Haïti-Mobilisation : Paralysie des activités partout sur le territoire

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 Un transport en commun paralysé, des centres commerciaux et les écoles fermés, c'est le constat de HPN de la situation dans quelques endroits de la capitale ce jeudi 7 février 2019. Date marquant historiquement, la fin de la dictature des Duvalier en Haïti, mais aussi le 2e anniversaire du président Jovenel Moïse au pouvoir du régime « Tèt kale » qui est à sa 7e année de gestion de l’État haïtien, aujourd’hui, au bord de l’abîme.

Comme partout dans le pays, au niveau de Fermate, Thomassin, Laboule, Pélerin, Pétion-Ville et autres coins, l’école, secteur clé de la vie nationale, ne fonctionne pas. Les élèves, seuls et/ou accompagnés de leur parent ont été très rares dans les rues.  Les portes de certains établissements scolaires entre-ouvertes n'ont pas fonctionné non plus. D’autres écoles ont carrément choisi de ne pas ouvrir leurs portes par crainte de violence. Pourtant, l’État via le ministère de l’Éducation nationale n’avait pas annoncé ce jour férié. 

D’autre part, constatons-nous, les activités commerciales, la circulation et les débrouillards ont fonctionné au ralenti en début de matinée du 7 février. Cette date, il faut le dire, qui annonçait depuis hier mercredi les couleurs. Une journée de rafales d’armes automatiques, de tension, de panique, ponctuée d’une sévère rareté de transport public et un embouteillage monstre avait balayé partiellement les activités quotidiennes la veille.

Dans la matinée du 7 février, les rues ont été clairsemées et fluides. Pas de trafic remarquable comme il a été observé les jours normaux. Mêmes les chauffeurs de taxi moto n’avaient pas été remarqués en quantité vertigineuse comme à l’accoutumée. Les quelques rares véhicules circulant dans les rues, y faufilent à vitesse maximale. Ce, sous les regards nonchalants de quelques agents de la Police nationale d’Haïti, dont la présence est remarquée sur la route de Kenscoff, principalement à l’entrée de Pèlerin 5.

Entre-temps, constatons-nous, l’impressionnant dispositif de sécurité a été renforcé à la résidence du chef de l’État, située dans la même zone (Pélerin 5). En plus des agents de corps spécialisés de la PNH préposés à la sécurité de la résidence du président 24 heures sur 24, environ cinq (5) véhicules remplis d’agents USGPN cagoulés et lourdement armés d’armes de guerre, sont arrivés tôt à la résidence de M. Jovenel Moïse.

Dans la foulée, comme il a été annoncé par plusieurs branches de l’opposition politique, des gens ont déjà gagné les rues pour manifester et dénoncer le bilan de 2 ans d’administration du président Jovenel Moïse. Dans plusieurs endroits, des barricades de pneus enflammés ont déjà été dressés. Aux Cayes, la circulation est complètement bloquée par des manifestants, avons-nous appris. La tâche s'annonce rude pour les forces de l'ordre durant cette journée mouvementée.

 

Alix Laroche

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