Depuis les émeutes des 6,7 et 8 juillet 2018, l'hôpital Isaie Jeanty faisait face à des difficultés majeures empêchant son bon fonctionnement. Alors que le centre était obligé de fermer ses portes en mai 2020, le 08 juin marque la réouverture du centre obstétrico-gynécologique. De nombreux problèmes sont écartés pour l’instant, a déclaré le directeur médical Datus Chantal Sauveur Junior.

 

 

 

Mieux équipé qu’auparavant, l'hôpital à Chancerelles reprend du service. Un lot de matériel provenant du MSPP vient de renforcer la capacité médicale du centre hospitalier. Le personnel médical est à son poste et est en mesure de répondre à ses obligations médicales. Même peu nombreux, des malades commencent à fréquenter les lieux pour bénéficier les soins que nécessitent leurs cas.

 

 

 

Le responsable de l'hôpital annonce que le centre peut également recevoir des patientes qui sont venues pour des besoins gynécologiques et obstétriques et qui sont aussi infectés par le SRARS-COV-2. Il tient à préciser que des travaux d'aménagement ont été effectués afin d'isoler les patientes présentant des signes et symptômes du coronavirus de celles qui ne le sont pas. ‘‘Nous ne sommes pas un centre de prise en charge de malades COVID-19. Nous pouvons seulement assister des personnes venues pour d'autres complications obstétriques et gynécologiques.’’, a soutenu Dr Sauveur.

 

 

 

Les actes de banditisme enregistrés dans les zones avoisinantes n'étaient pas sans conséquence sur l'hôpital. Selon Dr Sauveur, les médecins et infirmières ne pouvaient se rendre au centre ou y parvenaient avec beaucoup de difficulté. La situation s'est améliorée certes mais personne ne sait pour combien de temps les gangs rivaux observeront cette trêve, redoute-t-il.  Dr Datus Chantal Sauveur Junior dit espérer de meilleurs jours car un hôpital ne saurait fonctionner dans un climat stressant.

 

 

 

Dans la zone où est situé le centre, la circulation n'est pas comme à l'ordinaire. A l'entrée, quelques petits commerçants sont remarqués mais ce n'est pas la grande foule. A l'intérieur, l'ambiance est inhabituelle. Plusieurs salles sont vides et bon nombre de service sont encore fermés.

 

 

 

 Marvens Pierre

 

 

 

 

 

 

Dans une note publiée ce 8 juin, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) dit condamner sans réserve l’incendie survenu dans la soirée du 7 juin 2020 au Centre GHESKIO au Bicentenaire. 

 

Selon les premières informations disponibles, les dégâts sont très considérables où les installations d’énergie électriques ont été sérieusement dévastées à ce centre médical qui joue un rôle important dans la lutte contre le VIH/Sida et aujourd’hui qui mène un combat avec les autorités sanitaires contre la Covid-19, lit-on.

 

 

L’OPC note donc que cet incendie au Centre GHESKIO est survenu à un moment où les autorités sanitaires se débrouillent, en dépit de nombreuses difficultés, pour faire face à la pandémie du Coronavirus. L’office protecteur citoyen en profite pour demander à la population d’éviter toutes formes de stigmatisation à l’encontre des personnes souffrant de symptômes liés au coronavirus et recommande aux autorités concernées de renforcer les dispositifs de sécurité au niveau des hôpitaux et centres dispensaires du pays. 

 

 

 Renan Hédouville affirme que des enquêtes de l’OPC recueillent des informations afin de savoir si l’origine de l’incendie est accidentelle ou criminelle. Il demande toutefois aux citoyens de bannir toute pratique de stigmatisation envers de personnes infectées par le coronavirus.

 

 

Marvens Pierre

 

 

A l’occasion de la Journée Internationale d’Actions pour la Santé des Femmes, le 28 mai, les Nations Unies appellent à la poursuite des efforts pour l’accès des femmes à des services de santé de qualité. L'heure est à l'action lorsqu'on considère les indicateurs sur la santé des femmes notamment la santé sexuelle et reproductive en Haïti fournis par EMMUS VI (2017). En effet, le pays a le taux de mortalité maternelle le plus élevé de la région des Caraïbes, soit 529 décès pour des causes dues à la grossesse sur chaque 100 000 naissances vivantes.        

 

                                                              

La pandémie COVID-19 vient exacerber le problème d'accès aux soins de santé des femmes. Alors que toutes les attentions sont concentrées sur la prise en charge des personnes atteintes du Coronavirus, les femmes en proie à d’autres maladies tel le cancer du col de l'utérus et du sein, la fistule, le VIH/SIDA, l’hypertension, le diabète continuent de réclamer des soins appropriés.

 

 

La situation est encore plus grave lorsque l’on constate la fermeture des centres qui offrent gratuitement les services pré et postnataux aux femmes n’ayant pas la capacité économique de payer ces types de soins, ceci par crainte de contamination à la COVID-19. Ce fait tend à compliquer la situation de certaines femmes, qui en raison du ralentissement drastique des activités économiques ne peuvent plus se payer certains services de santé. D’où l’importance pour les femmes enceintes d’avoir accès à des services de santé abordables et de qualité offerts par des professionnels de la santé notamment les sages-femmes.

 

 

A cause des restrictions de mouvement et les pressions économiques et sociales afférentes à la COVID-19, le taux de violences faites aux femmes ne cessent d’augmenter. Au regard de cette tendance,  Les Nations-unies exhortent à une prise en compte des risques de violence domestique pour les femmes dans le plan d’action contre la COVID-19.  

 

 

 Les Nations-Unies saluent le travail de toutes les femmes qui interviennent dans le domaine de la santé - médecins, infirmières et sages-femmes - et qui sont fortement mobilisées aux côtés des autres professionnels de santé pour la continuité des services, notamment de santé sexuelle et reproductive, maternelle et néonatale.  Représentant 70% du personnel de santé dans le monde, elles sont au cœur des efforts de soins et d'intervention en cours pour faire face à cette pandémie.

 

Au-delà de la Journée Internationale d’Actions pour la Santé des Femmes, les Nations Unies en Haïti continueront d’appuyer l’Etat haïtien dans ses efforts visant à garantir l’accès des femmes à des services de santé de qualité afin de s’assurer de la réalisation des droits et des choix de chaque femme et fille haïtienne, dans le respect et la dignité.     

 

Source : UNFPA, Nations Unies                                                                        

 

 

 

 « S’occuper de la santé des femmes, c’est assurer l’exercice de leurs droits à la santé et ça sauve des vies », a rapporté le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP-Haïti) dans un communiqué paru le 11 mai 2020.

 

En Haïti chaque année, rapporte l’instance onusienne, environ 300 000 naissances sont attendues, dont plus de 75 000 entre le mois d’Avril et Juin 2020. Dans ce sens, l'instance onusienne croit important d'assurer la continuité de l’offre de soins aux femmes tant au niveau institutionnel que communautaire dans un environnement où les nouvelles mesures de prévention vont devoir générer des ajustements et de réorganiser les services (adaptation des services prénataux) en appliquant des modalités alternatives de prise en charge (consultations par téléphone par exemple) et en accentuant les interventions communautaires.

 

Selon des estimations de l’institut Guttermarcher, chaque diminution de 10% de l’accès aux services de santé maternelle, néonatale et reproductive entraînerait 1,7 million de complications obstétricales, 2,6 millions de complications néonatales, 28000 décès maternels et 168000 décès néonataux additionnels dans le monde.

 

Par ailleurs, les nations-unies et les autorités haïtiennes informent que les sages-femmes d’Haïti se mobilisent pour supporter les femmes enceintes pendant la pandémie. Cette crise generee par la Covid 19 a tendance à écarter les autres services notamment les soins néonataux.

 

Une formation sur la continuité des services dans le contexte COVID-19 à l’intention des sages-femmes et responsables de santé reproductive au niveau des dix départements du pays a lieu à Port-au-Prince selon ce qu'a appris l'agence en ligne. « Les sages-femmes auront à répliquer cette formation dans les institutions où elles travaillent au niveau des départements en coordination avec les directions », précise le communiqué.

 

Godson LUBRUN

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