Haïti-Media : La SOHDDH s’indigne contre l’impunité des crimes commis à l’endroit des journalistes

Le Judiciaire
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À l’occasion  de la journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes, ce 2 novembre 2016, la Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) invite  l’État haïtien  à agir  en vue de garantir  la liberté de la presse et de combattre du coup l’impunité en Haïti. 

La SOHDDH condamne toutes les attaques et violences perpétrées contre des journalistes et des travailleurs des médias. Elle exhorte les autorités du pays à  œuvrer pour prévenir ces violences.

L’organisme de défense des Droits Humains  demande justice pour des journalistes : Jean Léopold  Dominique, Felix Lamy, Jacques Roches, Jean Richard Louis Charles, Jean Liphète Nelson, pour ne citer que ceux-là, tués ou enlevés par des  individus mal intentionnés. Les circonstances de l'enlèvement et du meurtre de ces journalistes sont encore noyées dans la plus troublante obscurité. La lumière n'a jamais été faite sur ces crimes crapuleux. 

L'impunité entraîne un plus grand nombre d'assassinats et représente souvent un facteur d'aggravation de conflits et d'effondrement des systèmes de droit et de justice. Les gouvernements, la société civile, les médias et ceux qui connaissent la valeur  de l'État de droit sont invités à se mobiliser pour mettre fin à l'impunité contre les journalistes, car l’assassinat d’un journaliste, c’est un double crime : un crime contre une personne et un crime contre la liberté d’informer et d’être informé.

La lutte pour la fin de l’impunité contre les journalistes devrait être la priorité de tout un chacun, car ces derniers travaillent au péril de leur vie pour former et informer toute une population. Tous les secteurs devraient se mobiliser afin de barrer la route à ces crimes odieux commis sur des travailleurs de la presse. Ces crimes restent toujours impunis en Haïti en Particulier. Les journalistes ne subissent pas uniquement des agressions mortelles, mais il y a aussi la torture, la disparition forcée, la détention arbitraire, l’intimidation et le harcèlement, que ce soit en situation de conflit ou non. En outre, il existe, pour les femmes journalistes, des risques spécifiques, notamment les agressions sexuelles, tous devraient interpeller tout un chacun.

En moyenne, au cours des dernières années, seul un crime commis contre des journalistes, des professionnels des médias et des producteurs de médias sociaux sur dix a donné lieu à une condamnation. Ce degré d’impunité bafoue l'État de droit, l'impunité continue à suivre son cours. Car ceux qui exercent des menaces ou des violences contre des journalistes sont encouragés à continuer lorsqu'ils voient qu'il est possible d'échapper aux sanctions. 

Selon, L’UNESCO, On recense 700 journalistes tués dans le monde au cours de la décennie passée, dans l’exercice de leur métier, ce qui représente plus d’un décès chaque semaine. Or, moins d’un responsable sur dix a été jugé pour ses crimes, ce qui renforce les criminels dans l’idée qu’ils peuvent continuer à tuer les messagers porteurs de nouvelles qu’ils ne souhaitent pas voir propager.

La Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) exhorte les autorités concernées à prendre des mesures précises pour prévenir la violence contre les journalistes, traduire en justice les auteurs des crimes et veiller à ce que les victimes disposent de recours appropriés.

 

Marie-Florence François

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www.sohddh-haiti.org

 Tel : (509) 22-26-72-27/36-63-95-46

 

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