Droits Humains : Des organisations invitent le Secrétaire exécutif de la CIDH à une visite in loco en Haïti

Le Judiciaire
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Dans cette lettre d'invitation adressée au Secrétaire exécutif de la commission internationale des Droits humains M. Paolo ABRAO dont le siège se trouve à Washington, les organisations de droits humains se sont empressées d'attirer l'attention de la CIDH sur les graves violations  des droits humains en Haïti.

 

"Cette conjoncture est très préoccupante et exige une intervention urgente des instances internationales afin de juguler ces violations dans l'idée d'installer, le plus vite que possible, un climat de sérénité où les droits humains et les libertés fondamentales seront garantis au sens de la convention américaine relative aux droits de l'homme, des principaux instruments internationaux et des principes généraux de droits", peut-on lire dans cette correspondance.

 

Plus loin dans cette lettre  au Secrétaire exécutif de la CIDH, ces organisations disent relever une  dégradation de la vie socio-économique de 56% de la population vivant dans une pauvreté extrême avec moins de 50 centimes américaines par jour selon les chiffres publiés par l'Institut haïtien de statistiques et d'informatique(IHSI), aujourd'hui fermé pour des raisons de "sécurité".

 

" De plus les systèmes de santé et d'Education ne fonctionnent pas. Il n'existe aucun encadrement social pour les personnes les plus défavorisées" écrivent ces organisations dans cette correspondance à laquelle est annexée un ensemble de faits de violations relevées dans le pays durant la période de manifestation antigouvernementale. 

 

Ces institutions de droits humains font remarquer que les promesses faites par les autorités sont restées lettre morte. En outre, les organisations signataires  soulignent que des avantages exorbitants sont octroyés aux Parlementaires avec la distribution d'argent  à ces hommes de loi proches du Pouvoir en place. les organisations de droits avancent que des programmes Bidon sont réalisés mais appauvrissent un peu plus la population.

 

Elles disent reconnaître que les "visites in loco" sont déterminées par la Commission et exigent le consentement de l'Etat concerné. "Toutefois, quand la situation devient aussi préoccupante que celle d'Haïti et requiert une action urgente, le Président a le pouvoir d'adopter de telles mesures selon les termes de l'article 53 dudit règlement" souligne la Correspondance de ces organisations portant les signatures de Me Gedeon JEAN du CARDH et de Me Marie Rosy Kesner Auguste DUCENA du RNDDH.

 

ET/HPN

 

 

 

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