Education/ Forum :Tenue du 2ème Forum caribéen sur la sécurité dans les écoles à St Vincent

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Plusieurs ministres d’Education des pays caribéens ainsi que plusieurs spécialistes et représentants d’organisations internationales dont l’UNESCO, l’UNICEF, la CDEMA, l’UNISDR ont pris part à cette grande rencontre axée sur la Déclaration d’Antigua et Barbuda et la feuille de route sur la sécurité dans les écoles.

 

Les ministres d’Education et les délégués venant de plusieurs pays caribéens dont Haïti se sont engagés à l’issue de ce sommet ministériel de deux jours, les 29 et 30 avril 2019, à poursuivre leur coopération afin de renforcer la sécurité dans les écoles. Il y va de l’avenir des enfants, de la sauvegarde du patrimoine et du futur existentiel de la Caraïbe, ont affirmé les responsables d’éducation de ces pays qui se disent profondément alarmés par l’impact de plus en plus grandissant et violent des catastrophes affectant cette région.  

 

Parmi les engagements pris, les participants entendent, entre autres, au cours des deux prochaines années, poursuivre et renforcer l’implémentation de la Feuille de route sur la sécurité dans les écoles, adoptée lors du premier Forum caribéen sur la sécurité dans les écoles, tenu à Antigua et Barbuda en avril 2017.

 

Les trois piliers du cadre global de la sécurité des écoles et l’engagement des pays

Ainsi, les représentants des pays caribéens veulent améliorer la coordination entre les pays au niveau régional en vue de mieux appuyer les actions pour l’atteinte des objectifs des trois piliers de l’Approche intégrée de la sécurité à l’école, savoir :

1. la sécurité des installations scolaires ;

2. la gestion des catastrophes en milieu scolaire ;

3. et l’apprentissage de la prévention des risques et de la résilience.

Dans cette perspective, les pays comptent améliorer et/ou finaliser les plans et politiques soit à l’échelle régionale, nationale ou locale pour la sécurité dans les écoles et imposer des normes pour la construction des bâtis scolaires. Ils veulent s’entendre sur le concept école sûre en déclinant les critères de base pour y accéder, avec les éléments minima de règles à suivre et acceptés par tous. Les plans multirisques seront revus et renforcés avec une meilleure coordination entre les acteurs. 

 

De plus, ils espèrent apporter leur appui pour l’intégration dans les curricula des pays caribéens du thème portant sur la gestion des risques et des désastres.

Mais le constat le plus frappant dans la mise en œuvre des politiques publiques pour la sécurité dans les écoles demeure le problème de ressources financières évoqué par l’ensemble des délégués de pays. En ce sens, ils lancent un appel aux bailleurs pour mieux accompagner les pays caribéens dans leurs stratégies de lutte pour la prévention des risques et catastrophes.

 

Haïti et le CSSI, importance et articulation

 

C’est la première participation haïtienne à ce Forum qui s’inscrit dans la dynamique de l’Initiative caribéenne pour la sécurité dans les écoles (CSSI) qui est la version régionale de l’Initiative mondiale pour la sécurité dans les écoles (WISS), développée en collaboration avec les partenaires de l’Alliance mondiale pour la prévention des risques de catastrophe et pour la résilience dans le secteur de l’éducation (GADRRRES). WISS représente un partenariat international de gouvernements travaillant sur le développement de la sécurité scolaire à l’échelle nationale. Saint-Vincent-et-les-Grenadines a été le premier pays caribéen à avoir signé cette initiative.

 

Notons qu’Haïti, le pays qui a été le plus sévèrement touché par les catastrophes dans la Caraïbe depuis 2010, a déjà développé plusieurs outils qui sont en train d’être mis en place dans d’autres pays de la région, récemment touchés par des catastrophes entre 2015 et 2017. Mais le CSSI demeure un espace intéressant de partage d’expériences, d’expertises et de mise en commun des ressources afin de mieux affronter les défis liés à la Gestion des risques et désastres (GRD) et la problématique de la sécurité dans les écoles. D’où l’intérêt d’Haïti à être partie prenante de cette initiative régionale.

 

Invité par son homologue de St Vincent à ce 2ème Forum ministériel, le titulaire du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor CADET, n’a pu faire le déplacement.

 

Néanmoins, le Directeur de communication du ministère, Miloody VINCENT, qui devait accompagner le ministre CADET a pu présenter un état des lieux de l’expérience haïtienne et des bonnes pratiques en cours, tout en exprimant l’intérêt du pays à s’engager dans ce partenariat caribéen et mondiale pour la sécurité des écoles. Il en a également profité pour informer les partenaires qu’Haïti vient d’approuver en janvier 2019 un autre texte corollaire : la Déclaration sur la mondiale sur la sécurité dans les écoles. Cette Déclaration provient d’une Coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques armées.

Notons aussi la participation à ce sommet  d’un représentant du bureau de l’UNICEF à Port-au-Prince, Jean Sténio PIERRE, et celui de l’Office des nations unies pour la réduction des risques et désastres, basé également dans la capitale haïtienne, Wesley DEMORNE.

 

Le prochain Forum ministériel se tiendra en 2021 à St Martin. Et le 4ème Forum à la Grenade en 2023.

 

Signalons aussi que la présidence des travaux de ce 2ème Forum a été assurée par le ministre d’Education de St Vincent, St Clair PRINCE.

 

La réalisation de ce sommet a été rendue possible grâce à la contribution de l’UNESCO, de l’UNICEF, de l’UNISDR, de l’ECS, de l’Union européenne, de l’agence caribéenne de gestion des catastrophes (CDEMA) et de l’Alliance globale pour la réduction des risques et de la résilience dans le secteur de l’éducation.

 

Bureau de communication/MENFP

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