Haïti-Abus sexuels : Du nouveau dans l'affaire Yves Jean Bart, nouvelles révélations de la FIFA

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Mercredi 13 janvier 2021, dans un rapport détaillé de 45 pages, la FIFA a révélé le processus général de son enquête effectué contre Yves Jean Bart plus connu sur le nom de "Dadou" qui a poussé cette instance internationale à la décision prise en novembre dernier.
 
 
Si la justice haïtienne n'a pas pu trouver la moindre preuve pour condamner les présumés actes barbares de Dadou perpétrés sur de nombreuses victimes du Ranch de la Croix des bouquets, la FIFA a souligné que ce dernier a violé 14 jeunes dont certaines d'entre elles n'avaient que 14 ans. Et il les offrait des sous-vêtements comme cadeau.
 
 
Toutes ces informations relatées par le numéro 1 mondial du foot ont mené à la suspension à vie de Yves Jean Bart dans n'importe quel domaine sportif. En poste depuis 20 ans, Dadou n'aurait pas allé de main morte, il a fait plusieurs victimes et a poussé même à des avortements.
 
 
Le document a indiqué que les jeunes filles issues de milieu pauvre étaient considérées comme "Restavek" par ce dernier et il en a profité pour abuser de leur innocence. 
 
 
Une joueuse de 14 ans serait apparemment devenue enceinte avant d’être conduite par des officiels de la fédération pour qu’elle subit un avortement. Selon ce rapport de 45 pages, il a eu 34 victimes possibles d’abus sexuels et 10 pénétrateurs potentiels, incluant les noms de 14 victimes potentielles de Jean-Bart lui-même. ce document fait également mention d’intimidation de témoins et du pouvoir autoritaire et économique que ce dernier semblait détenir en Haïti.
 
 
Le comportement de M. Jean-Bart est simplement inexcusable et une honte pour tout officiel du soccer, concluent les juges du comité d’éthique de la FIFA. La douleur et la souffrance qu’il a causées aux victimes de ses agressions sexuelles ne peuvent pas être totalement comprises, peut-on aussi y lire.
 
 
La FIFA a d’abord pris connaissance de la preuve par le biais d’une enquête menée par le Syndicat international des joueurs (FIFPro) et par l’organisation non-gouvernementale internationale Human Rights Watch.
 
 
Lors de son audience devant la FIFA tenue par visioconférence en novembre, la défense de Jean-Bart insistait sur le fait que les témoignages des victimes étaient similaires, presque identiques et mensongers.
 
 
Yves Jean-Bart a nié les allégations initialement révélées par le quotidien britannique The Gardian, en juin dernier. Il a déjà laissé entendre qu’il en appellerait devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de sa suspension à vie et de l’amende d’un million de francs suisses (1,4 M$ CA) imposées par la FIFA au mois de novembre.
 
 
 
E.V
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