Haïti-Politique : Les redites du président Jovenel Moïse devant l’Assemblée nationale

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Devant l’Assemblée nationale perturbée par des députés, le lundi 14 janvier 2019, marquant également l’ouverture de la première session ordinaire du Parlement pour l’année, le président de la République, Jovenel Moïse a fait l’exposé de la situation générale du pays, tel que prévu par l’article 151 de la Constitution. Mais le chef de l’État n’a délivré qu’un discours déjà prononcé dans d’autres circonstances, a constaté  Haiti Press Network. 

Dans une ambiance de perturbation de parlementaires de l'opposition, le chef de l’État a, d’emblée, attiré l'attention une fois de plus, sur la nécessité d’établir un climat de confiance entre Haïtiens en 2019. Confiance, croit-il, qui débouchera sur l’entente nationale. 2019, une année électorale, dit-il, mais qui doit charrier derrière elle des avancées significatives dans tous les domaines.

Sans vraiment présenter l’état de la nation par rapport à l’attente de plus d’un, sinon qu’un bref rappel de la situation économique du pays, tenant compte de l’inflation, le président qui invite les parlementaires à voter la loi électorale, a donné la garantie que son administration va travailler pour faciliter la réalisation de ces joutes.

« En cette période décisive pour la nation, la 4e et dernière année de la 50e Législature, l’occasion m’est offerte de réitérer mon attachement personnel en tant que chef de l’État, à la démocratie, à la continuité institutionnelle et républicaine », a déclaré le président, avant de parler de principes fondateurs de la République que sont : liberté, égalité et fraternité qui, pense-t-il, doivent être un guide pour le progrès de la nation.

D’après le locataire du Palais national, si l’année 2018 a été caractérisée par des contestations d’ordre économique, politique et social, l’année 2019 doit nous permettre de nous soucier davantage du respect des principes constitutionnels dans un esprit patriotique afin de surmonter les crises qui menacent la nation.

Pour le président, 2019 constitue une année de grands rendez-vous républicains. « C’est une année historique. Nous devons réaliser des élections crédibles, libres, démocratiques et transparentes », persiste M. Moïse, soutenant que la réalisation de ces joutes constitue une obligation républicaine.

Selon Jovenel Moïse, parallèlement à la création des conditions propices pour l’organisation des élections, son administration entend renforcer son programme de redressement structurel. Il promet de continuer à travailler pour rendre l’État plus efficace et plus efficient dans sa réponse aux attentes de la population en matière d’infrastructures routières, d’énergie électrique fiable, d’eau et d’assainissement. Mais aussi, poursuit-il, en ce qui concerne les besoins en éducation, formation professionnelle et sanitaire.

Pour ce faire, il annonce la poursuite de la réforme institutionnelle devant permettre d’améliorer le fonctionnement de l’État.

« 2019, l’année où le Parlement devra statuer sur le principe de l’amendement de la Constitution », précise le président, avant d’inviter tous les acteurs clés de la vie nationale à resserrer les rangs afin d’attirer les investissements nationaux et étrangers, de créer des emplois et d’augmenter la production agricole et industrielle, en vue de redynamiser l’économie nationale.

Dans le but d’atteindre ces objectifs, dit le président, le gouvernement entreprend urgemment ces quatre tâches à savoir : Renforcer les mesures pour combattre la corruption et l’impunité ; réduire le train de vie de l’État et assainir les comptes publics ; combattre la contrebande sur nos frontières terrestres, aéroports et nos ports ; favoriser un climat propice devant faciliter le cadre des affaires et réaliser les élections comme le veut la Constitution.  

Mais tout ça,  il faut le dire, dans une atmosphère de bruit provoqué par des députés, notamment celui de 3e circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire qui avait annoncé la perturbation de la séance si le président de l’Assemblée nationale, le sénateur Joseph Lambert ne lui pas avait pas fait des excuses publiques pour avoir cité son nom dans une affaire de banditisme.

Alix Laroche

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