‘‘Le Président Jovenel Moïse veut imposer une constitution aux citoyens”, dixit Me Bernard Gousse

Politique
Typographie

 

 

Arguant que le texte de loi est déjà rédigé sans consulter des secteurs clés de la vie nationale, l’ancien premier Ministre nommé, Me Bernard Gousse, se dit contre la façon dont l’Exécutif essaie de procéder à la réforme constitutionnelle. Selon lui, le président insulte les constituants de 1987 dans ses démarches.

 

Unanimement, les membres du pouvoir en place et ceux de l’Opposition sont  convaincus que la constitution haïtienne de 1987 mérite de subir certaines modifications.  Me Bernard Gousse partage l’avis que la loi-mère a des failles et que les constituants étaient en partie guidés par leurs émotions à la suite de la chute des Duvalier. Pourtant, Me Gousse déplore que Jovenel Moïse veuille rejeter d’un revers de main la charte fondamentale en violant la constitution qu’il a juré de respecter lors de sa prise de fonction en tant que président de la République.

 

« Réformer la constitution  dans les conditions actuelles est illégale. Tant qu’il n’y aura pas une nouvelle constitution, il faut respecter celle en vigueur », martèle l’ancien Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique qui fustige la formation du dernier Conseil Électoral Provisoire (CEP) ayant la mission d’organiser un référendum en vue de la réforme constitutionnelle. C’est illégal, déclare Bernard Gousse.

 

L’homme politique regrette que les démarches présidentielles se fassent dans l’ombre. Selon lui, c’est un cabinet noir avec des membres inconnus qui concoctent une nouvelle loi-mère à l’insu de l’ensemble des citoyens du pays. Une constitution n’est pas seulement un énoncé de valeur comme l’indique les droits de l’homme  mais c’est surtout et avant tout une mécanique qui définit le rôle de chaque acteur ainsi que les institutions, poursuit l’homme de loi.

 

Voter par voie référendaire un texte de loi dont le contenu n’est pas débattu préalablement dans la société est un acte qui s’apparente aux anciennes pratiques dictatoriales notamment avec Vincent et les Duvalier. Au nom de la démocratie, il faut bannir ces actions qui laissent croire que l’on veuille rééditer l’histoire, soutient Me Bernard Gousse qui est contre l’organisation d’un référendum pour changer la constitution en vigueur. 

 

Marvens Pierre

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages