Haïti-Insécurité : Environ une dizaine de policiers tués par balles pour le mois de janvier

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L’insécurité continue de créer une situation lugubre dans les esprits. Le banditisme est à son zénith. Mêmes les forces de l’ordre ne sont pas épargnées. La police continue de compter des victimes dans ses rangs. Un policier qui se trouvait à bord d’une camionnette assurant le transport public a été assassiné à Delmas, le vendredi 25 janvier 2019, confirme le porte-parole adjoint de la Police nationale d’Haïti (PNH), l’Inspecteur principal, Garry Desrosiers.

Selon Garry Desrosiers, l’inspecteur de police  affecté à la Direction centrale de la police routière (DCPR) a reçu plus de dix projectiles de mains d'individus circulant à bord de motocyclette.

Les bandits au nombre de trois ont commis leur forfait aux environs de 10 heures du matin dans les parages de Delmas 12 et 14, a appris le porte-parole de la police haïtienne.

Les motifs de l’assassinat de ce nouveau policier, un inspecteur de police de 48 ans, identifié au nom de Vital Michel n’ont toutefois pas été élucidés par le porte-parole de la PNH.

Un cas de trop

D’autre part, la police de Carrefour informe avoir retrouvé dans la nuit du 24 au 25 janvier les corps sans vie de deux personnes, au nombre desquels celui d’un policier agent 1 de la 28e promotion. Selon le porte-parole de la PNH, ce policier de 27 ans faisait partie du corps de la police frontalière(CESFRONT).

Cependant, aucune information relative à la circonstance de la mort de ces personnes n’a  été communiquée par la police.

« Ce policier a reçu plusieurs balles un peu partout au niveau de sa colonne vertébrale », a fait savoir Garry Desrosiers qui annonce l'ouverture d'une enquête.

Selon les informations, ces deux policiers portent à une dizaine d’agents de la PNH  tués par balles d’individus illégalement armés seulement pour le mois de janvier. Alors que les armes illégales continuent de résonner  un peu partout particulièrement dans les quartiers populaires généralement marqués du sceau de la misère.

Jusques à quand la fin de ce cirque ?

Cette question d’agents de l’institution policière victimes sous les balles de bandits armés, n’est malheureusement pas un phénomène inédit. Il a été constaté sous la présidence de plusieurs chefs d’État et de gouvernements qui se sont succédé. Citons, entre autres, la présidence de Jean-Bertrand Aristide, de René Garcia Préval, de Joseph Michel Martelly et aujourd’hui, celle de Jovenel Moïse.

Marie Yolène Gilles, membre d’une organisation de défense des droits humains intervenant sur les ondes de radio Caraïbes, dénonce ce phénomène d’assassinat de policiers et appelle la Justice et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à ouvrir une enquête sérieuse afin de déceler les individus qui assassinent les policiers et sèment le deuil au sein de la population.

« Pendant que nous demandons à la Justice d’assumer sa responsabilité, nous encourageons les parents des victimes à porter plainte aux fins de porter les autorités à faire lumière sur ces actes crapuleux et répétitifs », soutient Mme Gilles.   

À noter que tôt ce lundi matin, des personnes ont dressé des barricades de pneus enflammés au niveau de Delmas 2 pour protester contre l’assassinat de policiers et l’insécurité en général. Ces protestataires exigent l’opposition politique à dire son mot dans ce climat d’insécurité qui hante la population.

Alix Laroche

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