Haïti-Politique : Le mot d'ordre de grève générale n’est pas respecté !

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L’appel à la grève générale lancé pour les lundi 22 et mardi 23 juin courant par un ensemble d’organisations populaires contre la détérioration des conditions de vie dans le pays, n’est pas respecté apparemment dans certains endroits. Le transport en commun fonctionne normalement dans divers circuits, notamment Pétion-Ville, Frères et Delmas, constate Haiti Press Network.

Cette grève générale qui visait aussi à dénoncer, entre autres, la vie chère, l’insécurité, les faiblesses du système sanitaire en Haïti, mais aussi à exiger la libération des prisonniers politiques, est un fiasco pour la première journée.

La population qui a été invitée à prendre ses responsabilités pour forcer l’État haïtien à baisser, de moitié, les prix des produits pétroliers sur le marché national, semble faire fi du respect de ce mot d’ordre de grève lancé, entre autres, par Konbit òganizasyon politik, sendikal ak popilè, le Mouvement de liberté d’égalité des Haïtiennes et Haïtiens pour la fraternité (Moleghaf), la Coordination nationale des ouvrières et ouvriers haïtiens (Cnoha).

Les stations informelles à Pétion-Ville sont en activité comme à l’accoutumée. Les tap-tap effectuent leurs trajets habituels sur les routes de Frères et de Delmas. Beaucoup de véhicules privés sont également remarqués. Quant aux taxi-motos, ils sont plus que nombreux dans les rues. Des petites marchandes ambulantes étaient déjà dans les rues et sur les trottoirs, constatons-nous vers 7 heures du matin.

« Nous faisons depuis et toujours des grèves dans ce pays, cela n’a jamais changé l’ordre des choses. J’avais quelque chose de très urgent à régler aujourd’hui. Je ne pouvais ne pas sortir », déclare Ojeste qui se montre très amère contre la façon dont les dirigeants mènent la barque du pays, mais qui ne semble pas partager l'idée de grève lancée par des membres d'organisations qu'il qualifie de "bluffeurs".

Selon quelques confrères se trouvant dans d’autres endroits de la capitale et des villes de province, le constat est le même pour cette première journée de grève générale. Les gens vaquent normalement à leurs occupations. Toutes les activités fonctionnent. C’est le cas par exemple dans les zones de Sarthe, de l’aéroport de Gérald Bataille, a-t-on appris.

Alix Laroche

 

  

 

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