Venezuela : "toutes les options sont sur la table" pour les États-Unis

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"Toutes les options sont sur la table", a déclaré Mike Pence devant le Groupe de Lima, réuni à Bogota lundi 25 février, pour discuter des prochaines mesures à prendre contre le gouvernement de Nicolás Maduro. Une déclaration faite devant l'opposant Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays comme président par intérim du Venezuela.

Le vice-président des États-Unis a précisé que le gouvernement de Donald Trump envisageait toutes les éventualités face au président du Venezuela. "Nous espérons une transition pacifique vers la démocratie. Mais le président Trump a été clair : toutes les options sont sur la table", a-t-il déclaré.

Il a assuré à ce dernier qu'il pouvait compter sur le soutien total de Donald Trump. "Pour vous, président Guaido, un message très simple du président Trump: nous sommes avec vous à 100 %", lui a –t-il dit lors d’un entretien.

"Il est important de récupérer la démocratie au Venezuela"

L'opposant vénézuélien a pour sa part demandé aux participants à cette rencontre de se montrer ferme envers le dirigeant chaviste, dont ses adversaires jugent la réélection frauduleuse. "Il est important de récupérer la démocratie au Venezuela parce que ceux qui aujourd'hui usurpent le pouvoir menacent la stabilité du continent (...) Être permissifs avec l'usurpation du pouvoir serait une menace pour toute l'Amérique", a-t-il lancé.

Le président colombien Ivan Duque, hôte de la réunion et qui a plusieurs fois dénoncé la "dictature" au Venezuela, a renchéri en réclamant un "encerclement plus fort et efficace" du gouvernement de Nicolás Maduro. "Cette réunion doit servir à ce que l'encerclement soit plus fort, plus efficace et permette de construire rapidement cette transition que réclame le peuple du Venezuela", a-t-il dit.

La veille à Washington, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo n'avait pas exclu l'usage de la force, qualifiant le dirigeant chaviste de "pire du pire des tyrans" et se disant "certain que, grâce aux Vénézuéliens, les jours de Maduro sont comptés".

Le Groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada, a été créé en 2017 pour promouvoir une issue à la crise dans laquelle s'enfonce l'ancienne puissance pétrolière vénézuélienne. Il n'a pas reconnu le deuxième mandat de Nicolás Maduro, entamé le 10 janvier.

SOURCE :  AFP et Reuters

 
 
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