Les riverains qui ont dressé des barricades de pneus enflammés et lancé des bouteilles un peu partout ce vendredi matin, réclament encore la libération du Notaire Alex Demosthène séquestré depuis 17 jours aux mains des ravisseurs qui demandent une forte rançon en échange de sa libération.

 

Pour le moment, la route Nationale 2 au niveau de Martissant est impraticable. Certains moto taxis ont pu se frayer un chemin non sans risque au niveau de la zone sensible de Grand Ravine. Une zone réputée pour des actes d'enlèvements et dirigée par le chef de gang dénommé "Tilapli".

 

Les  riverains qui réagissaient sur les ondes d'une station de Radio de la Capitale ce matin ont indiqué n'avoir rien versé jusqu'à présent aux ravisseurs pour la libération du notaire Alex Demosthène soulignant que sa mère sexagénaire est souffrante après l'enlèvement de son fils. Cependant, on appris la libération du CASEC de Petit Goave Wilking Dicette  après versement de rançon.

 

HPN


 

Au moins 91 kidnappings ont été recensés en Haïti pour le seul mois d’avril, contre 27 pour le mois de mars, doit une augmentation de plus de 300 %, selon une étude réalisée par un organisme de défense des droits humains, le CARDH.

 

 Quarante-neuf ont été recensés durant les 15 jours de la gouvernance « intérimaire » de Monsieur Claude Joseph, selon CARDH. Le deuxième trimestre en annonce une forte augmentation, car 65 ont été recensés pour le mois de janvier, dont cinq ressortissants étrangers.



 Les kidnappings sont recensés : à Port-au-Prince (en moyenne 43 %) ; à la Croix-des-Bouquets (en moyenne 22 %) ; à Carrefour (en moyenne 19 %) ; à Delmas (en moyenne 16 %). Notons que cela ne veut pas dire qu’il n’y pas eu de kidnappings dans les autres départements souligne le CARDH.



 Le Kidnapping fait naître une accentuation de la pauvreté, souligne le CARDH. « Les familles des personnes kidnappées sont obligées de vendre leurs biens, de faire des prêts inconditionnels pour payer la rançon. Vivant déjà dans la grande vulnérabilité, la classe moyenne, frappée de plein fouet par le phénomène, bascule dans la pauvreté », précise le bulletin.



Dans un autre aspect les analyses de l’organisme démontre que Kidnapping amène à une nouvelle industrie économico-criminelle florissante et facile et très facile qui s’ouvre en Haïti, dont les pauvres de la classe moyenne en font les frais sous le regard complice du président Jovenel Moise et de son administration inconstitutionnelle et illégitime.

 

Dans le Nord, l’organisation a signalé la formation d’un regroupement de gangs armés plus précisément à Milot (Mòn Gran Gil/Pon Blan) les gangs se seraient déjà fédérés sous le nom de 5G.


Quels sont les vrais auteurs de l’industrie du kidnapping ? En plus des groupes armés visiblement responsables, d’autres catégories sociales y sont impliquées. Où vont les millions de dollars américains du kidnapping ? Comment les intégrer dans l’économie ? Quel sera le rôle des prochaines élections dans leur blanchiment ? Autant de questions se pose le CARDH.

 

 

 

Les informations fournies par les employés font croire que Saintilaire Marc Arthur a été enlevé dans la commune de Thomazeau dans le département de l'Ouest. Les Ravisseurs réclament une rançon de 250000 dollars contre la libération de cet employé. Les employés en colère ont bloqué la rue donnant accès au bureau. Un camion de transport public est placé obliquement sur l'axe de l'avenue Christophe, zone Carrefour "Tifou" près du bureau central de la Direction générale des impôts(DGI), empêchant la circulation des véhicules.

 

Saintilaire Marc Arthur serait un messager de la DGI et ne gagnerait que 17000 gourdes. "Comment peut on payer 250 mille dollars US pour un employé qui reçoit environ 13,000 gourdes le mois?", lance l'un des protestataires et collègues de la victime au micro des journalistes.

 

 Les protestations contre des actes d'enlèvements deviennent le quotidien des haïtiens dans la région métropolitaine de Port au Prince. Une capitale qui donne l'aspect de la Capitale de la Colombie dans les années 90. Un employé d'une institution universitaire a été enlevé dans le quartier de Nazon et avait provoqué un soulèvement des habitants du quartier pour réclamer sa libération; même son de cloche en milieu de semaine dernière avec le kidnapping d'un jeune  homme et d'une femme dans la zone de Ravine Pintad et de Lalue. Les quartiers de Bois Verna, de Lalue, de l'avenue Poupelard et de Nazon étaient bloqués empêchant la circulation dans la capitale du Sud vers l'Est.

 

La Cellule Contre Enlèvement (CCE) et des agents des unités BRI, BOID, BLTS de la PNH a réussi lundi 3 mai deux otages enlevés par des inconnus lors d’une opération conjointement menée par des agents des unités BRI, BOID, BLTS de la police nationale.

 

L’opération qui a été menée avec succès a permis de libérer Dr. Jenny Edouard Pierre-Lys et son fils Noha Sacha Pierre-Lys, gardés en détention dans le quartier de Canaan 50.

 

Le ministre de la Justice, Rockfeller Vincent, a salué l’institution policière pour cette importante opération réussie, dans un tweet publié sur son compte officiel.

 

« La Cellule Contre Enlèvement (CCE) de la DCPJ vient de libérer à l’instant la docteure Jenny Édouard et son fils qui ont été enlevés vendredi dernier. Bravo à la PNH ! Protéger et Servir telle est la mission », a écrit M. Vincent, sans annoncer d’arrestation ou de saisie d’armes et de munitions.

 

Libérés, le médecin et son fils ont été conduits à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour les suites légales.

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