Le RNDDH sollicite et obtient une audience auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH)

Sociéte
Typographie

Lors d’une audience – sollicitée et obtenue – tenue le Mercredi 5 décembre à Washington auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH), le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a présenté les conditions générales de détention en Haïti et le statut juridique des prisonniers, dont aujourd’hui 75% sont en attente de jugement.

En fait, par le biais de cette audience, le RNDDH voulait obtenir la validation de la demande de visite in loco du rapporteur sur les personnes privées de liberté. Cette demande se justifie par le drame que représente la détention préventive illégale et arbitraire, le blocage des juridictions de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets suite aux derniers incidents impliquant certains policiers et avocats.

Il convient de préciser également que cette audience auprès de la CIDH, souligne-t-on dans le texte soumis au public, « a donc été une opportunité pour le RNDDH de rappeler à l’Etat haïtien que lors d’une audience similaire en 2013, il s’était déjà engagé à intervenir sur les différents problèmes de la prison mais que depuis, la situation a empiré ; souligner que les prisons civiles de la Grande Rivière du Nord, de Port-de-Paix, de Saint-Marc et de Fort-Liberté doivent être réparées ou reconstruites ; insister sur le fait que l’Etat haïtien ait pour devoir d’analyser les cas des 814 détenus oubliés du système carcéral haïtien ; demander à l’Etat haïtien d’augmenter le nombre de personnes jugées en audiences criminelles par année, dans le but de réduire le taux de détention préventive prolongée ; inviter encore une fois l’Etat haïtien à porter les juges et les commissaires du gouvernement à travailler sur les cas qui leur sont soumis, dans le délai légal imparti ».

De son coté, note-t-on « L’Etat haïtien a reconnu que la situation carcérale en Haïti était effectivement chaotique et qu’il était nécessaire d’intervenir en vue d’améliorer les conditions générales de vie des personnes privées de liberté. Il s’est aussi engagé à se pencher le plus rapidement que possible sur le drame que représente la détention préventive illégale et arbitraire. En ce sens, il a promis d’intensifier ses efforts en vue de faire évoluer le taux de 75 % de détention préventive à 20 % ».

« Le RNDDH n’a jamais cessé d’attirer l’attention des autorités sur les différents problèmes de l’espace carcéral haïtien. Cependant, les recommandations du RNDDH n’ont jamais été prises en compte, d’où l’aggravation de la situation », lit-on dans le texte de présentation.

Dans le cadre de cette audience, le RNDDH s’est fait représenter par Marie Rosy Kesner AUGUSTE DUCÉNA, responsable de programmes et par John Mc Intosh ARMAND, assistant responsable de programmes. Alors que l’Etat haïtien était représenté entre autres, par la Ministre chargée auprès du Premier Ministre, des Droits Humains et de la pauvreté extrême, Stéphanie AUGUSTE, du Conseiller spécial auprès du Premier Ministre et ancien Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Camille LEBLANC, du Ministre conseiller auprès de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Léon CHARLES et du Responsable conseillers juridiques auprès du Ministère de la justice et de la sécurité publique Me Jean Fallières BAZELAIS.

HPN

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages