Politique : Le professeur Rosny Desroches préconise un amendement constitutionnel avant les prochaines législatives

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Lors du lancement d’une campagne de plaidoyer "pour un parlement à la hauteur des défis posés par la COVID-19"par l’Observatoire Citoyen pour l’Institutionnalisation de la Démocratie (OCID) mercredi, Rosny Desroches a soutenu qu’il fallait profiter du dysfonctionnement du parlement pour opérer dans changement au sein de la constitution. Il a également demandé aux acteurs de se préparer pour les prochaines joutes électorales.

 

 

Alors que le président Jovenel Moïse a mentionné dans son discours circonstanciel du 18 Mai que son cabinet avait contacté le CEP afin de discuter sur les prochaines élections, la question semble déjà animer le débat au sein de la société civile. Le professeur Rosny Desroches, membre de l’Observatoire Citoyen pour l’Institutionnalisation de la Démocratie (OCID), soutient que processus électoral nécessite de la participation de tous les acteurs. Selon lui, les responsables des partis politiques et de la société doivent commencer à réfléchir sur le contenu du prochain décret électoral afin de ne pas laisser un boulevard à l’Exécutif.  

 

 

Le professeur a insisté sur la réduction du pouvoir du parlement à travers  un amendement constitutionnel. Voulant limiter les pouvoirs de l’exécutif, la constitution de 1987 a étendu de manière excessive celui du parlement, a-t-il relaté. Au lieu de légiférer, les parlementaires s’adonnent plutôt à d’autres activités lucratives en mettant des bâtons dans les roues de l’Exécutif. Pour résoudre ce problème, M Desroches propose d’agir pendant l’inactivité du parlement.

 

« On ne peut pas demander aux sénateurs  et députés de scier les branches sur lesquelles ils sont assis », a-t-il martelé. Par ailleurs, Rosny Desroches a rappelé que le mandat du président prendra fin le 7 février 2022.

 

En pleine pandémie de coronavirus, de nombreux acteurs semblent prioriser la question du renouvellement du personnel politique. Si l’amendement de la constitution est une condition sine qua non, selon le professeur pour rééquilibrer la balance, il croit toutefois que d’autres changements doivent s’opérer à de nombreux niveaux. Bien que l’opposition radicale continue de demander le départ du pouvoir en place, le débat sur la tenue des prochaines élections se dessine lentement mais surement.

 

 

Marvens Pierre

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