Pour le leader de la plateforme nationale du secteur populaire, Dieudonné Lhérisson, ils se fourvoient les parlementaires, notamment les députés, qui conditionnent leur vote en faveur de la ratification de l’énoncé de politique générale du premier ministre Jean Henry Céant à un poste ministériel ou à tout autre avantage personnel. Les citoyens observent et ne resteront pas sans réaction, prévient-il.

PLus d’une semaine après sa nomination le 5 août dernier et sa présentation officielle au peuple haïtien deux jours plus tard, le premier ministre Jean Henry Céant n’a toujours pas fait l’énoncé de sa politique générale au parlement.

Ceux qui côtoient les couloirs de la chambre basse et du sénat ou qui scrutent à la loupe les déclarations des parlementaires ne sont pas dupes. Les législateurs veulent leur part du gâteau.

Le président de la chambre des députés Gary Bodeau et plusieurs de ses collègues du bloc majoritaire APH ne se voilent pas la face. Pour avoir notre vote, il faut négocier, ont-ils dit sans langue de bois.

Pour le responsable de la plateforme nationale du secteur populaire haïtien, Dieudonné Lhérisson, ces parlementaires s’égarent complètement car, rappelle-t-il, en vertu de l’article 158 de la constitution de 1987 amendée, seuls le président et le premier ministre sont habilités à choisir les membres du cabinet ministériel. 

Les parlementaires doivent se contenter de juger la déclaration de la politique général du prétendant à la Primature, alors qu’ils assument leurs responsabilités, soutient l’ancien candidat à la députation.

Dieudonné a également rappelé la nécessité de doter le pays d’un gouvernement légitime pour plancher notamment sur le projet de budget pour l’exercice fiscal qui débute le 1er octobre et la rentrée scolaire qui s’annonce difficile pour la plupart des parents.

M. Lhérisson soutient que le cabinet ministériel doit être formé de citoyens dotés d’une conscience patriotique et d’une capacité à aider le chef de l’Etat et son premier ministre à mettre sur pied un programme d’apaisement social à travers le pays et dans le meilleur délai.

Il appelle également le conseil supérieur des salaires à plancher sur le salaire minimum qui doit être ajusté au bénéfice des milliers d’ouvriers qui travaillent dans les conditions les plus difficiles.

Aussi, il demande à l’ensemble des membres du secteur populaire de rester mobilisés afin de contraindre les parlementaires à s’adonner uniquement à leurs fonctions de législateurs et à doter le pays d’un gouvernement légitime.

Sinon, le pays risque de revive les événements des 6,7 et 8 juillet dernier qui ont conduit à la démission du gouvernement, prévient M. Lhérisson qui pense que, dans un tel cas de figure, les parlementaires, notamment ceux qui, dit-il, veulent monnayer leur vote en faveur de la ratification du premier ministre, ne seront pas épargnés.

Par Dodeley Orélus
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Dodeley
 
 

S’exprimant au nom de ses pairs,  le président de la chambre basse s’est montré impatient d’atteindre la fin du processus de ratification du Premier Ministre nommé. Plus de 72 heures depuis qu’il a été présenté officiellement à la nation, Jean Henry Céant n’a pas encore fait dépôt de ses pièces au bureau de la chambre basse. Ce que regrette le député Gary Bodeau qui semble vouloir aller vite en besogne. 

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Convaincu que Le Premier Ministre aura un vote de non confiance des députés de la 50e législature, le député Jerry Tardieu veut anticiper sur la préparation de la période post-Lafontant. Dans ce sens, il fait une proposition de sortie de crise en dix points avec un nouveau premier ministre loin des chapelles politiques.

S'exprimant sur la situation actuelle que connait le pays, Jerry Tardieu invite ses pairs à réfléchir sur le choix d'un prochain premier ministre qui devrait être issu ni de la classe politique du président Jovenel Moïse, ni du parlement et encore moins de l'opposition.

Pour Jerry Tardieu le prochain  chef de la primature ne devrait être l'émanation d'aucune chapelle  politique pour laisser libre choix à ce technicien de résoudre les problèmes socio-économiques auxquels le pays est durement confronté depuis plusieurs années.

Le Député de Pétion ville écarte également le parlement pour éviter que le prochain locataire de la primature soit trop dépendant de ses pairs. "Il faut un homme qui inspire confiance" a t-il fait savoir.

Pour Le Président de la Commission sur l'amendement de la constitution, l'opposition est faible et elle ne peut en aucun cas faire des propositions sur le choix d'un nouveau premier ministre.

Dans sa proposition en dix points, Jerry Tardieu invite le prochain chef de la primature à prendre acte de la gestion des fonds de l'Etat durant les dix dernières années, la recherche d'un appui budgétaire de 750 millions de dollars et de la mise en place d'une politique qui prend en compte les petites bourses et les grands entrepreneurs victimes des émeutes des 6 et 7 juillet écoulé.

Jerry Tardieu qui n'a révélé le nom d'aucun éventuel candidat à la primature annonce que l'avenir de la 50e législature serait sombre si Jack Guy Lafontant n'obtenait pas un vote de non confiance ce samedi lors de la séance d'interpellation. S'il dit croire que le départ de M. Lafontant ne va pas résoudre tous les problèmes du pays, l'élu de Petion ville reste convaincu qu'il est un élément de la solution.

HPN

 

 Suite à sa rencontre avec les responsables de la Banque de la République d’Haiti, mardi, particulièrement le Gouverneur Jean Baden Dubois, la commission économie et finances du Sénat, toujours dans le cadre des discussions enclenchées autour du Budget rectificatif 2017-2018, s’est assise ce mercredi avec le Forum Économique du Secteur Privé.

 « Tenant compte du rôle important qu’ont à jouer les commerçants, les investisseurs entre autres par le biais des emplois créés et des taxes collectés par l’État en vue d’augmenter ses recettes, l’on a jugé nécessaire de rencontrer le Forum», déclare le Président de la commission, le Sénateur Jean Rigaud Bélizaire. « Plus on multiplie les emplois, plus on multipliera les recettes », poursuit-t-il.

 Avant de rencontrer les ministres des finances, de la planification et de la coopération externe, etc., explique Jean Rigaud Bélizaire, la commission a estimé nécessaire de rencontrer cette structure dans le but de connaître ses préoccupations et de donner les suites utiles.

 Le Vice président de la commission, Jean François Sildor, affirme que la problématique de la contrebande, particulièrement dans les zones frontalières, a été également abordée lors des discussions avec le FESPA.

 Les activités de contrebande à la frontière amputent au seul PMA de l’hémisphère occidental au moins 8% de son PIB, représentant à cet effet entre 600 millions et 1 milliard de dollars américains, selon les chiffres avancés par les principaux intervenants  lors d’un atelier, organisé le mardi 3 avril dernier, dans un hôtel de la place, autour du thème « Mettre fin à la contrebande : instruments et perspectives » organisé par L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH).

Le Sénateur Jean Rigaud Bélizaire  a profité de l’occasion pour annoncer la plus prochaine rencontre de la commission prévue pour ce jeudi 2 août avec la Fédération Nationale des Magistrats Haïtiens (FENAMH) et l’Association réunissant les Asecs et Casecs de la République.

 

Wadner Voltaire

Dans une correspondance adressée au président du grand corps Joseph Lambert, dix (10) sénateurs ont décidé d’interpeller le Premier ministre Jack Guy Lafontant et son gouvernement estimant que l’actuel gouvernement de la république d’Haïti « n’a plus la confiance du grand corps », justifient-ils

En conséquence, les signataires ont formellement demandé au président du sénat de notifier le premier ministre et son gouvernement tout en entier pour « une motion de censure » lit-on de cette correspondance.

Les sénateurs interpellateurs dont certains sont membres de la majorité gouvernementale ont demandé au président du sénat de prendre les dispositions pour que la séance se tienne dans les prochaines 48 heures.

JCP

Provoquée en quelque sorte par les événements des 6 et 7 juillet dernier, cette nouvelle affaire est pourtant alimentée par deux Sénateurs, Ricard Pierre et le Président de la Chambre du Sénat Joseph Lambert.

Dans l’ambiance d’un vrai combat de coqs, où ils se sont heureusement- de l’avis de nombre citoyens- accusés mutuellement sur le réel de leur fonctionnement au Parlement et de celui de certains autres hauts dignitaires de l’État, ils ont offert à l’opinion des chiffres jusque-là inconnus  du grand public. Suite à ce spectacle, Joseph Lambert annonce l’annulation de certains avantages et subventions alloués aux Sénateurs.

 «Il y a tout une série de privilèges lié aux frais pour l’achat de poissons au cours de la période pascale, l’organisation d’activités culturelles, les fêtes champêtres, etc. que l’on va devoir annuler », déclare le Président de l’Assemblée nationale, en réponse aux rebondissements entraînés par son démêlé avec son collègue Ricard Pierre exposé sur le plateau des médias. Il poursuit en affirmant que la majorité de ses collègues Sénateurs serait partisane de la prise d’une telle mesure, surtout que ces frais les nuisent beaucoup plus qu’ils ne les arrangent.

 Ces mesures, selon les précisions du Président du grand corps, iront jusqu’à la réduction à leurs plus simples expressions des rubriques de subvention, des frais de déplacements à l’extérieur pour les Sénateurs, etc. Ainsi, le budget du Parlement sera-t-il amputer de près 800 millions à 1 milliard de gourdes, explique-t-il.

Cependant, tout en saluant cette nouvelle décision du Président du Sénat, les économistes Kesner Pharel et Eddy Labossière jugent ce montant insignifiant par rapport au budget irraisonné alloué au Parlement.

 Wadner Voltaire

Des rumeurs persistantes faisaient déjà croire que des "bases" (organisations populaires) ont été arrosées (monayées), dimanche 8 et lundi 9 juillet pour garder le calme après les émeutes du 6 et 7. Ce vendredi encore, presqu’au bord de larmes, le sénateur de l’Ouest, Jean Renel Sénatus, a dénoncé députés et sénateurs d’avoir accepté de l’argent de l’Exécutif pour continuer à prendre des décisions dans le sens de leurs intérêts personnels et cupides.

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Le Président de la Chambre des Députés attire l'attention sur le fait que le Parlement serait la cible d'une éventuelle incendie et du coup, appelle les autorités compétentes à assumer leurs responsabilités.
 
 
"Plusieurs tentatives de réaliser des séances à la Chambre des Députés ont  échoué en raison des peurs éprouvées par les Députés pour leur sécurité", rapporte le Président de la Chambre basse. 
 
L'élu de Delmas dit constater, depuis quelques temps, qu'une campagne de dénigrement est en train de concocter contre le Parlement en général et contre certains Députés en particulier. "Un Député est pour l'instant placé sous haute protection de la Police nationale en raison des menaces auxquelles il fait face depuis les derniers événements" confie-t-il.
 
En ce sens, Gary Bodeau affirme qu'il considère sa déclaration comme étant une alerte à l'opinion nationale et internationale. Il appelle le Premier ministre, faisant également office de Chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale, bien qu'il soit démissionnaire, et le Directeur général de la Police nationale  à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de protéger, nous notons, la vie des élus du peuple.
 
Par ailleurs, le Président de la Chambre basse annonce qu'il est sur le point de réfléchir de concert avec les autres membres du bureau et assure qu'il va  proposer à ses collègues  de clore cette session parlementaire un peu plus tôt. Car, argumente-t-il, "au Parlement, nous avons un service attaché à la sécurité du bâtiment, mais pas  personnel  pouvant faire face au terrorisme".
 
Gary Bodeau, en cette même occasion, pointe du doigt un certain secteur de la vie nationale qui croirait qu'incendier le Parlement arrangerait au mieux leurs agendas politiques.
 
 
Wadner Voltaire

Comme exigé par nombre voix de la société après les événements des 6 et 7 juillet dernier, sur la tribune de la chambre des Députés, ce samedi 14, Jack Guy Lafontant -contre toutes les conformités républicaines- a déclaré avoir remis sa démission au Président Jovenel Moïse sans la présentation d’aucune pièce justificative. L’on est le lundi 16 juillet, le Senat n’a jusque-là pas été notifié, d’après son Président Joseph Lambert.

«Si le gouvernement avait démissionné, il l’aurait notifié formellement et la séance d’interpellation n’aurait pas été initiée», souligne avec insistance le Président de l’Assemblée nationale Joseph Lambert, ce matin sur les ondes de Magic 9.  

Le fait que, argumente-t-il, la séance a été initiée et que la constitution stipule qu’elle doit être justement scellée par un vote, tel n’ayant pas été le cas, l’on se trouve perdu. À ce propos, vu l’issue à laquelle l’on vient d’assister,  la chambre basse a erré, a-t-il laissé comprendre plus loin.

Joseph Lambert, qui se dit esclave des principes et des règles, appelle, en ce sens, les concernés à se conformer aux exigences constitutionnelles.

 

Wadner Voltaire

Entre un ministre de la communication qui multiplie les interviews dans les médias pour tenter d’attirer les sympathies de plus d’un et les députés interpellateurs qui écrivent à leurs collègues  pro-gouvernementaux pour solliciter leur solidarité parlementaire, les principaux acteurs de la séance du 28 juin jouent leurs dernières cartes cherchant, chacun de leur coté, à tirer leur épingle du jeu.


Le ministre de la culture et de la communication, Joseph Guyler C. Delva, a multiplié  mardi ses interventions dans la presse pour tenter de convaincre sur la nécessité de maintenir le statu quo, a moins de 48 heures de la séance d’interpellation du premier ministre Jack Guy Lafontant dont les députés de l’opposition réclament la tête pour “Incompétence” et manque de résultat.


Nous devons marcher dans la voie de la stabilité, a dit à maintes reprises, le ministre Delva qui affirme que le gouvernement a pris toutes les mesures devant permettre au premier ministre de défendre le bilan de son administration par-devant l’Assemblée des députés ce jeudi 28 juin.


l’objectif, c’est d’éviter un vote de censure afin de préserver la stabilité souhaitée par plus d’un, a-t-il dit, se félicitant que le bloc majoritaire a la chambre basse, continue de supporter les actions du gouvernement.


A date, l’APH ne s’est pas désolidarisée, s’est réjoui l’ancien correspondant de Reuters en Haïti, confiant que le chef de la Primature obtiendra un vote de confiance des “députés du peuple”.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’opinion diverge dans le camp de la majorité pro-gouvernementale. 


Plusieurs membres du bloc APH ont fait savoir qu’ils pourraient voter dans le sens souhaité par leurs mandants ou tout simplement dans les mêmes termes que leurs collègues interpellateurs qui ne jurent que par un vote de censure.


Hier lundi, les députés interpellateurs ont adressé une correspondance à leurs collègues de la majorité pour solliciter leur solidarité parlementaire et sanctionner le premier ministre qu’il accuse de mauvaise gestion et de violation de la loi de finances 2017-2018.


De plus, ils estiment  que Dr Lafontant n’a pas respecté les engagements qu’il avait pris lors de la présentation de sa politique générale au parlement.


Le député Jean Marcel Lumérant reconnait que l’issue de la séance du 28 juin n'est pas connue d’avance car, a-t-il dit, le Président Jovenel Moise et son premier ministre Jack Guy Lafontant disposent de grands moyens.


Toutefois, il promet que, lors de cette séance, les députés qui souhaitent le départ de M. Lafontant présenteront un argumentaire qui placera leurs collègues de la majorité face de leurs responsabilités vis-a-vis de leurs mandats.


Aujourd’hui, le pays est mal gouverné, ajoute son collègue Reynald Exantus et cela se traduit, selon lui, par la détérioration des conditions de vie de la majorité des citoyens, a t-t-il dit.
Le 11 juin dernier, le premier ministre Jack Guy Lafontant n’a pas été en mesure de présenter le bilan des actions de son gouvernement lors de la séance en Assemblée nationale en ouverture de la 2e session de l’année législative.


Par Dodeley Orélus .

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