Haïti-société : Protestation nocturne dans une usine de Sous-Traitance

Sociéte
Typographie
 
 
Des ouvriers du textile, travaillant à l’industrie H4H ont organisé ce mercredi un mouvement de protestation qui s’est poursuivi toute la nuit pour dénoncer des manœuvres des responsables de cette entreprise qu’ils accusent de vouloir les renvoyer sans compensation.
 
Ils  étaient plusieurs centaines d’ouvriers de l’usine H4H à refuser de quitter le bâtiment situé à Tabarre 27 sans avoir reçu leur prestation légale alors que le bruit court autour de la fermeture imminente de l’usine.
 
Le responsable de l’organisation syndicale CNOA, Dominique St-Eloi qui se trouvait sur les lieux en signe de solidarité avec les ouvriers protestataires en a profité pour dénoncer des pratiques « malsaines  » au sein des entreprises du secteur où les patrons effectuent régulièrement des prélèvements sur les salaires des ouvriers sans les reverser aux organes de protection sociale.
 
Les propriétaires coréens de l’usine H4H avaient déjà fermé une de leurs entreprises sans dédommager les ouvriers, a-t-il rappelé.
 
Des autorités judiciaires et policières notamment le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets Maxime Augustin se sont rendus sur place pour tenter de trouver une solution à l’amiable afin que les protestataires puissent quitter le bâtiment.
 
Les négociations ont duré plusieurs heures.  420 gourdes (85.5 gourdes pour 1 dollar US) c’est le salaire journalier que ces ouvriers affirment percevoir.
 
En mars dernier, la chambre des députés a voté une loi modifiant les salaires de base qui devraient passer de 420 à 750 gourdes dans le secteur de la sous-traitance mais le texte n’a toujours pas été voté au sénat avant d’être entériné par l’exécutif.  Les ouvriers réclament un salaire de 1500 gourdes pour une journée (8 heures) de travail.  
 
DO

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages