Haïti-Insécurité : Réactivation de la CNDDR, un enfant mort-né, selon Dr Yves Cadet

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Le phénomène de l’insécurité ne cesse de prendre de plus en plus de proportion dans le pays. Personne n’est à l’abri des bandits armés et criminels qui agissent en toute impunité à visage découvert. Les cris semblent finalement percés les tympans des autorités. Le président Jovenel Moïse vient de réactiver la Commission nationale de désarmement et de réinsertion (CNDDR). Mais de nombreuses personnes se montrent très sceptiques quant à la réussite de cette nouvelle commission, note Haiti Press Network.

« La CNDDR est un enfant mort-né. Une perte de temps et de ressources », dit Dr Yves Cadet spécialiste en matière de sécurité qui réagissait sur les ondes de radio RCH 2000 à propos de la réactivation de cette commission, dont la version du président René Préval, insiste-t-il, n’avait pas apporté les résultats escomptés.

Dr Cadet qui pense que le chef de l’État actuel ne sait pas vraiment ce qu’il fait, a vertement critiqué un segment du discours de ce dernier lors de la cérémonie d’installation des neuf membres de ladite commission, où le chef de l’État parle de « collaboration » pour parvenir à la paix sociale.

« Comment collaborer avec des bandits qui ont pour unique objectif de commettre des actes répréhensibles dans une société. Le président devait reviser son discours avant de lire en public », regrette Dr Cadet.

Selon lui, les bandits ne parviendront nullement à remettre leurs armes qui sèment le deuil au sein de la population. Il pense que l’État a pour devoir d’aller chercher de gré ou de force ces armes illégales offertes, en appât, dans des quartiers pauvres de la République par on ne sait qui.

« Supposons qu’un bandit remettrait son arme, cela voudrait-il dire que celui-ci cesse d’être bandit ? », s’interroge le spécialiste en matière de sécurité. Il estime que les autorités sont en train de jouer avec ce phénomène qui tend, outre de l’instabilité politique, à mettre le pays en quarantaine sur la scène internationale.

Il est évident qu’en dépit des conditions socio-économiques délétères, de nombreuses personnes sont en train de fuir le pays où les malfrats armés qui se sont transformés en de véritables monstres, se font de plus en plus menaçants, dangereux, sinistres, terrifiants et agressifs.

Chaque haïtien est habité aujourd’hui par une étrange et paralysante sensation de peur d’être une énième cible de malfrats.  

Alix Laroche

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