Haïti-Politique : Joseph Lambert s'érige en défenseur du tiers restant du Sénat

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Élu pour une seconde fois président du Sénat de la République, Joseph Lambert montre au créneau pour dénoncer l'improductivité su Sénat. Rappelant que l’Exécutif a pour devoir de travailler conjointement avec le Parlement en tant que co-dépositaire de la Souveraineté nationale sur les grandes questions de la nation. L’élu du Sud-est déplore que le parlement, quoique dysfonctionnel, n'ait été consulté par l'Exécutif sur des décisions relatives aux attributions du pouvoir Législatif.
 
 
N’y allant pas de main morte, Joseph Lambert critique des mesures prises par l'équipe gouvernementale. Le parlementaire dit souligner des irrégularités dans les dispositions établies par le pouvoir en place depuis le 13 janvier 2020. Le Conseil Électoral Provisoire installé par Jovenel Moïse fonctionne dans l'illégitimité car aucun conseiller n'a prêté serment devant la Cour de Cassation, soutient le sénateur Lambert.
 
C’est également l’occasion pour le nouveau président du Grand Corps de se prononcer sur le traitement qu'octroie la Présidence aux 10 parlementaires restants. Selon lui, le pays compte actuellement 11 élus qui doivent travailler ensemble. Joseph Lambert dit ne pas tolérer que le Sénat soit écarté dans la prise des  décisions devant engager le pays. Les décrets publiés par l'Exécutif ont un déficit de légitimité  et pour les  légitimer, il fallait consulter les sénateurs, précise-t-il.
 
 
Plus loin, celui qui s'est désigné comme un ''animal politique'' soutient que la mission confiée aux conseillers électoraux est une source de préoccupations hormis les décrets en veux-tu en voilà publiés par l’équipe au Pouvoir. Désormais, le sénat a un président qui sait comment le défendre contrairement à l'an dernier, a laissé entendre Joseph Lambert qui n'est pas favorable à la suppression de la chambre haute. Toutefois, il refuse de s'exprimer sur le référendum pour l'adoption de la nouvelle constitution bien qu'il défende que la loi-mère actuelle n'autorise aucune modification par voie référendaire.
 
 
Alors que l’on s’approche inévitablement vers le 7 février 2021, date à laquelle l’Opposition promet de chasser le président Jovenel Moïse du Palais National, le sénateur se propose d’être médiateur pour la réalisation du dialogue tant souhaité par plus d’un. Sachant le Sénat est pratiquement dysfonctionnel et que le chef de l’Exécutif avait déjà constaté la caducité du parlement un an plus tôt, plus d'un doutent que Joseph Lambert puisse avoir les moyens pour y parvenir.
 
 
Marvens Pierre
 
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