La tentative d’assassinat sur ma personne par un certain juge  d’instruction près le Tribunal Civil de 1ère instance de Port-au-Prince.

 Le Mercredi 29 Août 2018 une nouvelle incroyable et effroyable a surpris ma famille, mes amis, d’une ordonnance qui aurait été rendue par ce prétendu juge d’instruction me renvoyant, conjointement avec Jacques Anthony Nazaire, La Fondation Aristide et Myrlande Libérus Pavert, devant le tribunal criminel sans assistance de jury pour être jugés conformément aux articles 4.2.1 et 4.2.3 de la loi sur le blanchiment des avoirs provenant de trafic illicite de la drogue et d’autres infractions graves (Moniteur du 3 décembre 2001) 44, 45 et 137 du code pénal.

 Etonné, mortifié, j’ai contacté immédiatement un ami avocat pour comprendre et apprendre de la possibilité ou de l’impossibilité d’être sanctionné par un juge ou un prétendu tel sans jamais être invité même un jour soit pour être entendu ou pour être confronté avec mon dénonciateur.

 Ayant retrouvé cette prétendue ordonnance, la découverte fut terrible. Non seulement, aucune plainte n’a été portée contre moi, il s’agirait de préférence d’une plainte contre le Sieur Jacques Anthony Nazaire qui, auditionné au cabinet d’instruction eut à déclarer qu’il était un commerçant et qu’il a débuté son commerce en achetant des produits alimentaires de la Fondation Aristide dont, toujours suivant les déclarations abondantes de ce Monsieur, j’étais le dirigeant conjointement avec Madame Myrlande Libérus Pavert.

Sans aucune tentative, ce que n’importe quel juge aurait fait de m’inviter à comparaitre pour être entendu. Ce monsieur Jean Wilner Morin a décidé qu’il était édifié et a rendu cette fameuse ordonnance assassine pour :

1.     M’impliquer dans un dossier pour lequel ni le commissaire du gouvernement ni aucun autre dénonciateur ne m’avait indexé,

2.     Me déclarer coupable des infractions reprochées au Sieur Jacques Anthony Nazaire, infractions qualifiées de crime et devant être jugé par le tribunal criminel.

Un assassin n’aurait pas pu faire mieux.

 Attenté à la vie d’une personne en tentant de la poignarder n’est pas plus ignoble que l’acte par lequel quelqu’un se cachant dans l’ombre de la Justice essaie de détruire quelqu’un en jetant sur lui, honnête citoyen, l’opprobre de criminel.

 Tout juge d’instruction, bien imbu de sa responsabilité et soucieux de rechercher la vérité m’aurait convoqué pour m’interroger et entendre ma version sur des faits qui ont été mis à ma charge et ce juge aurait découvert que :

1.     Monsieur Jacques Anthony Nazaire, au moment où moi je prêtais mes services à la Fondation Aristide en ma qualité de Travailleur Social et Spécialiste en Sciences Coopératives et en Concepteur, Rédacteur et montage de projets pour le développement de micros, petites et moyennes entreprises.

 De même, J’étais chargé de :

·      Créer une association coopérative de services multiples pour les gens des communautés de base de la région métropolitaine ;

·      Procéder à l’organisation de séminaires de formation de formateurs en Sciences Coopératives pour les cadres de la Fondation ;3

·      M’occuper de la formation en permanence pour les entrepreneurs en Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) ;4

·      Organiser des forums de discussions sur des sujets d’éducation populaire pour les membres des communautés de base et, finalement, en l’élaboration d’un plan d’opérationnalisation des unités de service du système coopératif pour le compte de la Fondation Aristide à savoir : Caisse populaire, mutuelle de solidarité et d’entraide, magasin de consommation ou magasin coopérative.

Il est bon de noter que trois (3) taches fondamentales m’incombaient au sein de l’administration :

A-Education :

·      Promouvoir les produits socio-éducatifs de la Fondation Aristide ;

·      Former continuellement les cadres ;

·      Créer un mode de communication facilitant la dialectique de haut en bas et de bas en haut entre les dirigeants, les cadres et les membres des communautés de base, membres de la Fondation Aristide.    

B-Politique :

·      Organiser des séances de formation au niveau régional pour les militants de base de l’organisation politique Fanmi Lavalas et les potentiels candidats à des postes électifs ;

·      Elaborer des programmes de structuration interne de l’organisation politique et procéder à leur exécution.   

C-Administration :

·      Je remplissais la fonction de troisième membre au sein du conseil administratif de la Fondation Aristide pour la Démocratie ;

·      Et, je jouais le rôle de Porte-parole de la Fondation auprès de la société. 

Ce Monsieur,Jacques Anthony Nazaire, n’était qu’un simple agent de sécurité rapproché comme beaucoup d’autres et nulle part la Fondation Aristide, à l’époque, n’avait établi des relations commerciales avec lui.

Dois-je faire remarquer, à ma connaissance, la Fondation Aristide ne faisait pas d’actes de commerce proprement dit mais avait l’habitude de vendre à travers son magasin de consommation ou magasin coopérative à des coopérateurs, des petits détaillants des produits de première nécessité provenant des dons de produits alimentaires et des dons en nature.

Les produits, une fois vendus, le montant recueilli est consacré à l’œuvre et parfois achetant en gros pour les distribuer ou les revendre aux membres et aux petits commerçants à un coût très réduit afin de baisser le coût de la vie.

Si ceci devait être un crime j’en assume complètement la responsabilité. Je demande simplement que les droits reconnus à tout citoyen vivant sur cette terre soient respectés et qu’il me soit permis de présenter ma défense comme cela est dû à tout justiciable.

Je demande seulement que l’Etat haïtien comprenne la nécessité d’engager un personnel qualifié capable de mener des poursuites et d’instruire contre les délinquants en protégeant les honnêtes citoyens. Le droit à être entendu et à se défendre est garanti pour tous incluant les délinquants et les criminels.

 

 Port-au-Prince, le 12 Septembre 2018

 

Toussaint Hilaire.

 

                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me André Michel a condamné les propos tenus par les juges de la Cour Supérieure des  comptes et du Contentieux administratif(CSC/CA)  lors d'une conférence de presse donnée  mercredi  5 septembre,  au local du café des copains à Bois-Verna, soit 24 heures celle donnée par les juges de la CSC/CA.

"La conférence de presse tenue  mardi par des membres est une catastrophe’’, a lancé l'avocat militant. Une intervention au cours de laquelle il n’a pas manqué de discréditer les juges  qualifiant leur attitude de manœuvre politicienne.

"Un juge qui se respecte, n’a pas le droit de se lancer dans une opération de communication politique", a fait savoir ce membre actif de l'opposition démocratique. Une attitude qui selon lui ne respecte pas les codes déontologiques de la profession.

  Et qui ne serait pas sans conséquence sur l’institution. "La dérive des magistrats a mis en péril la crédibilité de la cour et son avenir" a souligné Me André Michel ajoutant que cette attitude rappelle certains officiers des Forces armées d’Haïti (FADH).

Me André Michel a tenu aussi à souligner que  par le passé les  excès de zèle de certains militaires ont fragilisé l’armée.

 L’avocat a aussi condamné le jugement rendu en faveur de l’ancienne Première Dame Sophia Martelly. Décision jugée douteuse selon l'avocat militant indexant directement le Président de la cour des comptes  M. Fritz Robert Saint Paul.

 Me André Michel a indiqué que Robert St Paul est le seul responsable de cette décision.  Apres  des considérations techniques Me  André Michel  dit souhaiter  que  la cour de cassation cassera cet arrêt.

L’avocat engagé promet de continuer son combat auprès de la justice pour que la lumière soit faite sur la gestion du fond PetroKaribe.

Naomie Olivier


Le porte-parole de l’alternative socialiste, Dr Jean Hénold Buteau a indiqué samedi, que l’arrêté présidentiel du 28 mai qui fait obligation au directeur général de la PNH d’avoir l’approbation du CSPN pour les décisions concernant l’institution policière, participe de manœuvres du pouvoir en place, qui cherche à prendre le contrôle de la force répressive en prévision des grognes que risquent de provoquer certaines décisions du président Jovenel Moise.

Le porte-parole du parti ASO, Alternative Socialiste, Jean Hénold Buteau, a indiqué ce samedi, que l’arrêté présidentiel du 28 mai qui contraint le directeur général de la PNH à obtenir l’approbation du conseil supérieur de la police pour toutes les décisions notamment d’ordre administrative de l’institution policière participe des mises en place de l’équipe au pouvoir qui cherche à contrôler la force publique pour mater les mouvements de protestation que risquent de provoquer certaines décisions du gouvernement.

Dr Buteau cite entre autres, l’ajustement annoncé des prix du carburant, rappelant que plusieurs secteurs de la vie nationale, se sont déjà prononcés contre cette mesure et ont annoncé des manifestations à travers le pays si elle est effectivement adoptée.

Ce n’est pas normal, dit Dr Buteau, que la population continue de vivre dans la crasse pendant que les dirigeants du pays vivent dans un luxe qui frôle l’exaspération. Le pire, déplore-t-il, c’est que c’est le peuple qui paie la facture.

Jean Hénold Buteau intervenait en marge d’une conférence débat organisée au local du parti par la ligue des jeunes socialistes, en prélude à la commémoration, ce lundi 4 juin, du 111e anniversaire de la naissance de Jacques Roumain.

Cette conférence-débat portait justement sur l’héritage de l’auteur du “Gouverneur de la rossée” dans la crise sociale actuelle. Les intervenants, Michel Acacia et Claude Roumain, neveu du disparu, ont rappelé la valeur des idéaux de Jacques Roumain.

C’était quelqu’un qui, quoique membre de la bourgeoisie haïtienne, aimait partager et ceci, dès son jeune age, a dit son neveu, Claude qui ajoute que Roumain était convaincu que, quelque soit la nature des problèmes auxquels nous sommes confrontés, il est possible de trouver la solution mais dans l’unité.


Par Dodeley Orélus

 

Après le succès de  #petrochallenge  sur le net et la réalisation de l’exposition de photos  sur le même sujet les citoyens se sont confié à HPN sur la question de la zone métropolitaine sur le sujet.

Les citoyens rencontrés ont condamné  à l’unanimité la gestion qui a été faite du fond petrocaribe. Comme ce jeune de vingt(20) ans  de la place Jérémie au sud-est de Port au Prince qui n’a pas voulu être enregistré “le fond a été mal géré” a-t-il soufflé.

Un jeune croisé à place Boyer au niveau de Pétion-ville, n’hésite pas a abordé le sujet. “Chaque haïtien doit se sentir concerné par ce dossier, et je donnerai mon support à toutes les initiatives qui seront prises pour demander des comptes’’ a t-il lancé.

Même son de cloche pour un trio de femmes dans la cinquantaine assises au Champ-de-Mars.

Un peu plus loin, un jeune garçon se sent directement victime de la mauvaise gestion qui aurait été faite du fond petrocaribe. “j’habite un quartier populaire, ma condition de vie est très critique, quand j’imagine qu’une somme pareille a été dilapidée, je suis révolté”  regrette t-il.

À moins d’une dizaine de mettre un homme se faisant appeler Obama Champ-de-mars a placé son mot: “Dans cette affaire la pierre retombera sur la tête de ceux qui l’ont lancée et justice se fera.’’

Si les interviewés pensent que le fond a été mal géré et que la justice doit dire son mot, ils sont nombreux à exprimer le doute sur l’appareil judiciaire haïtien pour traiter le dossier. ‘’J’ai peur pour que ce ne soit le peuple lui-même qui se fasse justice dans ce dossier’’ a confié Obama Champ-de-Mars.       

HPN

 

Photos : Fritznelson Fortuné

Le sociologue Fritz Dorvilier, conseiller technique au secrétariat technique des Etats Généraux sectoriels  de la nation, assimile à de la gesticulation, la façon dont les forces armées ont été remobilisées alors que la question va être débattue dans le chapitre traitant de la gouvernance politique dans le cadre des EGSN.

Pour le professeur Fritz Dorvilier, la population peut encore donner son opinion sur le genre d’armée qu’elle veut pour le pays et elle peut le faire à travers les états généraux sectoriels de la nation. 

Fritz Dorvilier soutient qu’il n’y a pas d’armée sans la constitution de la super structure, c’est-a-dire, une loi cadre votée par le parlement, des règlements internes et des infrastructures que sont entre autres les casernes.

La procédure qui a été utilisée n’est pas la bonne. C’est un grain de sable dans le moteur de la machine, c’est un élément qui gène, a-t-il dit.

Tout ce qu’on fait aujourd’hui, qu’il s’agisse des rencontres entre les autorités haïtiennes et mexicaines autour des forces armées, ne s’apparente qu’a des gesticulations, selon le sociologue. 

S’il affirme prendre acte de la volonté affichée par le président Jovenel Moise, le professeur Dorvilier pense que ce dernier aura la possibilité d’en donner la preuve en mettant en application les recommandations faites par la population à travers les Etats généraux sectoriels de la nation, notamment au sujet de l’armée.

Par Dodeley Orélus

Photos : LeNouvelliste

Parmi ces citoyens et citoyennes interpellés par le Grand rassemblement pour l’Évolution d’Haïti figurent une ancienne première ministre, Michèle D. Pierre-Louis, une ancienne Première Dame Mirelande H. Manigat, des leaders politiques dont Edgard Leblanc, Himmler Rébu, Charles Henry Baker, Jean Hénold Buteau et Paul Denis, ainsi que des personnalités de la société civile entre autres Camille Charlmers, Chistine Coupet, Anne-Marie Issa et Hérold Jean-François.


Pour le président du GREH, ces personnalités devraient constituer un groupe de réflexion, un laboratoire d’idées, appelé à réaliser, dans la sérénité et avec le recul nécessaire, un diagnostic de la situation afin de proposer des pistes de solution dans la perspective de la construction d'une meilleure Haïti.


Ce sont, poursuit-il, des citoyens et citoyennes qui ont une certaine expérience de la vie publique et qui peuvent aussi se sentir interpellés par la situation dans laquelle le pays s'est plongé depuis pas mal d'années.


Nous sommes face à un péril grave et imminent, affirme Himmler Rébu qui dit croire que l'ensemble des personnalités interpellées, la liste n'étant pas exhaustive, est de nature à provoquer ce qu'il appelle "le doute favorable".


Si l'on ne s’assoit pas pour poser en toute quiétude, les problèmes du pays, nous risquons de vivre une situation pire que celle qu'on a connue lors des émeutes des 6,7 et 8 juillet dernier, a-t-il avancé.


Au moment où le Président Jovenel Moïse est s'apprête à désigner son premier ministre, appelé à constituer avec lui, le nouveau cabinet ministériel, Himmler Rébu pense qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux d'autant que ce vieux, affirme-t-il, est pourri. 


Aussi, ajoute-t-il, le remède peut-être pire que le mal, si les membres de la prochaine équipe ne réunissent pas les conditions personnelles du doute favorable. 


Il affirme donc que parallèlement à la formation du gouvernement nous avons besoin de gens capables de produire des réflexions qui vont au-delà de la pulsion de toujours aller vers le conjoncturel immédiat.


Par Dodeley Orélus
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"Moi-même, dans mon métier de journaliste, j'ai été victime de grandes menaces pour avoir osé parler de la question", a martelé, l'air affligé, ce dimanche 13 mai, l'historien Georges Michel, en intervenant sur un point ayant rapport à l'annonce par le gouvernement de l'augmentation  prochaine des prix de l'essence, lors d'une conférence organisée par le Centre de Recherche, de Réflexion et d'Action Sociale (CERFAS).

"Je me garde de continuer à en parler", a-t-il ajouté.

"Le sous-sol haïtien contient du pétrole. Pourquoi ne pas faire l'effort nécessaire pour l'exploiter?" se demande l'historien.

L'on préfère le faire venir de l'extérieur parce que ce serait plus facile, regrette le Professeur.

Georges Michel en a profité, malgré tout,  pour revenir sur un article publié depuis 1958 dans un journal de Caracas dans lequel les lieux et les valeurs économiques des gisements de pétroles se trouvant sous le sol d'Haïti ont été précisés.

Cette conférence présentée par le Docteur Georges Michel et le Professeur Wesner Emmanuel, en prélude à la célébration du 215ème anniversaire du drapeau haïtien, a été réalisée autour du thème " Le drapeau national et les idéaux des pères de la révolution haïtienne à la source de notre fièreté nationale".

Dans le cadre de ses rendez-vous mensuels dénommés les dimanches du CERFAS, la structure se donne pour mission de créer un espace de dialogue sur les grandes questions nationales, selon son directeur, le Père Kawas François.

 

 

Wadner VOLTAIRE

Pour l'ancien président de sénat, il ne fait aucun doute. A l'émission "Sans Détour" diffusée ce mercredi sur Télé Pluriel, Jean Rudolph Joazile a affirmé que l'homme d'affaires Réginald Boulos, dont la plupart des entreprises ont été vandalisées, pillées et leurs locaux incendiés lors des émeutes des 6 et 7 juillet, a subi une attaque d'adversaires plus forts que lui.


L'ancien président du sénat conseille à M. Boulos de contraindre les autorités compétentes à lui fournir des explications sur l'identité de ceux qui ont orchestré ces attaques. Il doit, lui aussi, chercher à avoir des informations, a poursuivi M. Joazile.


Il y a eu toute une préparation, tout un lavage de cerveau avant l'attaque contre les entreprises de M. Boulos, a rappelé Jean Rudolph Joazile qui invite, par la même occasion, les membres de l'élite économique à investir davantage dans le social en vue de créer un climat stable, favorable aux investissements.


Sinon, prévient-il, dans les mêmes conditions, les mêmes causes produiront les mêmes effets.


Par Dodeley Orélus
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D’aucuns nous accusent de transférer nos responsabilités à d’autres. Certes, Ils ont raison. Mais, certaines situations méritent d’être explorées afin de trouver des réponses. Et, à cet égard, la situation actuelle d’Haïti ne peut nous laisser indifférents.

 

 

Comme on le sait, depuis des années, Haïti fait face à diverses catastrophes tant naturelles que politiques. Ce qui n’est pas sans effet sur son économie déjà moribonde. De jour en jour, la situation empire. Les Haïtiens, plus précisément les jeunes n’y voyant aucun avenir fuient le pays à la recherche d’un mieux être ailleurs. Le gouvernement, loin de les décourager, les encourage plutôt en ouvrant des bureaux de passeport dans presque toutes les villes du pays. On peut même dire que c’est le seul service qui fonctionne bien. Il n’est pas superflu ni exagéré de dire que cet exode fait l’affaire du gouvernement.

 

Maintenant, les gouvernements américain et canadien ne veulent plus de ces Haïtiens qui ont fui et qui continuent de fuir la misère. Nous comprenons leurs appréhensions et il est tout à fait  légitime qu’ils contrôlent leur immigration, mais n’ont-ils pas une responsabilité dans ce qui se passe en Haiti?  N’est-ce pas eux qui ont imposé au peuple haïtien Michel Martelly et Jovenel Moise?

 

Voilà le résultat du choix de la communauté internationale :

 

Haïti, 3.8 milliards dollars US du fonds de Petro Caribe volatilisés par l’équipe au pouvoir et le peuple abandonné à lui-même.

 

Qu’en dit la communauté internationale? Rien, aucune intervention. Au contraire, elle continue à alimenter le gouvernement haïtien qui devient très confortable dans ce type de gestion. Dans un tel contexte, le peuple a-t-il un autre choix que de chercher son pain quotidien ailleurs?

 

Que peut-on espérer?  

 

Dans ce pays, où une dizaine de familles contrôlent toute l’économie et l’équipe au pouvoir déjà à leur solde sombre dans la corruption la plus totale, on pourrait dire que les dés sont joués, qu’il n’y a rien à faire. Pourtant non. Tout n’est pas perdu. Nous saluons le courage de quelques sénateurs qui ont dit non à la corruption. Ils ont enquêté sur le Fonds de Petro Caribe et ont indexé certains responsables dudit Fonds. Comme il fallait s’y attendre, ils deviennent la cible des dilapidateurs du Fonds qui sont assurés de l’impunité et sont devenus très arrogants à la moindre question soulevée. Tout ceci se fait sous le regard de la communauté internationale qui reste muette.

 

Le 30 novembre 2017, un vote devait avoir lieu au Parlement sur le rapport du Fonds de Petro Caribe. La séance n’a pas eu lieu et est reportée sine die sous un faux prétexte, à savoir, le renouvellement du tiers du sénat qui n’était pas à l’ordre du jour. Aux dernières nouvelles, on rapporte que les sénateurs proches du pouvoir constituant la majorité de la Chambre haute ont reçu l’ordre de ne pas donner quorum pour le vote du rapport.

 

En fait, il n’y a rien d’étonnant. Le président Jovenel Moise, déjà inculpé pour blanchiment d’argent, et 12 autres personnes issues du pouvoir sont indexés dans le rapport. Quoi qu’il en soit, le rapport a fait son chemin. Tous les Haïtiens sont au courant et conscients que le Fonds de Petro Caribe a été volé par l’équipe au pouvoir et demandent des comptes. Cette fois-ci, ce n’est pas un budget où on peut manipuler  les citoyens en leur faisant croire dans tous les pays du monde tous les citoyens paient des taxes et de l’impôt. Cette fois-ci, c’est plutôt un cas de vol sans précédent dans l’histoire du pays et cela sans manipulation où tous ceux reconnus coupables  doivent être sanctionnés et punis conformément par la loi comme dans tous les pays du monde.

 

Aujourd’hui, le peuple demande justice. La communauté internationale a un rôle à jouer, comme elle a toujours fait, mais cette fois dans le bon sens. Ce sera le signal d’une nouvelle ère pour démarrer le pays et inciter les Haïtiens à rester chez eux.

 

 

 

Férère Coffy, BAA, MAP

 

Montréal, QC. Canada

 

1er décembre 2017

 

 
Alors que le Président Jovenel Moïse et son Premier ministre Jack Guy Lafontant ne ratent jamais une occasion pour signaler combien la situation du pays est sur le point de se redresser, l’ancien Ministre de la justice Paul Denis dément.
 
L’équipe au pouvoir se spécialise dans le "bluff". Elle pense pouvoir duper tout le monde, déclare Paul Denis en réagissant sur l’ensemble des dernières déclarations des deux têtes de l’exécutif.
 
Le Président Moïse dit avoir comme priorité l’éradication de la corruption, mais rien ne se fait dans le concret de l’avis de l’ancien Sénateur de la République.
 
Lors de la présentation, en sa résidence privée, du bilan de son dernier semestre au pouvoir, le Premier ministre notait que la situation macroéconomique du pays se porte plutôt mieux ; le pays est en chantier ; la production agricole redynamisée.
 
"Toute cette énumération est fausse", martèle Paul Denis. Pour ce qui concerne particulièrement l’augmentation de la production du riz dans la vallée de l’Artibonite, évoquée par Monsieur Lafontant lors de sa présentation avortée au parlement mais "réussie" à son domicile, rien qu’en consultant les prix sur le marché l’on décèlera la vérité, déclare Monsieur Denis.
 
"Il faut que, décidément, tous les citoyens et citoyennes ayant l’ambition et la prétention de diriger le pays prennent au moins la peine d’essayer de comprendre ses problèmes. Ils devront travailler avec des équipes pouvant les aider à élaborer un projet cohérent avec des objectifs clairs, ainsi que les moyens de les atteindre" conseille l’ancien Garde des sceaux de la République.
 
Wadner Voltaire
 
HPN

 

 

Une éclipse solaire, totale ou partielle a, de tout temps, suscité la curiosité des Hommes et aussi leur frayeur quand la science et l’éducation n’ont pas encore chassé les ténèbres de la religion et de la superstition. Gabriel Garcia Maquez présente dans son superbe roman : De l’amour et d’autres démons, un extraordinaire personnage, le père Cayetano Delaura, féru de sciences, qui souffre d’un trouble de la vue pour avoir trop regardé une éclipse en se servant d’un appareil non approprié à l’époque dans son désir de comprendre le phénomène. On a vu aussi des scénaristes occidentaux se moquant de l’ignorance d’indigènes quand un personnage se prête le pouvoir d’obscurcir ou de faire disparaître le soleil alors qu’il est simplement au courant de la date et de l’heure du phénomène.

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