Mali-mutinerie : L'international condamne mais le président Keïta annonce sa démission

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 Arrêté mardi par des soldats mutins, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit qu'il démissionnait et qu'il dissolvait le gouvernement et l'Assemblée nationale.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, dans la nuit de mardi 18 à mercredi 19 août, qu'il démissionnait et qu'il dissolvait le gouvernement et le Parlement après son arrestation plus tôt dans la journée par des soldats mutins.

"Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment", a déclaré le président Keïta dans une allocution diffusée par la télévision nationale ORTM. "Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l'Assemblée nationale et celle du gouvernement", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir", a-t-il poursuivi.

Ibrahim Boubacar Keïta, de même que plusieurs membres du gouvernement, ont été arrêtés à la suite d'une mutinerie de soldats sur la base militaire de Kati, aux abords de la capitale Bamako, aggravant la crise dans laquelle est plongé le pays, confronté à une insurrection jihadiste et une vague de protestations.

 

 

La Cédéao "condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l'ordre constitutionnel". Inquiets également, les États-Unis ont souligné, par la voix de leur émissaire pour le Sahel, Peter Pham, qu'ils "s'opposent" à tout changement de gouvernement en dehors du cadre légal, "que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité".

 

De son côté, le Premier ministre malien, Boubou Cissé, a appelé les soldats au dialogue pour résoudre la situation. La mutinerie "reflète une certaine frustration qui pourrait avoir des causes légitimes". "Le gouvernement du Mali demande aux auteurs de ces actes de se ressaisir", a déclaré Boubou Cissé dans un communiqué.

 

 

 

De son côté, la France a condamné avec la "plus grande fermeté" cette mutinerie, selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères. "La France partage pleinement la position exprimée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans le communiqué qu’elle vient de faire paraître et qui appelle au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes", ajoute le Quai d'Orsay.

 

Source : France 24

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