Haïti-Droits humains : La Situation des droits humains en Haïti est déplorable, selon le BODDH

Le Judiciaire
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Le Coordonnateur du Bureau des  Organisations de Défense des Droits Humains (BODDH), Me Jaccéus Joseph, qualifie de déplorable la situation des droits humains en Haïti a appris Haïti Press Network (HPN).
 
 
Réagissant au rapport du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Gutteres, publié le 17 juillet dernier faisant mention des violences enregistrées dans le quartier de la Saline à Port-au-Prince, Me Jaccéus Joseph  déclare que depuis la chute de Jean claude Duvalier en 1986 c’est pour la première fois que des institutions d’État planifient un crime aussi odieux s contre la population civile.
 
 
Le BODDH revendique être la première organisation de défense des droits humains à enquêter sur le dossier de la Saline quelques heures après les tueries de Novembre 2018. « Nous avons été la première institution à  déposer une plainte le 20 décembre  2018 contre les auteurs, co-auteurs et complices du massacre orchestré a la Saline » au cabinet d'instruction, a informé le coordonnateur du BODDH. Il a aussi fait savoir que son organisation a également mentionné la plainte au parquet effectuée par Me Sonel Jean-François au profit des victimes au cours de la même période.
 
 
"Le gouvernement haïtien avait  minimisé les divers rapports produits et rendus publics par les organismes de défense des droits humains jusqu’au jour où l’ONU à travers la MINUJUSTH puis le Secrétaire Général Gutteres présente un rapport au Conseil de sécurité », se plaint l’ancien Conseiller Electorale Jaccéus Joseph.
 
 
Des armes qui appartiendraient au Palais National trouvées sur les lieux lors du massacre, des allégations autour de la présence le 14 novembre 2018 de l’actuel Délégué départemental de l’Ouest, Pierre Richard Duplan et une rencontre de préparation qui auraient lieu bien avant les forfaits dans ce quartier situé au centre ville de Port-au-Prince sont, de l’avis de Jaccéus Joseph, autant de faits concordants sur l’implication de l’État dans ces violences.
 
"Si les autorités de l’Etat central et les agents de la Police figurés dans les rapports sont mécontents, ils peuvent nous sommer au tribunal », clame le Responsable du BODDH.
 
 
Quant aux velléités de l’Administration en place de réprimer la corruption, le BODDH se dit méfiant. L’indépendance des juges dans le système est mise en cause par l’organisme de défense des droits humains.
 
Concernant le dossier Petrocaribe et les actions posées  par le Juge d’instruction décernant des mandats à l’encontre de plusieurs hauts fonctionnaires des administrations antérieures épinglés dans la dilapidation des fonds petrocaribe , le BODDH les pointe comme de petites manœuvres qui n’aboutiront à rien selon Me Jaccéus Joseph.
 
GL
 
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