Haïti-Bilan présidentiel : Jovenel Moïse ferme sur les dossiers de corruption

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 « Durant mon mandat, personne ne doit subir de persécutions politiques dans ce pays. Je ne l’accepterai pas. Je l’ai dit et je le redis », a lancé le président Jovenel Moïse qui répondait mardi soir en conférence de presse bilan à une question du journaliste Roberson Alphonse sur les enquêtes relatives à son inculpation et le galvaudage des fonds du PetroCaribe.

A peine fini de vanter les réalisations de son administration, un an après son intronisation au pouvoir, une pluie de questions s’est abattue sur le chef de l’État, desquelles celle du rédacteur et responsable de section du quotidien Le Nouvelliste qui a attisé une réaction avec un ton des plus fermes du président de la République. 

D’abord, en ce qui concerne le dossier relatif à son inculpation, le premier citoyen de la nation dit attendre impatiemment que la Justice fasse son travail. A bien comprendre le président, le rapport de l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF) le concernant aurait eu bien des mensonges. Plus de 50 gros mensonges fomentés dans ce document, indique M. Moïse.

« J’ai un compte en gourde. Le certificat de la banque est aussi en gourde. Aujourd’hui, ce même compte est en dollar. Nous attendons la Justice de notre pays », argumente le président, insistant sur la nécessité de cesser les persécutions politiques en Haïti. 

Réagissant ensuite sur le second volet de la question du confrère concernant l’affaire de la gestion des fonds du PetroCaribe impliquant des ordonnateurs de l’État de septembre 2008 à septembre 2016, le président Jovenel Moïse a rappelé que la Constitution de 1987 ne permet pas au Parlement de faire un dossier et de le transmettre à la Justice.

D’après le président qui a fait allusion à la résolution votée en catimini par la majorité au Sénat composée du PHTK et alliés en l’absence des sénateurs minoritaires, il ne revient qu’à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) de juger les comptes des ordonnateurs nationaux.

« C’est la CSCCA dont je suis le garant de la bonne marche en tant que chef d’État, qui a la mission de rendre soit un arrêt de quitus faisant part d’une gestion régulière d’un serviteur de l’État ou un arrêt de débet engageant des démarches de correction (remboursement de fonds publics) et des sanctions pénales.

Le président dit n’avoir jamais vu une page de la Constitution où il est indiqué que le Parlement a le droit de faire un dossier et de l’acheminer ensuite à la Justice.

« Je suis le garant de la bonne marche des institutions républicaines. Je suis le chef de l’État, le président de la République. Je suis là pour protéger chaque citoyen envers et contre tous, jusqu’à ce que mon mandat prenne fin », a averti le locataire du Palais national, soulignant qu’il est temps dans ce pays que les uns cessent d’assassiner le caractère des autres.

Alix Laroche

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