Haïti-Crise politique : Le nouveau refrain, Jack Guy Lafontant doit partir

Politique
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Dans le souci de placer tant bien que mal leurs propos dans l'univers bruyant  après les derniers soulèvements liés à l’annonce de l’augmentation des prix de l’essence, plusieurs voix de la sphère politique réclament à l'unisson la démission du Premier ministre Jack Guy Lafontant.
 
 Le Directeur général du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) Rudy Herriveaux a tranché de manière claire sur ce que doit être le sort du Premier ministre. "Jack Guy Lafontant doit assumer les conséquences de ses inconséquences" affirme, convient-il de signaler, l'ancien titulaire du MAST, dans une formule très loin de l'ambiguïté.
 
"Tout mandat a un contenu. Dans le cas du Premier ministre, l'échec est patent", déclare le Sénateur Patrice Dumont, intervenant ce mercredi sur le même sujet. 
 
 
Le Député de Kenscoff, Alfredo Antoine Junior, est du même avis. "Je l'assume. Si la séance d'interpellation avait eu lieu avant les derniers événements, j'aurais voté pour maintenir le gouvernement en place.", martèle ce membre du groupe majoritaire à la chambre basse. Cependant, note-t-il, "à ce stade de la situation, le gouvernement n'a qu'à tirer sa révérence".
 
"J'ai moi-même fait des interventions en privé qu'en public, déconseillant le gouvernement sur la velléité de toute éventuelle augmentation des prix du carburant", renchérit-t-il. Il avoue, doit-on remarquer, avoir voté en faveur du budget en exercice dans lequel il était prévu que 11 millions de gourdes auraient dû dériver, ex necessitate, de l'augmentation des prix de l'essence.
 
 
Le Forum Économique du Secteur Privé, fortement affecté par la fièvre populaire qui vient de secouer particulièrement Port-au-Prince et ses environs, pour sa part, souligne sans ambages, dans une note mise en circulation, qu'il "est d'avis que le Président de la République devrait tirer les conclusions de cette déplorable situation et demander au Premier Ministre de soumettre sans tarder sa démission et celle de son gouvernement, ce en vue d'offrir une porte de sortie à l'impasse politique actuelle".
 
Des scènes de Pillages ont été enregistrées dans la région métropolitaine quelques heures après l'annonce de l'augmentation des prix du carburant, une décision que le gouvernement a été contraint de  suspendre moins de 24 heures plus tard.
 
 
Wadner Voltaire
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