Haïti-politique : Funérailles nationales pour Jovenel Moïse vendredi, les Capois indignés réagissent violemment

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C'est dans une atmosphère tendue et devant une foule émue, amère et coléreuse, que se sont déroulées, les funérailles nationales de Jovenel Moïse, président assassiné au pouvoir le 7 juillet dernier. La dépouille mortelle, exposée tôt dans la matinée du vendredi 23 juillet, à l'habitation village SOS, situé à Madeline, au Cap-Haïtien, était montée sur une esplanade entourée de fleurs et gardée jalousement par quatre officiers des Forces Armées d'Haïti. 

     

Des stands géants érigés pour accueillir les diplomates comme la délégation américaine conduite par l'ambassadrice Michèle J. Sison, Gregory Meeks, porte-parole de la Commission des affaires étrangères, Jeff Fortenberry, membre du congrès américain, 

Daniel Foote, le nouvel envoyé spécial du Département d'Etat en Haïti, Juan S. Gonzalez, assistant spécial du Président et Directeur pour l'hémisphère en matière de sécurité nationale et l'honorable Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations-Unies. Le Canada était représenté sur place par ses ambassadeurs en Haïti et aux Nations-Unies, Stuart Savage et Bob Rae.

 

La cérémonie funèbre célébrée par 5 prêtres dont le père Robès Cirianne Charles, évoluant à Fort-Lauderdale, a déclaré que même en mutilant le corps de Jovenel Moïse, on ne pourra pas tuer son âme, sa vision. Le prêtre célébrant affirme que la violence ne mènera nulle part. Le prélat tout en déplorant la mort du chef de l'état, s'en est pris aux assassins qui ont versé le sang du Président et a réclamé justice en sa faveur.

 

L'un des fils du président, Joverlein Moïse estime que son père était entouré de traitres. Selon lui, son papa était rempli d'amour, il a demandé justice pour son père assassiné.

 

Le moment attendu de la cérémonie, c'était l'ex-première Dame, Martine Moïse, qui dans son message de circonstance, affirme avec émotion que son mari a été tué pour ses projets, pour ses rêves. Martine avoue que Jovenel a été pris dans un vaste complot.

 

A l'entrée comme à la sortie, la fanfare des Forces Armées d'Haïti, a interprété l'hymne présidentiel et la Dessalinienne. Des leaders politiques comme l'ex-premier ministre Evans Paul, le leader de Pitit Dessalines ont assisté aux obsèques funéraires sans compter la société civile capoise. L'entreprise Valério Canez située sur la route nationale #3, a été pillée et incendiée par des manifestants en colère.

 

Yves Paul LEANDRE

Depuis Cap-Haïtien 

 

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