Haïti-Société : 9 ans après le 12 janvier 2010 le danger menace les commerçants au centre ville

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 9 ans après le séisme du 12 janvier 2010, le danger du sinistre guette encore une partie de la  population haïtienne au centre-ville avec des bâtiments endommagés par le catastrophe. Ces vestiges  toujours debout dans la Capitale haïtienne représentent encore un danger sous lesquels commerçants et sans abris viennent chercher refuge.

Des colonnes endommagées ou simplement suspendues avec des murs éventrés un vieux bâtiment à l’angle des rues du centre et des casernes sert d’abri à une dizaine d’hommes et de femmes du secteur informel, les petits commerçants. Ces citoyens conscients du danger que représente cet immeuble avance chacun une raison de leur présence et attribuent tous la faute à l’Etat, notamment la mairie.

 ‘’Ils sont venus inspecter les lieux à plusieurs reprises mais rien a été fait’’,  dit un marchand de chaussures.

 « S l’Etat se souciait de nous la mairie ne nous laisserait pas là, ils sont capables de nous donner une alterntive’’ explique un autre commerçant. Pour sa voisine commerçante l’ailleurs n’est pas synonyme de meilleur. ‘’C’est vrai que ce vieux débris peut nous tomber dessus à tout moment mais au marché, là où nous devrions censés être des tirs résonnent à longueur de journée, c’est plus dangereux que de rester sous cette maison’’,  lance cette marchande de produits alimentaires.

Si les activités commerciales sont les plus visibles au bord de ces immeubles, derrière les rideaux dressés par les marchandises se cachent ceux qui font de ces édifices leur résidence. 

Ces petits commerçants savent qu’ils sont exposés vu l’état des bâtiments. Dans un coin, le seul endroit électrifié des lieux, un homme au milieu de quelques ordinateurs et un ventilateur nous  apprend qu’il a nettoyé  cette bâtisse publique en défaillance avec d’autres commerçants avant de s’installer.

‘‘Je ne dors pas ici, je vis avec ma famille dans l’autre bout de la ville mais je passe ma journée dans cet endroit pour mener mes affaires’’, a fait savoir l’homme qui se présente comme dépanneur admettant le danger que représente l’édifice.

 ‘’Je connais une mauvaise situation financière pour le moment c’est là que j’habite en attendant que j’ai les moyens nécessaires de me payer un loyer’’,  a dit l’un des résidents qui en a profité pour fustiger le comportement de l’Etat avec les fonds Petrocaribe.

Pour un ingénieur qui parlait sous le couvert de l’anonymat, certains de ces bâtiments frappés  lors de la catastrophe de janvier 2010 peuvent être réparés.

Le technicien avance que l’Etat devrait interdire aux particuliers d’avoir accès aux périmètres  de ces bâtiments à une distance de quatre mètres environs pour sécuriser les lieux et procéder  à la réhabilitation immédiate de ces vestiges.

Kervens Olivier

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