Haïti-crise : L’opposition discute d’un accord politique pour l’après-Jovenel

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Les différentes branches de l’Opposition, hormis Fanmi Lavalas, discutent d’un accord pour l’après 7 février 2021. Unifier l’opposition démocratique, définir les critères de sélection du président provisoire, du Premier ministre ainsi que des membres du gouvernement de transition sont les principaux points du débat entre les opposants, selon Danio Siriack le porte-parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL).

 

A moins de 2 semaines du 7 février 2021, les branches radicales et celles dites modérées de l’opposition tentent de s’aligner sur une proposition commune afin d’installer un gouvernement de transition le 7 février prochain.

 

Signer un accord inclusif unitaire est l’objectif principal d’une rencontre tenue mardi 26 janvier entre les figures emblématiques de l’opposition. Une idée survenue lors de la levée de boucliers des opposants à la suite de la brève arrestation de l’ancien sénateur Nenel Cassy, le 21 janvier dernier.

 

Le document doit contenir également les éléments fondamentaux de la feuille de route du Gouvernement de transition que prône l’opposition. Une commission bipartite formée des membres de la classe politique et de la société se chargera de l’élaboration des critères de sélection des membres du gouvernement qui seront installés à partir du 7 février 2021, date à laquelle prend fin, selon les opposants, le mandat présidentiel de Jovenel Moïse.

 

Alors que l’opposition n’entend pas transiger sur la fin du mandat du chef de l’Etat, le locataire du Palais National ne cesse de répéter qu’il ne passera l’écharpe présidentielle, le 7 février 2022, qu’à un élu sorti des prochaines élections. Annonçant que des mesures sont déjà prises en vue de mater tout mouvement visant à détruire la vie et les biens des citoyens le 7 février 2021, le président est sévèrement critiqué par les leaders de l’opposition qui qualifient de répression politique les dispositions gouvernementales.

 

Le président Jovenel Moïse n’a pas organisé d’élections pour renouveler le personnel politique, il revient aux membres de la population notamment les membres de l’opposition et de la société civile de proposer une alternative pour assurer la survie politique et administrative du pays, selon Danio Siriack, porte-parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL).

 

D’autres points essentiels comme la durée du mandat du gouvernement provisoire sont en discussion car certains s’accordent sur une transition d’un an tandis que d’autres proposent une durée de 2 à 3 ans. Si le président doit provenir de la Cour de Cassation, le Premier ministre, lui, peut sortir soit du monde politique soit de la société civile sur base de ses compétences et de sa notoriété. Des procédures définies dans l’accord guideront le choix des membres du gouvernement.

 

Bien que de nombreux accords aient été signés en 2019 dont celui de Marriott, installer un gouvernement de transition s’apparente à un vœu pieux pour les membres de l’opposition à quelques jours de la date fatidique du 7 février 2021. Bien qu’ils soient optimistes, les opposants n’expliquent toujours pas comment ils comptent déloger le président Jovenel Moïse du Palais National pour le remplacer par un président provisoire.   

 

Marvens Pierre

 



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