Journée Mondiale Environnement 2019 : Des activistes responsabilisent l’État

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Lionel Édouard, Président de Col Vert Haïti, Marjory Louis-Mard présidente de la Fondation Saut d’Eau Haïti et Jeçois Fleury responsable de communication du Groupe d’Intervention en Développement Durable (GIDD) se sont positionnés sur la situation critique de l’environnement en Haïti. En effet, invités à intervenir avec le Docteur en Environnement Jean Vilmond Hilaire, Ex Ministre de l’Environnement à l’émission radiophonique hebdomadaire TOP HAITI diffusée tous les samedis matins entre 8h et 10h sur les ondes du 104.7 FM (sur tunein Radio D’S et surimpartialnews.info), ces représentants d’associations dénoncent l’absence d’une politique réelle visant l’environnement dans le pays.

Jean Vilmond Hilaire, ancien Ministre dénonce  la non-application en Haïti des normes écologiques de l’espace. Trois faits, selon Hilaire, caractérisent l’état lamentable de l’environnement haïtien aujourd’hui. Il s’agit de la déforestation provoquant une déperdition massive du sol, un problème lié à l’aménagement du territoire (espaces agricoles et espaces urbains) ainsi que celui de la gestion de déchets.

"Le réchauffement climatique et la mauvaise gouvernance aggravent notre situation car tout est en rapport", déclare-t-il. Le Ministre de l’Environnement de l’administration du Président Joseph Michel Martelly a plaidé pour une conjugaison des efforts de la part de la jeunesse du pays en vue de la construction d’une économie viable afin d’avoir un pays vivable. Intervenant à cette émission en prélude à la célébration de la Journée Mondiale de l’environnement et du lancement de la saison cyclonique, Lionel Edouard, de la jeune association de défense de la cause environnementale Col Vert Haïti plaide pour la définition, une fois pour toutes, d’une politique environnementale réelle pour le pays.

Selon le Journaliste Edouard, les politiques ne priorisent pas l’environnement et négligent tous les enjeux mondiaux d’un désastre éventuel de l’écosystème. Lionel Edouard invite ses collègues journalistes dans les medias à divulguer des informations concernant l’environnement et à  sensibiliser  la population à cette dite cause. L’Écologiste et Présidente de la Fondation Saut d’Eau Haïti, Marjory Louis-Mard, a vertement critiqué les autorités haïtiennes qui n’ont rien fait pour sauver la cascade de cette commune véritable attraction touristique phare du département du centre au bord d’une catastrophe écologique et environnementale.

"Je ne puis plus publier des photos prises dans la chute il y a des années à cause de la détérioration de la situation environnementale dans cet attrait“, a souligné Louis-Mard. L’abattage des arbres dans les périphéries de la chute et de diverses ressources en eaux dans la commune de Saut d’Eau selon Marjory Louis Mard sont systématiques ces derniers mois. Les autorités environnementales n’ont rien fait à date pour faire face à cette catastrophe selon l’activiste et initiatrice de la fête de l’Eau à Saut d’Eau.

En ce qui a trait à l’application des objectifs de développement durable fixés par l’organisation des Nations Unies pour l’horizon 2030, les panélistes de TOP HAITI du 1er juin 2019 ont tous affirmé qu’Haïti est encore très loin. Le Groupe d’Intervention en Développement Durable à travers son Responsable de Communication, Jeçois Fleury, pense qu’il y a un manque de volonté politique pour appliquer les 17 objectifs de développement durable. Les faiblesses de l’État en plein  effondrement ces dernières années, selon Fleury, se trouvent être la véritable cause de la non application des ODDs. Toutefois, le GIDD dit œuvrer à la formation des jeunes dès l’école classique pour les doter d'une solide éducation environnementale axée sur le développement durable.

Godson Lubrun

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