Monde-UE : Ursula Ven der Leyen nouvelle présidente de la commission européenne

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Cette Allemande énergique de 60 ans est devenue la première femme à diriger cette structure dans le vieux continent. Dans ces premiers mots, après avoir reçu son ampliation du Président de la commission électorale,  Ursula von der Leyen a appelé à une Europe forte.

 

Cette nouvelle femme forte de l'Europe a considérablement haussé son niveau de jeu, mardi matin, devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg. Dans un discours enlevé, vivant, humain, non dénué d’émotion lorsqu’elle évoque le projet européen qui trouve sa source dans les horreurs nazies ou le drame des réfugiés (elle a personnellement accueilli un jeune Syrien chez elle), la présidente désignée de la Commission européenne a sans doute conforté une majorité qui lui était déjà acquise.

Consciente qu’elle ne pourrait pas tout dire, elle a distribué en parallèle aux députés un long texte intitulé «Une Union plus ambitieuse, mon programme pour l’Europe» recensant ses engagements précis pour les cinq prochaines années.

D’emblée, la présidente désignée, née et élevée à Bruxelles (elle parle français et anglais), se place les pas de Simone Veil, première femme présidente du Parlement européen entre 1979 et 1982. «C’est grâce à elle, et à toutes les autres icônes européennes» qui «ont brisé les barrières et les conventions» que, quarante ans plus tard, «c’est finalement une femme qui est candidate à la présidence de la Commission européenne». Elle ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et annonce une Commission strictement paritaire, ce qui n’est jamais arrivé : elle demande donc aux gouvernements, qui ont le monopole des propositions, de lui présenter deux noms, un homme et une femme, afin qu’elle puisse équilibrer son exécutif.

Pour essayer de séduire les Verts, Ursula von der Leyen propose un «green deal» qui prévoirait la neutralité carbone en 2050. Elle soutient aussi un objectif plus ambitieux de réduction des émissions CO2 de 50% en 2030, voire de 55%. Pour rassurer les sociaux-démocrates, elle se prononce pour un salaire minimum adapté à chaque pays et la création d’un système de réassurance chômage européen pour aider les pays en crise. Elle plaide également pour une «garantie européenne»garantissant que tout enfant menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale ait accès «aux droits les plus fondamentaux».

HPN

Source : Libération

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