Haïti-OEA : déclaration de l’OEA fixant au 7 février 2022 la fin du mandat de Jovenel Moise, des organismes de défense des droits humains sont consternées

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Le débat lancé autour de la fin du mandat du président de la République, Jovenel Moise continue de faire des vagues dans le milieu politique haïtien avec la réaction d’un groupe d’organisations de défense des droits humains, constate HPN.

 

 

 

Les réactions se poursuivent notamment quant à la dernière déclaration du Secrétaire Général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) fixant au 7 février 2022 la fin du mandat de Jovenel Moise.

 

 

 

Un consortium d’organisations de défense des droits humains réunissant des organismes tels Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) , Centre Commission Episcopale Nationale – Justice et Paix (CE-JILAP) , Conseil Haïtien des Acteurs non Etatiques (CONHANE) , Centre de Recherche et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED) , Programme alternatif de Justice (PAJ), Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)  et Sant Karl Lévêque (SKL) écrivent à Luis Amalgro Lemes, Secrétaire Général actuel de l’organisme hémisphérique.                                                                                        

 

 

« Afin d’éclaircir certains points et d’assurer la claire compréhension du système constitutionnel haïtien relatif au mandat présidentiel, ainsi que son précédent juridique, les organisations haïtiennes de la société civile et de défense des droits humains signataires vous adressent cette correspondance », proposent les défenseurs des droits humains comme principal motif de leur correspondance.

 

 

Ces organisations condamnent votre déclaration, allant à l’encontre de la Charte elle-même et du droit international, et disent espérer que la lettre acheminée au numéro un de l’OEA aura su clarifier le système constitutionnel haïtien et son précédent juridique, déterminant explicitement la fin du mandat constitutionnel présidentiel au 7 février 2021.

 

 

Par ailleurs, les organismes se félicitent que l’OEA « demeure prête et disposée à travailler avec toutes les parties impliquées dans la recherche de la meilleure solution » pour le peuple, car la situation du pays est très préoccupante, selon eux.

 

 

« En tant qu’organisations exerçant le rôle de vigile, elles souhaitent, tout autant que vous, trouver « la meilleure solution » pour la protection des droits civils et politiques des citoyens haïtiens et les acquis démocratiques », écrivent-t-elles mentionnant que cette solution, cependant, se doit d’être établie sur des bases constitutionnelles et théoriques claires.

 

 

Pour les signataires de la correspondance en question, la crise sanitaire actuelle doit rappeler l’importance de renforcer les institutions fondatrices de la démocratie. « C’est dans cet esprit, et avec le souci de protéger les prescrits de la Constitution, établissant les principes définissant le système démocratique haïtien, que ces organisations s’engagent à les faire respecter », précisent-ils.

 

 

 

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