Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), à travers une circulaire portant la signature de la ministre Marie Lucie Joseph, a informé de la création d’une Cellule d’urgence pour la gestion post-séisme et la facilitation de la rentrée scolaire dans le grand Sud. Lire le contenu de la circulaire ci-dessous. 

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La ministre de d’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a été durant trois jours dans le grand Sud du pays pour constater l’ampleur des dégâts causés dans cette région à la suite du tremblement de terre enregistré au matin du samedi 14 août écoulé. De manière plus spécifique, la ministre Marie Lucie Joseph voulait avoir une première idée de la situation en attendant les rapports des équipes techniques du ministère déjà déployées sur le terrain, a appris à HPN le Bureau de communication du MENFP.

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Au fil des années les écoles privées ont tendance à se transformer en de véritables entreprises commerciales en Haïti au vu et au su du Ministère de l’éducation nationale incapable de réagir, constate-t-on.

 

En effet, les frais scolaires sont de plus en plus élevés année après année dans les établissements privés devenus excessivement couteux pour des parents à situation économique faible. Pour la nouvelle année académique 2021-2022, le coût mensuel de la scolarité à payer pour un écolier a considérablement augmenté dans divers établissements, onot confirmé certains parents et tuteurs d’enfants. Chaussures, matériels didactiques, frais d’informatiques autant de coût dans le budget scolaire.

 

« Mon petit frère en 8e année fondamentale dans une école de la place à des frais généraux et de premier versement de 60 mille gourdes », confie Gaëlle à la rédaction de HPN précisant que l’institution en question n’offre pas trop de choses à l’enfant pour son épanouissement.

 

Ces frais de scolarité varient en dehors des normes prises en compte dans la loi sur les frais scolaires, proposée par le sénateur Kelly C. Bastien, publiée dans le journal officiel du pays, en date du 3 janvier 2017. « Où est ce que l’on ira avec ça », s’interroge un parent qui doit payer quinze (15) jours après l’inscription de son enfant un premier versement de 45 mille gourdes, 150 dollars américains pour les uniformes et cent un mille gourdes pour le reste de l’année.

 

« Ces paiements couvrent les frais de fonctionnement de l’établissement en eau courante, eau potable, génératrice, électricité, agence de sécurité, la DGI, la Mairie, les cours d’art, le cours d’informatique », écrit en nota bene au bas du bordereau de cette année scolaire l’établissement en question.

 

D’autres sources contactées par HPN révèlent que les masques, très en vogue depuis la pandémie du nouveau coronavirus, exigés par l’État doivent être obligatoirement tirés de l’établissement et aux frais fixés pour se le procurer. « L’école en Haïti, un véritable business », lâche cette mère de famille en colère de ne pouvoir bénéficier de l’institution scolaire une demie-bourse alors qu’elle y inscrit trois des siens pour la prochaine année scolaire devant débuter le 6 septembre selon le calendrier rendu public par le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).

 

Outre les écoliers, les élèves en classe terminale ne sont pas à l’abri des frais scolaires surélevés en Haïti. « 75000 gourdes pour l'année de NS4 dans une école. Les frais d'entrée de 35000 gourdes », a-t-on appris. Suivant les dispositions de la loi sur les frais scolaires, le montant des frais annuels ne doit, en aucun cas, dépasser l’équivalent de deux mois de scolarité pour le préscolaire et de trois mois de scolarité pour le fondamental et le secondaire.

 

Pour tout contrevenant à cette loi qui ne prévoit des frais si exorbitants pour les écoles, il est prévu une amende de 5 000 gourdes aux parents, élèves et aux enseignants coupables de complicité ou de violation de ladite loi. Quant aux directeurs d’école, ils seront passibles d’une amende de 50 000 gourdes. Et, en cas de refus du paiement de l’amende, le ministère de l’Education nationale prend les dispositions appropriées suivant le Code pénal.

 

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