Haïti-crise : insatisfaction des organisations après l’intervention du président Jovenel Moise

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De nombreuses organisations politiques et de la société civile continuent de réagir suite aux déclarations du président Moise exprimant leur insatisfaction quant au contenu des propos qui n’ont pas l’air de calmer la situation.

 

De nouvelles manifestations étaient organisées vendredi à Port-au-Prince et dans certaines villes de la province où des groupes de jeunes ont érigé de barricades pour entraver la circulation. Toutefois, de longues files de personnes étaient remarquées devant les banques, les maisons de transfert ou devant des boutiques à la recherche de l’eau qui a beaucoup manqué ces derniers jours.

 

Réagissant au discours et à la situation en général, le Collectif du 4 décembre a crié Halte estimant que les protagonistes ne sont pas à la dimension des défis du pays : Présidence, Gouvernement, Opposition, Législatif confondus.

 

 

« Les appels à la violence de certains leaders de l’opposition, suivis d’actes de pillage et de comportements de groupes de manifestants à l’encontre de paisibles citoyens, les associations mafieuses exprimées publiquement entre officiels, parlementaires et bandits notoires, le silence irresponsable des autorités gouvernementales, le discours antagonique du chef de l’Etat sont un témoignage éloquent de l’incapacité de ceux qui prétendent nous diriger à le faire correctement à la dimension d’Homme d’Etat. », lit-on dans un texte du Collectif.

 

 Certains partis politiques se sont aussi exprimés. C’est le cas du parti UNIR don’t le responsable Clarens Renois, s'est interrogé autour du fait que le Président associe les manifestants aux chefs de gangs.  " Le coup était bien monté : Lâcher les chefs de gangs et les trafiquants de drogue pour tenter de dénaturer le mouvement populaire. Quelle maladresse !", soutient-il.



"M. le président, les Haïtiens et les Haïtiennes demandent à vivre mieux. Les gens veulent que la République soit mieux gérée. C’est cela la réalité. Et cela ne doit pas être ignoré. Les gangs et les trafiquants de drogue ? on sait très bien qui les protège. S’ils sont en liberté, ce n’est pas la faute des simples citoyens qui sont leurs victimes", se plaint le Chef du jeune parti politique dénommé UNIR.

L'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) quant à elle croit que le Président de la République n'a pas bien évalué la crise. " Le Président Jovenel Moïse, par son dernier message, prouve qu'il ne peut que déranger le fonctionnement du pays. « C'est un encombrant. Partis, opposants, citoyens engagés, hommes d'affaire responsables, agissons et donnons au pays l'alternative nécessaire ! », a lancé l’OPL.


Pour la Fusion des Sociaux-Démocrates le Président n'a pas dit grand-chose aux revendications pour calmer le jeu et faire baisser les tensions. « On s'attendait à ce qu'il démontre qu'il a compris les raisons de la colère de la population aux quatre coins du pays, surtout de la jeunesse » , termine la dirigeante de la Fusion Edmonde Supplice Beauzile.

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