La police dominicaine a procédé vendredi à l’arrestation de Clairjeune Juste Chandoux présumé assassin du journaliste de la radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de la radio Mega à Port-au-Prince, Néhémie Joseph.

 

 

 

Plusieurs agences de presse évoquent, ce vendredi, des aveux du présumé assassin selon lesquels ce dernier aurait été payé par un haut personnage politique, un sénateur en fonction du département du centre pour éliminer le correspondant de Radio Mega.

 

 

 

L’arrestation Clairjeune Juste Chandoux a été suivie le même jour de celle d’Angela Fabiola Cameau dans le Haut Plateau Central. Angela Fabiola Cameau aurait des liens intimes avec le Journaliste lâchement assassiné.

 

 

 

Les informations sur ces deux coups de filet menant à la capture des présumés assassins du journaliste ont été fournies par le responsable du parquet de Mirebalais, Me Elione Saint Fleur.

 

 

 

Le journaliste Néhémie Joseph a été tué par balles le jeudi 10 octobre 2019 dans la soirée par des inconnus dans sa voiture à Mirebalais. Des défenseurs de la presse et du droit à l’information plus globalement dans le pays ou à l’étranger n’ont cessé depuis lors d’exiger que la justice soit faite dans ce dossier.

 

 

 

Vladjimir Legagneur, Rospide Pétion et Néhémie Joseph sont les trois journalistes disparus ces trois (3) dernières années dans le pays dans l’exercice de leur profession.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les funérailles du Journaliste Néhémie Joseph de la Radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de Radio Mega à Port-au-Prince ont été chantées sur la place Publique de Mirebalais, ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Des personnalités de la corporation des journalistes haïtiens du département et du pays en général et membres de l’opposition politique à Jovenel Moise dont Desras Simon Dieuseul, Antonio Cheramy, Abel Descollines étaient présents à la cérémonie funèbre.

 

 

 

Une Très grande manifestation pacifique a lieu à Mirebalais en marge des funérailles pour réclamer justice en faveur du journaliste défunt. Un mouvement de protestation organisé spontanément a été dispersé par les forces de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

 

Sept (7) personnes dont un adolescent et un agent d’un corps spécialisé de la PNH sont blessées par balles dans des échanges entre les protestataires et la Police.

 

 

 

Le journaliste a été tué le jeudi 10 octobre 2019 dans la soirée par des inconnus.

 

Une enquête est ouverte par les autorités. Un media local a annoncé, cette semaine, la mise en œuvre de l’action publique contre les auteurs, co-auteurs et complices présumés de l’assassinat du Journaliste Joseph.

 

 

 

Deux mandats auraient été déjà décernés, selon des confrères.

 

 

 

Dans une note publiée, ce 2 novembre 2019 en marge de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes, le bureau de l’UNESCO en Haïti dénombre une cinquantaine de journalistes haïtiens victimes ces derniers mois.

 

Vladjimir Legagneur, Rospide Pétion et Néhémie Joseph sont les trois journalistes disparus depuis l’accession au pouvoir du Président de la République Jovenel Moise.

 

 

 

 

 

« 50 journalistes haïtiens ont subi une répression inacceptable. Certains ont été tués, blesses ou reçus des menaces de mort… au cours des derniers mois », a rapporté le bureau de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture) en Haïti en marge de cette journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Dans ce tableau accablant le bureau de l’UNESCO en Haïti dénote 4 cas recensés de journalistes en difficulté dans le Plateau Central dont Néhémie Joseph assassiné, 5 dans le Nord, 3 dans le Nord-Est, 5 dans le Nord-Ouest, 13 journalistes inquiétés dans l’Artibonite, 7 journalistes victimes dans l’Ouest, 1 dans les Nippes et 3 journalistes agressés dans le Sud-Est dont un hospitalisé.

 

 

 

« La mort d’un journaliste ne devrait jamais signer la fin de la quête de vérité », a déclaré Audrey Zoulay Directrice Générale de l’UNESCO en ce 2 novembre 2019.

 

 

 

Cette Journée internationale pour mette fin à l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes se réalise cette année sur une campagne menée sur les réseaux sociaux #KeepTruthAlive. « Il nous appartient à tous, citoyens, d’aider à protéger les journalistes, pour qu’ils continuent à nous informer. », soutient l’UNESCO.

 

 

 

 

 

 



Dans un communiqué de presse l'Association des journalistes haïtiens (AJH) dit avoir appris avec consternation et tristesse la nouvelle de l’assassinat par balles de Néhémie Joseph, journaliste à radio Panic FM et correspondant de radio Méga à Mirebalais, dans la soirée du jeudi 10 octobre 2019. "L’AJH condamne avec force ce meurtre. L’AJH présente ses sympathies à sa famille, ses amis, ses confrères du département du Centre, ses collègues de Panic FM et de Radio Méga, et à toute la corporation, en générale", lit-t-on dans la note.

L'AJH souligne qu'après le photojournaliste Vladjimir Legagneur, mars 2018, le copropriétaire de Radio sans fin (RSF), Rospide Pétion, juin 2019, Néhémie Joseph vient allonger la liste des journalistes et travailleurs de presse disparus et assassinés en dix-huit mois, environ.

"L’incapacité manifeste de la PNH et de la justice à identifier et à poursuivre les auteurs de nombreux cas d’assassinats, de disparitions, de bastonnades, d’agressions et d’attaques contre des journalistes et des travailleurs de la presse favorise l’impunité et encourage la répétition de pareils actes", dit l'AJH.

Quoique sceptique, l’Association des journalistes haïtiens appelle la Police nationale d’Haïti (PNH) à diligenter une enquête afin d’identifier les auteurs de l’assassinat du journaliste Néhémie Joseph pour qu’ils puissent répondre de leur acte par devant la justice.  D’Autant que les informations ont rapporté qu’il dénonçait des menaces dont il faisait l’objet, depuis plusieurs jours. 

Comme dans sa note de protestation du 24 septembre dernier, l’Association des journalistes haïtiens prend acte, qu’aujourd’hui, la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur profession n’est garantie ni à l’intérieur des institutions de pouvoir, ni dans les rues ni dans les lieux publics de rassemblement. 

"Dans cette période de trouble, de confusion et d’intolérance, l’AJH appelle encore une fois les journalistes à la prudence, à la vigilance", martèle l'AJH.

 

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