Haïti-Éducation-Partenariat-Covid-19 : Après août ou septembre, un 3e scénario n’est pas écarté pour la relance des activités scolaires

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Après ces deux scénarios, 3 août ou 1er septembre prévus par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), pour la reprise des activités scolaires, interrompues à cause de la crise sanitaire, un troisième plan n’est pas écarté. Ce, dépendamment de l’évolution de la pandémie Covid-19 dans le pays, a fait savoir le ministre Pierre Josué Agénor Cadet, dans le cadre d’un Forum virtuel réunissant près d’une centaine d’acteurs impliqués dans le secteur éducatif, a constaté Haiti Press Network.   

Ayant pour thème : « La relance des activités scolaires, stratégies et mécanismes », il s’agit d’une initiative qui s’inscrit dans le cadre du partenariat public-privé et du dialogue social entamé avec tous les acteurs en vue d’une réponse du MENFP par rapport à la Covid-19 et les grands dossiers du secteur de l’éducation.

Selon le responsable de communication du ministère, M. Miloody Vincent, cette démarche répond aussi aux engagements pris par les responsables du MENFP, lors d’une réunion tenue le 23 avril écoulé avec les acteurs, où il était question de poursuivre la série de consultations auprès des partenaires sur les grands dossiers d’éducation.

En effet, concernant la reprise des activités scolaires, deux options sont sur la table pour le moment. Un premier scénario prévoyant la relance le 3 août 2020 avec la fin des activités scolaires le 30 septembre. Les examens d’Etat (9ème A. F, ENI, CEF, Bac) sont programmés entre le 5 et le 23 octobre 2020. La nouvelle année scolaire 2020-2021 serait lancée au début du mois de novembre. 

Une 2e option portant la reprise plutôt au 1er septembre et la fin des activités scolaires pour boucler l’année, le 30 octobre. Les examens d’Etat, dans ce cas, sont prévus entre le 3 et le 20 novembre 2020. La nouvelle année académique serait lancée au début du mois de décembre. 

Ce sont en effet les deux principales propositions, souligne le titulaire du MENFP, qui dit ne pas écarter d’autres options, même une possibilité pour que la nouvelle année scolaire démarre en janvier 2021 si toutefois, la crise sanitaire, que personne ne maîtrise pour l’instant, n’ait pas connu une nette amélioration.

L’objectif fixé à travers ces réunions, est de voir comment boucler cette année académique très perturbée afin d’avoir au minimum 120 jours de classe, susceptible de valider l’année scolaire, dit le ministre, car la plupart des écoles ont travaillé en moyenne environ 70 jours. Il faut donc, ajoute-t-il, 50 jours de plus pour compléter et boucler,  tenant compte que la situation varie d’une région à une autre et d’une catégorie d’écoles à l’autre.

L’autre option en vue

Des participants avancent d’autres approches, notamment un plan glissant sur trois ans et le passage automatique, afin de permettre aux élèves d’avoir les compétences nécessaires. C’est le cas par exemple des ex-ministres Charles Tardieu et Paul Antoine Bien-Aimé, mais aussi des spécialistes en éducation, entre autres, Guy Serge Pompilus, Jean Michel Charles qui participaient au Forum.

Ils croient qu’il faudrait envisager d’autres possibilités, particulièrement une approche glissante permettant de conforter les acquis scolaires sur trois ans, le passage automatique pour certains niveaux de l’école fondamentale et celle du secondaire. Ces intervenants pensent en outre qu’il faut se focaliser sur les classes d’examens et ne pas prendre des options pouvant compromettre la prochaine année académique.

De son côté, la directrice exécutive du Consortium des organisations du secteur privé de l’éducation (COSPE), Mme Caroline Hudicourt a évoqué la nécessité d’une certaine flexibilité dans les approches afin de tenir compte de toutes les composantes du secteur éducatif, précise-t-elle, pour éviter de créer  plus de fossé entre les acteurs.

Pour sa part, la secrétaire d’État à la Formation, Mme Maggy Durcé, a insisté sur la nécessité de prendre en compte dans la planification des spécificités de la formation professionnelle, notamment pour l’organisation des examens d’État concernant ce sous-secteur.

En plus des anciens ministres, des spécialistes locaux et internationaux en éducation, des chefs d’établissements scolaires et des syndicalistes qui prenaient part à ce Forum ponctué d'échanges riches et instructifs, notons également la présence du conseiller du président Jovenel Moïse en éducation, le professeur Guichard Doré.

Alix Laroche

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