Haïti-Politique : Marche contre la dictature, le COSHARCO s’embarque

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Le Collectif des Syndicats Haïtiens pour le Respect de la Constitution de 1987 (COSHARCO) lance un appel à une participation massive de la population à la marche du 28 février baptisée « marche contre la dictature». En conférence de presse, jeudi, les responsables de la structure déplorent que certains syndicalistes soient victimes d’attaque et que les autorités pratiquent une politique de répression. D’un autre côté, les syndicalistes demandent à la communauté internationale de ne plus supporter l’équipe de Jovenel Moïse.

 

Après l’observation de deux journées de grève pour dire non à l’insécurité notamment aux cas d’enlèvements dont sont victimes de nombreux citoyens, le Collectif des Syndicats Haïtiens pour le Respect de la Constitution de 1987 veut une nouvelle fois manifester son mécontentement en occupant les rues non seulement dans la capitale mais aussi dans les villes de Province. Composé de plusieurs syndicats de secteurs différents, le COSHARCO apporte son appui à la marche des religieux qui aura lieu le dimanche 28 février prochain. Georges Wilbert Franck, coordonnateur général de l'Union nationale des normaliens et éducateurs d'Haïti (UNNOEH), est clair : il faut combattre le régime du PHTK. Il insiste également sur des actes d’intimidation dont font l’objet des syndicalistes.

 

Si les membres de l’Opposition et ceux des structures de la Société civile qui veulent le départ du Pouvoir en place estiment que Jovenel Moïse est encore au Palais National grâce à une frange de la communauté internationale, le Secrétaire Général de la Confédération des Travailleurs et travailleuses des Secteurs Public et Privé (CTSP),  Me Yvel ADMETTRE, croit qu’il est temps de prouver à cette frange de la communauté internationale que l’ancien patron d’AGRITRANS est loin d’avoir la légitimité populaire pour être encore aux commandes de l’Etat haïtien.

 

Depuis le 7 février, les manifestations de rues revendiquent un retour à l’ordre démocratique dans le pays car Jovenel Moïse est en train d’instaurer un régime dictatorial en Haïti, selon les protestataires. Quoiqu’ils veuillent dire  non à la dictature le 28 février prochain, les citoyens veulent aussi marcher contre l’insécurité grandissante dont les enlèvements suivis de demande de rançon.

 

Marvens Pierre

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