C'est le cri de la Directrice technique de cette Fondation Dr Michèle Maignan qui met en garde contre un éventuel comportement à risque des personnes infectées si la Fondation Esther Boucicault Stanislas ne trouve pas les moyens d'assister ces clients. Dr Michèle Maignan fait remarquer que depuis deux(2) ans le financement des projets dans le secteur VIH a considérablement diminué.

La faiblesse de l'Etat haïtien ne permet pas de prendre en charge ces personnes qui doivent se nourrir pour survivre. La Fondation Esther Boucicault Stanislas qui fait la prévention et la prise en charge des personnes affectées et infectées du VIH depuis plus de 20 ans dans la ville de St marc(bas Artibonite) manque énormément de moyens pour supporter les nouveaux cas d'infection a indiqué Dr Maignan.

C'est d'ailleurs la région qui a enregistré le plus grand nombre de nouvelles infections ces deux dernières années selon les chiffres de l'ONUSIDA. Ces personnes sont pour la plupart des gens qui arrivent d'autres endroits du pays souligne la Directrice technique de la FEBS, qui ont laissé leur famille pour fuir la foudre de la stigmatisation et de la discrimination.

"Ces nouveaux clients sont dépourvus de tout et la FEBS est obligée de leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour les garder en vie" avance  Dr Michèle Maignan. Dans ce sens la Fondation Esther Boucicault a déjà lancé un programme générateur de revenus à l'intention de ces clients dans le domaine de l'agriculture comprenant un poulailler, un programme d'aquaculture grâce à un lac collinaire qui se trouve dans le quartier de Bois Leta, un programme d’élevage de cabris de race améliorée.

La FEBS a également 6 carreaux de terre dans cette communauté, un potentiel qu'elle compte exploiter pour générer des ressources et donner une assistance aux clients pour éviter d'éventuels cas de rechute et des comportements à risque informe Dr Maignan. Elle avance aussi que la FEBS devrait lancer bientôt un boulanger communautaire dans la région de Bois leta pour accompagner les PVVIH et leur donner les moyens pour payer l'écolage de leurs enfants et leur logement.

"Dans 3 à 5 ans ces projets devraient avoir un impact considérable sur les clients de la FEBS notamment l'amélioration de la situation économique et financière des femmes PVVIH et des femmes en général dans la ville des St Marc'' souligne Dr Michèle Maignan. Elle fait remarquer qu'avec ces projets les femmes pourront mieux négocier leur sexualité.

"Nos nouveaux clients sont pour la plupart des femmes qui faisaient du commerce et qui ont tout dépensé chez les médecins pour se faire soigner et qui arrivent à la clinique de la fondation dépourvues de tout" regrette t-elle. Aujourd'hui, la FEBS a pu intégrer ces PVVIH dans un programme de prise en charge en leur fournissant des médicaments par l'intermédiaire des pairs accompagnateurs et navigateurs, programme couvert par "Zanmi lasanté".

Cependant, au niveau social, les moyens manquent énormément selon Dr Maignan. Dans le passé, la FEBS pouvait les aider à payer le logement, l'écolage de leurs enfants, leur donner des rations alimentaires sèches; pour le moment le manque de financement ne permet pas de continuer ces programmes se lamente t-elle. Madame Maignan reste cependant optimiste malgré la situation difficile. Elle dit croire que les institutions financières répondront positivement à la demande de la Fondation Esther Boucicault Stanislas(FEBS).

ET/HPN

Photos : FEBS

L'association des pharmaciens d'Haïti, pour l'occasion, a organisé dans un hôtel de la place, un colloque autour du thème "Mon pharmacien, mon bouclier, mon conseiller".

 
L'importance des pharmaciens dans la dispensation des soins médicaux, la circulation et la vente anarchique des médicaments sous l'œil cynique du ministère de la sante publique et de la population (MSPP), entre autres, constituent les principaux points ayant été abordés lors de cette journée de réflexion.
 
Les organisateurs de la séance en ont profité pour appeler les ministères de la santé et du commerce à assumer leurs pleines et entières responsabilités. L'automédication est devenue depuis quelques années une nouvelle préoccupation de santé publique avec les ventes dans le transport public de médicaments qui échappent totalement au contrôle des agents de santé du ministère.
 
  Le MSPP a même procédé à la fermeture de certaines pharmacies de la place qui fonctionnaient sans autorisation du ministère. 
 
Le président de la structure organisatrice, Pierre Hugues Saint Jean, a pris le soin de rappeler le rôle de conseiller que doit jouer le pharmacien auprès du patient.
 
HPN

Cette femme qui vit depuis plus de 30 années avec le VIH croit que les propos tenus par l'autoproclamé prophète Mackenson Dorilas peuvent faire du mal aux personnes vivant avec le VIH,Sida. Esther Boucicault qui est également Présidente de la Plate Forme des PVVIH dit ne pas comprendre le silence du Ministère de la santé publique et de la population dans ce dossier.

"Nous risquons de voir des malades infectés du VIH se rendre chez le soi-disant prophète et continuer ensuite à infecter les gens" regrette Esther Boucicault. Selon elle, ces déclarations banalisent la vie des gens dans un pays  où de grandes batailles ont été menées pour garder les jeunes en vie.

Madame Boucicaut qui est également fondatrice de la fondation qui porte son nom à St Marc souligne que la science a fait d’énormes progrès dans ce sens. Pourquoi inviter les jeunes qui ont fait des etudes très avancées à reconsidérer leur parcours académique avec ces déclarations à l'emporte-pièce. 

" Je sais ce que les médicaments représentent dans la vie des personnes infectées et qu'aujourd'hui une personne publiquement  donne une formule de 24 punaises et du souffle montre que la vie des gens n'ont aucune importance.

Le pire, selon La Présidente de la plate Forme des PVVIH, c'est la présence constante de cet homme sur les réseaux sociaux. " Je sais que Dieu donne de l'intelligence aux hommes pour trouver les traitements aux maladies, mais avec des données. Quelles données il a pour avancer de telles allégations ? " s'interroge la Directrice de la fondation de la FEBS.

Qui sait combien de jeunes infectés fréquentent l'Eglise de M. Dorilas pour trouver la guérison ? se demande cette femme PVVIH, la première  a déclaré sa maladie publiquement. "J'ai souffert du Sida et je sais ce que cela veut dire" lance Esther Boucicault.

Elle invite les autorités concernées à prendre les mesures nécessaires pour sauver la vie des jeunes qui seraient tentés par l'aventure de l'autoproclamé prophète Dorilas. 

 

HPN

La Fondation FEBS travaille depuis des années dans la région du Bas Artibonite, précisément dans la ville de ST Marc. Elle  accompagne les personnes vivant avec le VIH dans cette même région dans le but d’améliorer leur santé et favoriser leur épanouissement. Depuis quelques mois, la FEBS veut étendre son accompagnement à d’autres familles vivant dans la région où la FEBS développe ses activités.

A cet effet, la FEBS a  élaboré un Plan Stratégique qui va contribuer à améliorer  non seulement son cadre d’intervention mais également les conditions de vie de ces populations. La FEBS entend également recruter un consultant pour faciliter la mise en place et l’exécution de ce plan stratégique.

Ce Consultant aura la tache d’élaborer des outils de travail, d’étudier l'environnement des programmes de la FEBS. Dans le cadre  ce programme des ateliers de travail seront réalisés pour faciliter l'implication d'un plus grand nombre de PVVIH. 

Mme Esther Boucicaut Stanislas, cette femme qui a été la première personne vivant avec le VIH a déclaré publiquement sa séropositivité, annonce plusieurs projets pour rendre  autonome les PVVIH. Elle a notamment cité les projets de Cassaverie, de boulangerie, un poulailler et un projet d'aquaculture et  cabri de race améliorée dans la localité de "Bois Leta" une région de St Marc.

Par cette initiative, La Fondation Esther Boucicaut Stanislas veut rendre autonome les personnes vivant avec le VIH qui souvent font face à de grandes difficultés et toute sorte de discrimination et de stigmatisation.

La FEBS veut aussi par ce geste lancer un cri d'alarme pour protéger la population jeune contre une éventuelle reprise d'activités sexuelles illicites de ces personnes infectées. Cela pourrait compliquer et compromettre les efforts déjà réalisés dans le secteur pour réorienter plusieurs travailleuses de sexe en de nouveaux professionnels et salariés.

La FEBS prévoit  de réaliser dans les prochains jours toute une série d'activités de sensibilisation visant à attirer l'attention des bailleurs sur la nécessité d'accompagner les PVVIH dans le pays et continuer du même coup à travailler à l’élimination du VIH dans le monde.

 ET/HPN

Photos : FEBS

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