C’est une femme révoltée qui s’est exprimée ce mercredi, au lendemain de la mort tragique de son mari, le maire assesseur de Port-de-Paix Tony Vernio, tué la veille dans un accident de la circulation. La veuve Georgeline Vernio, accuse le maire principal Josué Alusma, qui pilotait l’engin lourd à bord duquel s’est tué l’ancien journaliste, d’avoir volontairement provoqué la mort de ce dernier.

Georgeline Vernio, l’épouse de l’un des maires assesseurs de Port-de-Paix, Tony Vernio, qui s’est tué mardi dans un accident de la circulation, a dénoncé ce mercredi, le maire principal, Josué Alusma qu’elle accuse d’avoir volontairement provoqué la mort de ce dernier.

C’est le premier citoyen de la ville de Port-de-Paix lui-même qui pilotait l’engin lourd qui a fini sa course dans un ravin entrainant la mort d’un de ses assesseurs, Tony Vernio.

Tony ne voulait pas accompagner le maire Alusma, qui n’aurait aucune compétence en matière de conduite de poids lourds, a d’entrée de jeu, indiqué madame Vernio. C’est sur insistance du maire principal que Tony a finalement accepté de prendre part à l’opération, a rapporté son épouse.

Elle fait remarquer que parmi les deux autres personnes qui se trouvaient à bord du loader, il y avait le chauffeur. Le maire a insisté, dit-elle, pour qu’on le laisse piloter le véhicule.

Madame Vernio s’est également interrogée sur l’attitude de M. Alusma après l’accident. Elle appelle à l’ouverture d’une enquête et exige que justice lui soit rendue.

L’association des journalistes du nord-ouest, a également appelé les autorités compétentes à faire la lumière sur les circonstances entourant le décès tragique du maire adjoint Tony Vernio.

Par Dodeley Orélus

 
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Clamé Ocmane Daméus, aurait recommandé un non-lieu dans le dossier de blanchiment dans lequel le président Jovenel Moise est accusé d’implication alors qu'il était  candidat à la Présidence. Une décision dénoncée par l’avocat Michel André qui affirme se préparer à aller en appel.
 
 
L’avocat et militant politique de l’opposition, Me Michel André a informé  mercredi, que le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Clamé Ocmane Daméus a recommandé un non lieu en faveur du Président Jovenel Moise,épinglé dans un scandale de blanchiment d’argent durant la campagne électorale.
 

Selon Me André, le chef du parquet aurait, dans son réquisitoire définitif acheminé la semaine dernière au juge d’instruction en charge du dossier, Brédy Fabien, recommandé que le président Moise ne fasse l’objet d’aucune poursuite.

Les faits de blanchiment reprochés au locataire du Palais national sont avérés, croit savoir Michel André qui s’était constitué en partie civile du dossier.
 
Nous n’allons pas en rester là, affirme l’activiste rappelant que c’est un rapport de l’unité centrale de renseignement financier, UCREF, qui avait, estimé que l’homme d’affaires Moise avait manipulé des fonds n’ayant apparemment rien a voir avec ses entreprises après une analyse partielle de ses comptes bancaires et de ses transactions effectuées entre mai 2007 et mai 2013.
 
Me Michel André rappelle qu’au niveau de la cours d’appel, c’est l’intéressé qui devra lui-même se présenter. Jovenel Moise doit se préparer à faire face, ajoute l’activiste précisant que si le chef de l’Etat a des privilèges de juridiction pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions, il ne dispose d’aucune immunité présidentielle.
 
Le président Moise et ses partisans a toujours assimilé le dossier de blanchiment d’argent dans lequel il est accusé d’implication durant la dernière ligne droite de la campagne électorale à des tentatives et des manœuvres politiciennes qui visent uniquement à salir sa réputation.
 
 
Par Dodeley Orélus

 

 

 

 

Le Conseil de sécurité a décidé mardi de proroger d’un an, jusqu’au 15 février 2019, le mandat de la Mission des Nations Unies en Haïti, la MINUJUSTH,  afin d’aider le gouvernement à renforcer les institutions de l’Etat de droit en Haïti et à appuyer la Police nationale d’Haïti. 

 

Le  Conseil prépare aussi activement la stratégie de sortie de la Mission et envisage son retrait "à compter du 15 octobre 2019".

 

En adoptant à l’unanimité et en application du Chapitre VII de la Charte sa résolution 2410 (2018), une semaine après le premier débat du Conseil consacré à la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) depuis son entrée en fonction le 15 octobre dernier, le Conseil réaffirme que, dans le contexte de l’amélioration de l’Etat de droit en Haïti, il est essentiel de renforcer le secteur de la justice et les moyens de la Police nationale d’Haïti (PNH).

 

A cette fin, les Quinze encouragent le gouvernement, en collaboration avec la MINUJUSTH, à œuvrer à l’application des onze critères pour la stratégie de sortie de la MINUJUSTH, établis par le Secrétaire général dans son rapport daté du 20 mars. La résolution cite ainsi « l’adoption des projets de code pénal et de code de procédure pénale, le renforcement des systèmes judiciaire et pénitentiaire haïtiens, l’augmentation des mécanismes internes de contrôle et de responsabilisation dans les secteurs de la police,  l’administration pénitentiaire et de la justice, la mise en place d’un conseil électoral permanent, l’adoption de la loi sur l’entraide judiciaire, le règlement de la question du placement en détention provisoire prolongée, et l’approbation de mesures de lutte contre la violence communautaire ».

 

Les droits de l’homme essentiels pour la stabilité d’Haïti

 

Le Conseil de sécurité engage le gouvernement à « prendre de toute urgence » les mesures appropriées pour faire en sorte que la Police nationale d’Haïti et l’appareil judiciaire respectent et défendent les droits de l’homme comme élément essentiel de la stabilité d’Haïti. Il demande à la MINUJUSTH d’assurer un suivi et de fournir un appui en la matière.

 

Le Conseil, qui envisage « d’adapter le mandat de la MINUJUSTH et ses effectifs de police, s’il y a lieu, pour préserver les progrès accomplis par Haïti dans l’instauration d’une sécurité et d’une stabilité durables », autorise la Mission à « user de tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat » d’appui et de renforcement de la PNH et à « protéger les civils menacés de violences physiques imminentes, dans la limite de ses moyens et de ses zones de déploiement ».

 

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et le Réseau Sud-est de Défense des Droits Humains (RESEDH) ont rendu public ce vendredi leur rapport sur l'incident de thiotte blessant un mineur de quatorze(14) ans, lors d’une intervention menée par la Brigade d’Intervention contre l’insécurité foncière (BRICIF), le 27 avril 2018, à Thiotte, dans le département du Sud-est et qui s’est soldée par un fiasco inimaginable. 

Deux véhicules de la PNH ont été incendiés et plusieurs armes et munitions abandonnées. Relatant les faits, les rapporteurs relèvent pendant leur investigation que Le 27 avril 2018, vers 2 heures de l’après-midi, quinze (15) agents spécialisés de la BRICIF, montés à bord de deux (2) véhicules de type pick-up, de couleur noire et respectivement immatriculés 1-00164 et 1-00162, se sont rendus à Marmirande, dans la commune de Thiotte.

Ils avaient pour objectif de faciliter une opération d’arpentage, ordonnée par le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Ronsard SAINT-CYR, sur réquisition du sieur Jacotin BLECK.  Les enquêteurs rapportent que les policiers ont emprunté la route de Grand-Gosier pour atteindre Marmirande.

Cependant, arrivés à Nan Roma, Habitation Platon, ils ont trouvé la route barricadée d’arbres abattus. Ne pouvant traverser l’obstacle, ils ont décidé de rebrousser chemin. A leur grande surprise, la route qu’ils venaient d’emprunter était aussi barricadée.

Pour certains riverains, les agents de la BRICIF ont pris peur en raison de l’embuscade et l’une d’entre eux s’est mise à tirer à hauteur d’hommes. Elle a touché un mineur âgé de quatorze (14) ans, Frico MIDY, qui se trouvait au bord de la route.  La foule s’est alors agrandie. Pris de peur, certains agents de la BRICIF auraient décidé de rendre les armes et de s’enfuir. 

Les institutions de droits humains font remarquer que si l’arrêté créant la BRICIF la place sous la direction du ministre de la justice et fait du responsable de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) un de ses membres actifs, les méthodes d’intervention ainsi que les autorités aptes à ordonner une intervention de terrain, ne sont pas clairement établies.

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, le directeur général de la Police Nationale d’Haïti et le directeur départemental du Sud-est, n’ont pas été mis au courant de l’intervention du 27 avril 2018, conclut le rapport.

Le RNDDH et le RESEDH attirent l’attention de tous sur le fait que donner autant de capacités à une structure placée sous la direction d’autorités politiques peut s’avérer dangereux quand on sait combien le trafic d’influences a, en Haïti, une place prépondérante dans les rapports sociétaux, conclut le rapport.

 

HPN

Dans un rapport publié lundi le réseau national de défense des droits humains(RNDDH) attire l'attention des autorités judiciaires et l'institution policière sur le mauvais fonctionnement des centres de rétention et de détention dans le pays. Ce document prend en compte également les conditions de travail des policiers durant la période de janvier à mars 2018.

Au cours de cette période, le RNDDH a visité 21 commissariats et sous-commissariats. "A plusieurs égards le fonctionnement de ces institutions s'est révélé alarmant" écrit les rapporteurs de l'organisation de droits humains. Ce rapport souligne que ces visites de monitoring ont permis au RNDDH de se pencher également sur les conditions de travail des policiers. 

Les premiers constats sont navrants. "Les bâtiments accueillant le Commissariat de la Croix des bouquets est délabré et son effondrement est imminent...Les retenus font leurs besoins à même le sol'' relève les rapporteurs.

"Cet état de fait a été dénoncé à plusieurs reprises par le RNDDH. Cependant, à date, rien n’est fait pour résoudre ce problème" regrette l'institution de droits humains.

La situation n'est pas différente au sous commissariat de St Médard où les toilettes ne fonctionnent pas depuis environ 2 ans. La fosse ayant été détruite par un arbre. "Aujourd’hui, pour les dix-sept (17) agents affectés à ce poste de police, il n’y a qu’un véhicule disponible" souligne le RNDDH.

En plus du manque de matériels de fonctionnement, les agents de la PNH ont soulevé le manque d’opportunité de carrière au sein de l’institution policière pendant la visite des agents du RNDDH. En effet, plus de 60 % des policiers rencontrés s’estiment victimes d’une politique de deux poids deux mesures appliquée au sein de l'institution policière.

Le rapport relève dangereusement que depuis les événements violents et sanglants de 2004 ayant alors conduit au départ du président Jean Bertrand ARISTIDE, la prison civile de Petit-Goâve a été désaffectée. Le sous-commissariat de Borne Soldat et le Commissariat de la ville ont été convertis en prison. Ce centre de détention reçoit les mineurs et les femmes en conflits avec la loi.

"La majorité des retenus de ce sous-commissariat présentent de graves maladies de la peau" constate les agents du RNDDH. Le commissariat de Petit-Goâve pour sa part compte deux (2) petites cellules non aérées, sales, nauséabondes et non éclairées.

Dans la commune de Port Margot, le rapport du RNDDH indique que la situation sécuritaire de la commune de Port-Margot est très précaire, livrée à elle-même après les incidents regrettables de 2013 où la population avait incendié le sous commissariat.

"L’appareil judiciaire ne dispose d’aucune force répressive pouvant l’aider à mettre de l’ordre dans la communauté" cosntate les rapporteurs du RNDDH.

HPN 

 

 

 

 

Le dossier de PetroCaribe qui fait couler beaucoup d'encre semble suivre son cours au niveau de la justice. Un réquisitoire a été déposé lundi dernier 26 février au Parquet de Port-au-Prince et remis au commissaire du gouvernement, a appris Haiti Press Network. Le commissaire Daméus a en principe trois jours pour se prononcer sur la demande du doyen du tribunal de première instance.

 

Le doyen du tribunal de première instance a désigné début février le juge d'instruction Paul Pierre pour enquêter sur la gestion des fonds de PetroCaribe qui a fait l'objet d'une enquête parlementaire controversé dans laquelle certains dignitaires du parti PHTK au pouvoir sont soupçonnés de corruption et de détournement de fonds publics. Une dizaine de citoyens ont porté plaintes contre les responsables qui avaient géré les fonds se basant sur le rapport rédigé par un groupe de sénateurs.

La Mission des Nations-Unies en appui à la justice haitienne (MINUJUSTH) s'est réjouie de la démarche dans un communiqué public. Cette prise de position a soulevé la colère du gouvernement qui a jugé que la Mission a outrepassé ses droits en prenant position dans le dossier PetroCaribe "hautement politique", selon le Premier ministre Lafontant.


L’avocat André Michel a dénoncé le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Clamé Ocmane Daméus qui aurait demandé au juge Pierre Paul qui travaille sur le dossier des plaintes reçues dans l’affaire Petrocaribe de se dessaisir car la cour des comptes s’en est déjà saisie..

L’avocat et militant politique, André Michel, a une fois encore, ce lundi, dénoncé l’attitude du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Clamé Ocmane Daméus qui, a-t-il dit, a demandé au juge d’instruction Pierre Paul, qui travaille sur le dossier Petrocaribe, de se dessaisir de l’affaire.

Il lui demanderait de se déclarer incompétent pour inscrire un dossier saisie par la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, CSC/CA, a rapporté l’avocat. 

Pour M. Michel, l’un des défenseurs des citoyens ayant porté plainte au cabinet d’instruction contre les dilapidateurs présumés des fonds Petrocaribe, le chef du parquet se serait ainsi aligné sur la position déjà exprimée par les proches du pouvoir en place.

Il ne pourra pas bloquer le dossier. Le procès aura bel et bien lieu et ce qui ont détourné ces fonds répondront de leurs actes, a dit Me Michel.

Il rappelle que le juge instructeur, désigné en février pour mener l’enquête criminelle sur l’utilisation des fonds Petrocaribe, avait envoyé depuis plus de deux mois, son ordonnance au parquet pour les conclusions du commissaire du gouvernement, afin de pouvoir démarrer l’enquête.

Me André Michel a par ailleurs, annoncé que deux nouvelles plaintes ont été déposées au cabinet instruction.

Par Dodeley Orélus

 HPN

Les Premiers éléments de l’enquête ont révélé qu’Hermann Charles serait le meurtrier de Madame Jeanne Cadet la sœur du Ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle(MENFP) a fait savoir le Commissaire divisionnaire Jean Alexis.

Le Lundi 9 avril dans la soirée Madame Cadet avait reçu plusieurs projectiles alors qu'elle était sur le balcon de sa résidence à St Louis du Nord(Nord'Ouest).

Le Commissaire Jean Alexis a indiqué que la Police a lancé un avis de recherches à l'encontre du présumé meurtrier Hermann Charles qui devrait répondre aux questions de la justice dans le cadre de cette affaire. 

Pour le moment aucune note de sympathie du gouvernement n'a été émise après ce crime odieux. Josué Agenor Cadet arrivé à la tête du MENF en Mars 2017 a engagé un ensemble de reformes visant à réduire la corruption au sein de cette institution et renforcer le système éducatif en Haiti.

 La Direction générale du MENFP avait récemment sanctionné plus de 30 écoles en contravention avec le ministère et deux employés avaient été arrêtés dans une affaire de subvention. 

 

ET

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Ocnam Daméus aurait annulé la mesure d l'interdiction de départ prise contre l'ancien ministre de la justice Camille Edouard Jr qui devait se présenter au Parquet le 10 janvier prochain, a appris HPN auprès d'un avocat de la défense de l'ancien ministre.

 

Cette mesure devrait permettre à M. Edouard de quitter le pays s'il le désire. Toutefois, il devrait pouvoir répondre à toute autre convocation du Parquet, a-t-on également appris.

Ancien ministre de la justice durant la période de transition 2016-2017 du président Jocelerme Privert, Camille Edourd Jr faisait l'objet de plusieurs chefs d'accusation pour abus de biens publics, détournement de fonds et menace de mort.

 

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