Au moins un médecin résident de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), a été grièvement blessé au visage par balles, ce samedi 28 novembre, lors d’un mouvement spontané organisé par plusieurs médecins et étudiants en médecine, constate Haiti Press Network. Les médecins exigeaient la libération d'un collègue enlevé dans la nuit de vendredi a samedi par des inconnus

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En dépit d'un minimum d'efforts de la police ces derniers jours, les kidnappeurs continuent de semer en toute quiétude, la panique et la tristesse dans la République, notamment à Port-au-Prince, où les cas de kidnapping augmentent avec une constance vertigineuse en cette fin d’année. Hans David Télémaque, un médecin en début d’expérience à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) vient d’être enlevé, ce samedi tôt dans la matinée du 28 novembre, dans les parages de l’institution même où il travaillait pendant la nuit, a appris l’Agence de presse en ligne HPN.

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Des détonations à l'arme lourde sont entendues dans ces quartiers réputés paisibles depuis hier jeudi vers minuit. Les riverains n'ont pas fermé les yeux toute la nuit et les portes sont restées fermées jusque dans l'après midi. Vers 2h30, des tirs ont été entendus dans la zone de Tesso, haut du quartier de Mahotière où les bandits sont retranchés.

 

Des témoins avancent le chiffre de 200 hommes armés dans ces quartiers situés en plein cœur de la commune de Carrefour. Il  serait question d'une installation ratée d'un chef de gang dans la zone. Certains riverains rapportent la mort de part et d'autres. Trois policiers auraient été tués pendant une embuscade mais encore des bandits aussi auraient été stoppés pendant des échanges de tirs avec les agents d'UDMO. Des hélicoptères survolent la zone. 

 

Le marché de Decatus, situé dans le quartier de Mahotière n'a pas fonctionné ce vendredi. Très tôt, l'espace était occupé par des hommes en cagoule et lourdement armés. La circulation de véhicules est au ralenti. Les portes de plusieurs institutions scolaires de la zone ont gardé leurs portes fermées; d'autres ont renvoyé les élèves avant midi à cause des détonations entendues. Une situation difficile pour les riverains de Carrefour. 

 

HPN 

 

 

En conférence de presse mercredi, les membres du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) ont dénoncé ce qu’ils appellent la  « militarisation » du Haut-Commandement de la Police Nationale. Ils exigent également la dépolitisation de l’institution.

 

Alors qu’il est lui aussi un ancien militaire, le retour de Léon Charles, qui avait déjà dirigé la police entre 2004 et 2005, a fait des heureux parmi ses anciens frères d’armes, soutient la secrétaire générale du SPNH-17, Wedna Civil.

 

Elle informe que la plupart des changements qui ont été opérés au niveau du Haut-Commandement de la PNH ont favorisé des anciens militaires. Elle parle d’ailleurs de changements ne respectant pas les règlements de l’institution.

 

Pour sa part, le porte-parole du SPNH-17, Abelson Gros-Nègre, plaide en faveur de la dépolitisation de l’institution policière. Nous avons besoin d’une police professionnelle, proche de la population, a dit l’agent révoqué et dont les membres du SPNH-17 exigent la réintégration.

 

S’agissant des citoyens se réclamant du groupe « Fantôme 509 » constitué, disent-ils, de policiers qui généralement organisent des manifestations violentes et dont la dernière a été marquée par l’incendie d’une dizaine de véhicules immatriculés « Service de l’État », Abelson Gros-Nègre estime qu’ils sont des « victimes du système ».

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