Haïti-Crise politique: Une trêve observée dans les rues de Port-au-Prince, l’école n'a toujours pas ouvert ses portes

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C'est comme un cri de soulagement. La population retourne à ses activités quotidiennes après les nombreuses turbulences émaillées de violences qui ont secoué la capitale haïtienne durant ces dernières semaines. La circulation des véhicules reprend ses droits dans plusieurs artères. Le commerce formel et informel fonctionne normalement. Mais rien n’est tout à fait clair, puisque les portes des écoles restent toujours fermées, constate Haiti Press Network.

Si les activités n’ont toujours pas repris normalement à la Croix-des-Bouquets et sur la Route nationale # 1, à cause des barricades qui y sont toujours dressées, c'est pourtant tout à fait le contraire observé par l’Agence en ligne dans divers autres endroits de la région métropolitaine de Port-au-Prince, où les impacts négatifs des troubles socio-politiques sont plus visibles.

Le transport public fonctionne dans le Sud du pays après un grand temps de paralysie, a-t-on appris. L’aile sud de Port-au-Prince est plus accessible, notamment Martissant qui représentait un grand danger pour riverains et passants. Danger engendré par les gangs armés qui contrôlent cette banlieue, pourtant un passage obligé en direction de quatre départements de la République.

L’école est encore dysfonctionnelle. Les portes de la majorité des établissements scolaires restent fermées. Les parents eux, font preuve de prudence. La crainte du climat d’insécurité tenaille encore les esprits par-ci et par-là, constatons-nous.

Rappelant le droit des enfants à l’éducation qui doit être protégé en toutes circonstances, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) travaillant sur un nouveau calendrier qui sera adapté aux endroits les plus affectés, annonce de nouvelles perspectives pour faciliter la poursuite des activités scolaires, souhaitée au début du mois de décembre, dans le cas contraire, en janvier 2020. 

Néanmoins, il faut le dire, si la vie tente de reprendre dans divers endroits du pays et que la population continue de vaquer tant bien que mal à ses activités, les choses demeurent politiquement et économiquement encore opaques.

D’un côté, il y a dans l'air une revendication populaire pour un mieux-être sans aucune réponse du gouvernement. Une revendication embrassée par une opposition opportuniste qui chicane sans arrêt un chef d’État visiblement incapable de diriger, attendant la dictée de l’International, notamment les États-Unis d’Amérique.

Alix Laroche

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