Des hommes armés, parmi eux des gens encagoulés, ont fouillé les locaux de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratifs, mercredi en fin de journée, a dénoncé le président de la CSC/CA.

 

Selon les premières informations disponibles, il semblerait que le ministre des Travaux publics serait présent lors de cette « action illégale », a dénoncé le président de la Cour.

 

M. Rogavil Boisguéné a indiqué que les intrus ont fouillé dans des documents administratifs alors qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer dans les locaux de l’institution.

 

Pendant les actes de violences enregistrés dans la Capitale Port au Prince, un restaurant appartenant au nouveau Directeur de la Direction centrale de la police Administrative Berson Soljour a été incendié mercredi. Selon les informations, des hommes en uniforme auraient fait irruption au local de "Evasion restaurant" se trouvant à la rue Magloire Ambroise à proximité de la ruelle Romain et y ont mis le feu.

 

Un "Voice" circulant sur les réseaux sociaux fait croire que le nouveau DCPA aurait demandé aux responsables de la Direction départementale de l'Ouest de la PNH de stopper les actes de violence dans les rues par n'importe quel moyen. Une information démentie par M. Soljour qui avance que sa déclaration a été retirée de son contexte.

 

Les sapeurs Pompiers sont intervenus pour maîtriser le feu qui menaçait le voisinage. Mercredi, des hommes en cagoule de police se réclamant du groupe "Fantom 509" ont incendié plusieurs véhicules et saccagé des institutions notamment le FAES à Delmas 75.

 

HPN   

 

Photo : courtoisie Junot 7

 

 

 

Des agents de la police nationale du groupe dénommé "509 Fantom" ont à nouveau manifesté avec violences dans les rues de la capitale, lundi pour exiger la libération du policier Jean Pascal Alexandre écroué depuis environ huit (8) mois à la prison civile de Port-au-Prince. Ils ont donné 24 heures au gouvernement pour libérer leur frère d’arme.

 

Au cours de ce mouvement de protestation, les policiers du groupe "509 Fantom" ont érigé des barricades de pneus enflammés, croisés des véhicules au travers de certaines rues et incendié partiellement le Centre de Réservation et de Livraison de Documents d'Identité (CRLDI) sis à Delmas 31 dans les locaux abritant jadis la Mairie de Delmas. 

 

Samedi dernier, ils avaient par la force, éxigé et obtenu la libération de cinq (5) policiers de l'Unité Départementale pour le Maintien d'Ordre (UDMO) de l'Ouest été arrêté dans le dossier de l'assassinat de Me Monferrier Dorval parce qu'ayant eu la charge de sécuriser la scène de crime.

 

Réagissant aux incidents enregistrés ces deux derniers jours, le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Rockfeller Vincent, a déploré les actes de violences orchestrées dans le 12 septembre. « Les actes de banditisme mis à profit par les déviants qui tentent de terroriser la population et qui essaient de créer un amalgame dans la revendication de certains policiers", constate le MJSP en rappelant que ces derniers à se démarquer de ces comportements antisociaux et antidémocratiques qui corrodent la stabilité du pays, autant qu'ils fragilisent les efforts de progrès tant individuels que collectifs.

 

Me Rockfeller Vincent dit croire fermement que la violence ne peut pas être en mode d'expression et qu'elle doit être punie, châtiée et éradiquée par la force de la loi. Le Ministre lance un appel au calme et à la vigilance citoyenne tout en instruisant la Police Nationale d'Haïti et les Parquets compétents à oeuvrer hâtivement pour sanctionner tous fauteurs de troubles.

 

 

 

 

De nouveaux foyers tensions ont éclaté lundi dans les rues de la capitale où des policiers du syndicat « Fantom 509 » étaient à nouveau descendus dans les rues pour réclamer l’élargissement de leurs confrères, membres du syndicat incarcérés au pénitencier national.

 

A Delmas 31 où l’on craignait un affrontement entre des unités de la police, un bâtiment de l’Office d’identification nationale (ONI) a été incendié par des policiers du groupe 509. Des équipes motorisées de la police accompagnés d’un blinder léger étaient intervenus pour faire face aux autres policiers. Des coups de feu ont été tirés, mais ce face à face n’a pas provoqué d’affrontement entre les membres de la PNH.

 

Dans d’autres quartiers de la capitale, des barricades ont été entreposés par des militants politiques qui accompagnaient les policiers. Des véhicules ont été incendiés lors des actes de violences enregistrés dans les rues.

 

A Pétion-ville, la police locale a fait usage de tirs de gaz lacrymogène pour disperser un rassemblement qui souhaitait se rendre dans le quartier de résidence du président Jovenel Moise. Le calme était revenu en milieu de journée à Pétion-ville, mais une vive tension régnait dans plusieurs quartiers de la capitale.

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