Haïti-protestation :  L'opposition promet de fermer le pays pour exiger le respect de la constitution

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Des agents de la Police Nationale d'Haïti (PNH) ont dispersé mercredi à coup de gaz lacrymogènes, une manifestation organisée par des partis de l'opposition pour réclamer le départ du président Jovenel Moïse le 7 février.  Les opposants promettent de fermer le pays et annoncent que les prochaines manifestations ne seront plus notifiées aux forces de l'ordre. 

 

C'est devant l'ambassade des Etats-Unis à Tabarre que les leaders de l'opposition ont livré leur message au terme de la manifestation de ce mercredi 20 janvier.  Seulement un petit groupe a toutefois réussi à se rendre devant la représentation diplomatique américaine car les forces de l'ordre avaient, à plusieurs reprises, dispersé le cortège. 

 

Pourquoi d'autres leaders peuvent se rendre devant l'ambassade américaine et pas nous, s'est demandé Rony Timothée, dénonçant la partialité de ce qu'il appelle "une police politisée". 

 

Il a réaffirmé la volonté de l'opposition plurielle de continuer à se battre pour contraindre le président Moïse à quitter le palais national le 7 février, date à laquelle, soutient-il, son mandat droit prendre fin. 

 

Le porte-parole du secteur démocratique et populaire, Me André Michel, annonce que dorénavant, les manifestations ne seront plus notifiées à la police. Nous n'allons plus les appeler pour qu'ils viennent nous gazer lors de nos manifestations pacifiques, a-t-il dit. 

 

Il invite les citoyens à faire le plein de provisions, annonçant que l'opposition va bientôt fermer le pays pour exiger le respect de la constitution. 

 

Les anciens sénateurs Nènèl Cassy et Youri Latortue ont eux aussi dénoncé l'attitude des forces de l'ordre pour avoir gazé une "manifestation pacifique". 

 

Ils appellent le nouveau président américain Joe Biden, entré en fonction mercredi à honorer les promesses qu'il avait faites de respecter la démocratie et l'Etat de droit dans le pays. 

 

Les protestataires ont appelé le nouveau locataire de la Maison Blanche à ne pas marcher sur les traces de son prédécesseur Donald Trump qui, ont-ils rappelé, avait l'habitude de soutenir le président Moïse et de cautionner des violations de droits humains en Haïti. 

 

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