alcibiade Pommayrac.

De la musique en abondance dans un black-out qui enlaidit l’espace pourtant décrit comme un joyau, il y a quelques mois. De plus en plus difficile, est  l’exercice d’identifier les sons. Nonobstant, l’un se détache de l’ensemble. Ce n’est toutefois pas du compas, et il provient d’un appareil qui paraît plus puissant que les autres. C’est la musique à la mode : un «Rabòday». La musique qui fait piaffer notamment les jeunes d’aujourd’hui.

Dans la foulée, juste à côté de nous, en quête de satisfaire notre faim, une dame dans la trentaine, visiblement animée par un esprit fêtard, danse à tue-tête. Ses pas discordants par rapport à la musique, n’ont pas tardé pourtant à créer, autour d’elle, dans le noir, un attroupement de quelques rares clients et curieux se trouvant sur les lieux.

 Attendant vainement de nouveaux clients, des propriétaires et personnels d’autres bar-resto de la place, observent l'air hagard, la scène qu’offre gratuitement la jeune femme dans le black-out.

En perte de vitesse considérable, les propriétaires de ces bar-resto se plaignent de la situation délétère du pays qui occasionne un manque d’activités. Lequel s'est aggravé par un black-out intempestif qui pèse sur les lieux le soir. Nombreux sont ceux dont les chiffres d’affaires diminuent drastiquement ces derniers temps.

« Nous étions 28 au total à investir notre argent ici. Nous ne sommes que 6 maintenant. En plus du personnel de soutien, nous avons à payer le loyer de l’espace où loge notre commerce. Alors que les activités ne marchent plus. Nous sommes déficitaires. Certains ont dû abandonner », marmonne Mme Fieffé chez qui l’équipe de missionnaires avait pris place.

Notons que lors de notre visite à la « Cour New-York », le jeudi 26 mai au soir, nous n’y avons remarqué aucune présence policière dans l'obscurité, alors que  ce coin de la ville de Jacmel était jadis très fréquenté. Un endroit où la présence surtout des jeunes femmes était également imposante.

Alix Laroche

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