Les funérailles du Journaliste Néhémie Joseph de la Radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de Radio Mega à Port-au-Prince ont été chantées sur la place Publique de Mirebalais, ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Des personnalités de la corporation des journalistes haïtiens du département et du pays en général et membres de l’opposition politique à Jovenel Moise dont Desras Simon Dieuseul, Antonio Cheramy, Abel Descollines étaient présents à la cérémonie funèbre.

 

 

 

Une Très grande manifestation pacifique a lieu à Mirebalais en marge des funérailles pour réclamer justice en faveur du journaliste défunt. Un mouvement de protestation organisé spontanément a été dispersé par les forces de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

 

Sept (7) personnes dont un adolescent et un agent d’un corps spécialisé de la PNH sont blessées par balles dans des échanges entre les protestataires et la Police.

 

 

 

Le journaliste a été tué le jeudi 10 octobre 2019 dans la soirée par des inconnus.

 

Une enquête est ouverte par les autorités. Un media local a annoncé, cette semaine, la mise en œuvre de l’action publique contre les auteurs, co-auteurs et complices présumés de l’assassinat du Journaliste Joseph.

 

 

 

Deux mandats auraient été déjà décernés, selon des confrères.

 

 

 

Dans une note publiée, ce 2 novembre 2019 en marge de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes, le bureau de l’UNESCO en Haïti dénombre une cinquantaine de journalistes haïtiens victimes ces derniers mois.

 

Vladjimir Legagneur, Rospide Pétion et Néhémie Joseph sont les trois journalistes disparus depuis l’accession au pouvoir du Président de la République Jovenel Moise.

 

 

 

 

 

« 50 journalistes haïtiens ont subi une répression inacceptable. Certains ont été tués, blesses ou reçus des menaces de mort… au cours des derniers mois », a rapporté le bureau de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture) en Haïti en marge de cette journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Dans ce tableau accablant le bureau de l’UNESCO en Haïti dénote 4 cas recensés de journalistes en difficulté dans le Plateau Central dont Néhémie Joseph assassiné, 5 dans le Nord, 3 dans le Nord-Est, 5 dans le Nord-Ouest, 13 journalistes inquiétés dans l’Artibonite, 7 journalistes victimes dans l’Ouest, 1 dans les Nippes et 3 journalistes agressés dans le Sud-Est dont un hospitalisé.

 

 

 

« La mort d’un journaliste ne devrait jamais signer la fin de la quête de vérité », a déclaré Audrey Zoulay Directrice Générale de l’UNESCO en ce 2 novembre 2019.

 

 

 

Cette Journée internationale pour mette fin à l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes se réalise cette année sur une campagne menée sur les réseaux sociaux #KeepTruthAlive. « Il nous appartient à tous, citoyens, d’aider à protéger les journalistes, pour qu’ils continuent à nous informer. », soutient l’UNESCO.

 

 

 

 

 

 



Dans un communiqué de presse l'Association des journalistes haïtiens (AJH) dit avoir appris avec consternation et tristesse la nouvelle de l’assassinat par balles de Néhémie Joseph, journaliste à radio Panic FM et correspondant de radio Méga à Mirebalais, dans la soirée du jeudi 10 octobre 2019. "L’AJH condamne avec force ce meurtre. L’AJH présente ses sympathies à sa famille, ses amis, ses confrères du département du Centre, ses collègues de Panic FM et de Radio Méga, et à toute la corporation, en générale", lit-t-on dans la note.

L'AJH souligne qu'après le photojournaliste Vladjimir Legagneur, mars 2018, le copropriétaire de Radio sans fin (RSF), Rospide Pétion, juin 2019, Néhémie Joseph vient allonger la liste des journalistes et travailleurs de presse disparus et assassinés en dix-huit mois, environ.

"L’incapacité manifeste de la PNH et de la justice à identifier et à poursuivre les auteurs de nombreux cas d’assassinats, de disparitions, de bastonnades, d’agressions et d’attaques contre des journalistes et des travailleurs de la presse favorise l’impunité et encourage la répétition de pareils actes", dit l'AJH.

Quoique sceptique, l’Association des journalistes haïtiens appelle la Police nationale d’Haïti (PNH) à diligenter une enquête afin d’identifier les auteurs de l’assassinat du journaliste Néhémie Joseph pour qu’ils puissent répondre de leur acte par devant la justice.  D’Autant que les informations ont rapporté qu’il dénonçait des menaces dont il faisait l’objet, depuis plusieurs jours. 

Comme dans sa note de protestation du 24 septembre dernier, l’Association des journalistes haïtiens prend acte, qu’aujourd’hui, la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur profession n’est garantie ni à l’intérieur des institutions de pouvoir, ni dans les rues ni dans les lieux publics de rassemblement. 

"Dans cette période de trouble, de confusion et d’intolérance, l’AJH appelle encore une fois les journalistes à la prudence, à la vigilance", martèle l'AJH.

 

 

 

 

 

 

L'Association Haïtienne des Médias en Ligne (AHML) condamne avec véhémence la mort par balles du journaliste de Radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de Radio Méga dans le bas plateau Central, *Néhémie Joseph* survenu dans la nuit du jeudi 10 octobre 2019. L'AHML dénote qu'il s'agit du troisième journaliste disparu sous cette administration.

 

 

 

L'Association exige dans tous ces cas des enquêtes expresses. L'association encourage la justice à sévir avec la dernière rigueur contre tous les bourreaux de la presse.

 

 

 

Dans le contexte socio-politique de l'heure, les exactions et intimidations contre les travailleurs de la Presse coulent à flot. Rien que ces deux derniers mois, un journaliste de Jacmel a été poignardé, un Photo-Journaliste de Reuters atteint de projectiles de l'arme à feu du Sénateur du Nord, Jean Marie Ralph Féthière et la bastonnade de la Correspondante à Port-au-Prince de la Voix de l'Amérique, Matiado Vilmé. En de pareilles circonstances, les journalistes sont dans l'œil du cyclone des forces occultes par rapport aux menaces des uns et des autres.

 

 

 

L'AHML exhorte, cependant, tous les travailleurs de la presse à faire preuve de professionnalisme et d'objectivité qui doivent guider notre métier. Seule *« une presse responsable »* peut défier les forces des ténèbres et anti-démocratiques. En Haïti, la conjoncture actuelle recommande de la part de l'ensemble de la corporation journalistique de l'abnégation et du bon sens.

 

 

 

Les membres de l'Association et autres médias en ligne sont invités à ne pas relayer des intoxications ni à inciter le peuple à la violence.

 

 

 

L’AHML présente ses sincères sympathies à la famille, aux amis et aux confrères journalistes de la victime, mais aussi à tout le secteur de la presse haïtienne.

 

 

 

L'AHML renouvelle son engagement à aider à une presse plus dynamique et plus utile dans le pays.

 

 

 

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