L'Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti et la  Ministre haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP) ont procédé à l'inauguration à l’Hôpital Universitaire Justinien au Cap-Haïtien  la nouvelle unité pédiatrique reconstruite par l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).

Les nouvelles salles de cette unité peuvent désormais accueillir les nouveau-nés, les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents. Des salles d'examen, de triage et d'isolement pour les maladies contagieuses ont été également construites.

« L’inauguration d'aujourd'hui met en évidence le partenariat continu entre le peuple américain et le peuple haïtien pour offrir des services de santé de haute qualité à tous les Haïtiens » a déclaré l’Ambassadeur américaine Michèle Sison.

L'Hôpital Universitaire Justinien est le centre de santé principal de la deuxième ville du pays et dessert la majorité de la population du département du Nord. Le nouveau bâtiment est conçu pour accueillir 80 lits et soigner 250 patients par jour, ce qui permet au personnel hospitalier de mieux assister les 825.000 citoyens de la zone.

 « L’USAID, PEPFAR et CDC travaillent avec le gouvernement haïtien et d'autres partenaires pour combattre le VIH/SIDA, améliorer la prestation des services de santé de base, améliorer la santé maternelle et infantile, améliorer la nutrition, étendre la surveillance des maladies infectieuses, renforcer les laboratoires de santé publique et effectuer des recherches en santé publique », a ajouté l’Ambassadeur Sison.

Depuis le tremblement de terre de 2010 en Haïti, l'USAID a financé une série d’importants projets d'infrastructure sanitaire en Haïti. En plus de la rénovation de l’Unité Pédiatrique de l’HUJ, l'USAID a reconstruit la Faculté de Médecine installée au Campus National des Sciences de la Santé, et soutient la reconstruction de l'Hôpital de l’Université d'État (HUEH), à Port-au-Prince.

Les organisateurs n'ont fourni aucune information sur le coût de ces travaux.

 

HPN

Plusieurs élèves ont reçu ce Lundi une dose de vaccin contre la diphtérie dans un établissement scolaire situé dan la commune de Carrefour a constaté HPN.  La Premiere phase de cette campagne vise plus de 2 millions d'enfants dans le department de l'Ouest et se déroule du 8 au 15 avril.

Le Ministère de la santé publique et de la population avait déconseillé aux parents  les lieux publics pour éviter d'exposer leurs enfants au virus du corynebacterium diphteriae, responsable de cette maladie infectieuse.

Les écoles qui sont des lieux d'attroupement par excellence constituent des sites potentiels pour la propagation de la maladie qui a déjà fait 7 morts avait informé les responsables du MSPP au cours du mois de mars.  Au debut de l'année 2018, le MSPP avait enregistré 60 cas probables de diphterie. 

Pour cette vaste campagne de vaccination, plus 3000 équipes sont constituées et environ 6 300 opérateurs sont mobilisés avec l'appui de 633 superviseurs. Plus de 600 moniteurs d’enquêtes sont déployés dans plusieurs regions du pays sans compter des encadreurs  du MSPP et l'accompagnement des techniciens de l'organisation mondiale de la santé(OMS).

Rappelons que la diphtérie présente des symptômes comme mal de gorge, fièvre, gonflement du cou chez les malades. Une épaisse tache blanche au fond de la gorge peut bloquer les voies respiratoires est toujours remarquée chez les victimes a indiqué un agent du Ministère de la santé publique. Ces signes et symptômes se manifestent généralement 2 à 5 jours après l’exposition au virus.

Soulignons que plus de 169 millions de gourdes sont mobilisées pour la campagne contre la diphterie. Le MSPP priorise neuf(9) des dix departements à l'exception de la Grand Anse où aucun cas de diptherie n'a été enregistré pour le moment.

ET

 

 


Une coalition d’associations de médecins dont la fondation du 3e âge et la société haïtienne d’hypertension tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation des cas d’hypertension artérielle dans le pays. Pas moins de 380,000 haïtiens sont diabétiques et plus de 2 millions sont hypertendus, selon ces organisations qui mettent en cause les habitudes alimentaires des citoyens.

En Haïti, le nombre de personnes atteintes d’hypertension artérielle est alarment. Ce ne sont pas moins de 2 millions de citoyens qui vivent avec cette maladie dont les complications sont entre autres, le diabète, l’insuffisance rénale et les maladies cardiovasculaires.

Le président de la fondation haïtienne de diabète et de maladies cardio-vasculaires, Dr René Charles, évoque un problème de santé publique. Il a notamment mis en cause les habitudes alimentaires des citoyens qui, déplorent-ils, consomment beaucoup trop de sel.

Nous consommons jusqu’à 35 grammes de sodium par jour en Haïti et cela représente, selon Dr Roger Jean-Charles, soit plus de 9 fois la quantité recommandée. Ceci est anormal, a-t-il dit, insistant sur la nécessité de mettre sur pied des programmes d’éducation sanitaire notamment a travers les médias.

Dr Jean-Charles a aussi mis en avant l’importance des activités physiques et sportives en vue de garder la forme. Nous devons agir vite. Les crises d’accidents cérébraux vasculaires constituent un problème de santé publique, a-t-il indiqué.

Le Bureau de coordination des Affaires Humanitaires (office for the coordination of Humanitarian Affairs _ OCHA_) a publié, en mars 2018,  un rapport de deux pages faisant état des cas de choléra enregistrés entre janvier et mars 2018. Selon ce rapport, 725 cas de choléra sont répertoriés pour les mois de janvier et mars. En référence aux données rendues publiques par le Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), le rapport rappelle que 249 cas ont été suspectés, en février 2018.

Si ces chiffres témoignent d’une basse transmission de l’épidémie, ce rapport du Bureau de coordination des Affaires Humanitaires invite à poursuivre dans le sens de l’amélioration de la réponse au choléra afin d’atteindre l’objectif du plan d’élimination moyen-terme (PNEC) de taux d’incidence de 0,1% fin 2018 et éviter également la résurgence de l’épidémie. Cette réponse à la maladie exige coordination, prise en charge, surveillance épidémiologique, vaccination et réponse communautaire. Aux questions relatives au financement de ce plan de réponse, le rapport indique que le secteur choléra a sollicité 21,7M USD afin de répondre aux prévisions de cette année et aussi pour atteindre l’objectif à moyen-terme de moins de 11 000 cas en 2018.

Introduit par les casques bleus népalais  en octobre 2010, cette maladie infectieuse et contagieuse a touché plus de 450 000 personnes en Haïti. Tandis que la dissémination du choléra n’est plus celle qu’elle a été il y a huit ans, les départements de l’Ouest et de l’Artibonite sont actuellement les plus affectés.

Réginald Calixte

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