Haïti-Banditisme-Insécurité: Un film de mauvais goût titré « ce qui reste d’Haïti » vu samedi à Martissant

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Un reporter de l’Agence de presse en ligne, Haiti Press Network (HPN) a assisté ébahi avec tristesse et beaucoup d’amertume, le samedi 3 avril 2021, à un film de mauvais goût qui s’est déroulé à Martissant 23, plus précisément dans le quartier de Crepsac, où est placé un sous-commissariat au Parc naturel de Martissant, qui fonctionne apparemment au gré des caprices des bandits lourdement armés de la zone.

Il était aux environs de midi 30 samedi dans ce quartier sensible de Port-au-Prince, quand un concert d’avertisseurs sonores et de ronronnements de moteur de motocyclettes et de quelques voitures défilaient avec des bandits lourdement armés à bord à destination du sous-commissariat, a ébranlé des habitants du quartier de Crepsac.

Crepsac, un endroit pourtant autrefois, soulignons-le en passant, de villégiature et de détente où élèves et étudiants aimaient utiliser pour étudier le jour comme la nuit, à cause de son calme et de sa fraîcheur verdoyante.

S’offrant en spectacle à visière levée en plein jour, l’objectif de ces bandits armés en provenance du gang de « Ti Bwa » (Martissant), dirigé par le nommé Krisla, a été de forcer les impécunieux policiers du sous-commissariat logé au Parc naturel à libérer, sans condition aucune, un membre du gang dénommé Chokola, interpelé quelques minutes avant à Martissant 23, près de la grand-rue en possession d’une arme à feu illégale.

Les bandits ont eu gain de cause. Évitant le rapport de force qui n’était pas en leur faveur, les policiers ont été obligés de libérer l’individu armé apprehendé.

Selon des informations non confirmées par HPN, en plus de la libération rapide du bandit, les policiers auraient été forcés également de remettre le pistolet et d’assurer le transport de M. Chokola jusqu’au quartier de « Ti Bwa ».

D’après les opinions de nombreux citoyens du quartier qui assistaient impuissants à cette scène hideuse et avilissante pour l’institution policière, les bandits fonctionnaient déjà en toute quiétude et en toute impunité.

Mais, poursuivent-ils, après le drame tragique du vendredi 12 mars à Village de Dieu, où des policiers spécialisés ont été atrocement assassinés dans le cadre d’une opération vouée à l’échec, la police semble désormais n'inspirer aucune crainte aux gangs armés qui évoluent en toute impunité et pourrissent davantage la vie des citoyens dans le pays.  

Une scène révoltante et indigne qui laisse comprendre de plus en plus qu’il ne reste d’Haïti que des bandits armés par on ne sait qui, qui font la loi en temps voulu et en toute impunité au visage des plus hautes autorités de la République qui semblent n’avoir éprouvé aucun sentiment honteux.   

 

           

 

 

 

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