Les Etats-Unis qui ont toujours soutenu l’opposition vénézuélienne de Juan Guaido pour remplacer le président Nicolas Maduro au Venezuela, ont indiqué jeudi que la communauté internationale était désormais en faveur d’un gouvernement de transition pour la tenue de bonnes élections.

 

Selon un Tweet de l’ambassade des Etats-Unis en Haïti, 34 pays souhaitent l’établissement d’une transition pour organiser des élections libres et justes au Venezuela.

 

« La communauté internationale se rend compte que les élections programmées par le régime Maduro ne seront ni libres ni justes. 34 pays se sont joints à nous en faveur d'un gouvernement de transition, afin de donner au peuple vénézuélien la liberté & la démocratie qu'il mérite », lit-on dans le Tweet publié à Port-au-Prince.

 

Le président Maduro a programmé des élections législatives en décembre prochain dans un contexte de contestation pour remplacer l’actuelle Assemblée.

 

Pour sa part, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a indiqué dans une déclaration que la transition constituait la seule voie de sortie de crise.

 

« La meilleure voie vers la sortie de crise au Venezuela passe par la mise en place d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections présidentielles libres et équitables ».

 

Concernant la situation en Haïti M. Pomeo a récemment demandé au gouvernement haïtien d’organiser des élections libres et justes. Les mêmes conditions exigées au Venezuela.

Barack Obama, Hillary Clinton ou encore Kamala Harris. Cette dernière a été officiellement désignée colistière de Joe Biden. Tous ont appelé les électeurs à se rendre aux urnes, coûte que coûte, en novembre, afin de protéger la démocratie américaine d'un nouveau mandat de Donald Trump.

 

Un mot d'ordre : la participation. La convention démocrate a tenté lors de sa troisième soirée, mercredi 19 août, de mobiliser un maximum d'électeurs le 3 novembre prochain. Ce fut la soirée la plus réussie jusqu'ici, peut-être parce que les producteurs de cette convention virtuelle, pandémie oblige, ont peu à peu pris leurs marques. Peut-être aussi parce qu'elle a aligné le plus grand nombre de figures du parti.

 

Barack Obama était sans nul doute la tête d'affiche. L'ex-président américain a décidé de s'exprimer depuis un lieu hautement symbolique : le musée de la Révolution américaine de Philadelphie, ville où fut rédigée la Constitution des États-Unis. Le visage grave, il a tenu un discours d'une agressivité sans précédent à l'égard de son successeur.

 

"Donald Trump n'a pas évolué avec la fonction parce qu'il en est incapable. Et les conséquences de cet échec sont graves", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "170 000 Américains morts, des millions d'emplois envolés, nos pires pulsions libérées, notre fière réputation à travers le monde gravement rabaissée et nos institutions démocratiques menacées comme jamais auparavant". Selon Barack Obama, le milliardaire républicain a utilisé la présidence comme "un show de télé-réalité de plus".

 

Appel aux plus jeunes

Après avoir chanté les louanges du prétendant à la Maison Blanche Joe Biden, son "frère", Barack Obama a appelé les Américains à se rendre aux urnes en masse, à voter le plus tôt possible et à convaincre leur famille et amis de faire de même. "Ne les laissez pas vous enlever votre démocratie", a-t-il imploré.

 

L'ex-président s'est particulièrement adressé aux jeunes électeurs dont il redoute l'abstention : "Vous pouvez donner un nouveau sens à notre démocratie. Vous pouvez l'améliorer. (...) Mais toute chance de succès dépend entièrement de l'issue de cette élection. Cette administration a montré qu'elle réduira notre démocratie en morceaux pour l'emporter si nécessaire."

 

La soirée a aussi été marquée par la désignation officielle par le Parti démocrate de Kamala Harris comme colistière de Joe Biden. Elle aussi a déploré le bilan du 45e président américain : "Le manque de leadership de Donald Trump a coûté des vies et des modes de vie. [...] Nous méritons beaucoup mieux !", a-t-elle lancé.

 

Mais la sénatrice californienne, première femme de couleur à figurer sur un ticket présidentiel, a accompagné ses flèches d'un message d'espoir. "Quand nos enfants et nos petits-enfants nous demanderont 'Où étiez-vous lorsque les enjeux étaient si importants ?', nous ne leur dirons pas seulement ce que nous avons ressenti. Nous leur dirons ce que nous avons accompli".

 

"Le silence n'est pas une option"

Durant deux heures, les clips de campagne se sont succédé pour mobiliser les femmes, les jeunes et les minorités - un électorat crucial pour Joe Biden - sur des sujets qui leur tiennent à cœur : les violences par armes à feu, les expulsions d'immigrés, les violences sexuelles, la crise climatique... "Le silence n'est pas une option et on ne peut pas rester assis à ne rien faire cette fois. Nous devons tous voter comme si nos vies en dépendaient, car c'est le cas", a plaidé Billie Eilish, la chanteuse de tout juste 18 ans qui est devenue l'idole de sa génération.

 

Hillary Clinton, la candidate démocrate battue par Donald Trump en 2016, bien qu'elle ait remporté le vote populaire, a tenu à ce que son exemple serve de leçon. "N'oubliez pas, Joe et Kamala peuvent battre Trump avec trois millions de voix d'avance et perdre quand même, j'en sais quelque chose !"

 

Nancy Pelosi, patronne des démocrates à la Chambre des représentants, est allée encore plus loin en pointant l'importance du vote pour le président mais aussi pour le Congrès. Sans quoi, le programme de Joe Biden ne pourrait pas être mis en application. "Il nous faut augmenter notre majorité à la Chambre et remporter la majorité au Sénat", a-t-elle imploré.

 

Jeudi, dernier soir de la convention, c'est Joe Biden qui livrera son discours d'acceptation de l'investiture démocrate. Un exercice plus long que d'habitude et donc risqué pour un candidat parfois gaffeur qui a fait le pari de la discrétion jusqu'ici.

 

 

 

 Arrêté mardi par des soldats mutins, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit qu'il démissionnait et qu'il dissolvait le gouvernement et l'Assemblée nationale.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, dans la nuit de mardi 18 à mercredi 19 août, qu'il démissionnait et qu'il dissolvait le gouvernement et le Parlement après son arrestation plus tôt dans la journée par des soldats mutins.

"Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment", a déclaré le président Keïta dans une allocution diffusée par la télévision nationale ORTM. "Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l'Assemblée nationale et celle du gouvernement", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir", a-t-il poursuivi.

Ibrahim Boubacar Keïta, de même que plusieurs membres du gouvernement, ont été arrêtés à la suite d'une mutinerie de soldats sur la base militaire de Kati, aux abords de la capitale Bamako, aggravant la crise dans laquelle est plongé le pays, confronté à une insurrection jihadiste et une vague de protestations.

 

 

La Cédéao "condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l'ordre constitutionnel". Inquiets également, les États-Unis ont souligné, par la voix de leur émissaire pour le Sahel, Peter Pham, qu'ils "s'opposent" à tout changement de gouvernement en dehors du cadre légal, "que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité".

 

De son côté, le Premier ministre malien, Boubou Cissé, a appelé les soldats au dialogue pour résoudre la situation. La mutinerie "reflète une certaine frustration qui pourrait avoir des causes légitimes". "Le gouvernement du Mali demande aux auteurs de ces actes de se ressaisir", a déclaré Boubou Cissé dans un communiqué.

 

 

 

De son côté, la France a condamné avec la "plus grande fermeté" cette mutinerie, selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères. "La France partage pleinement la position exprimée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans le communiqué qu’elle vient de faire paraître et qui appelle au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes", ajoute le Quai d'Orsay.

 

Source : France 24

 

 

 

 

 

Le président Jovenel Moïse sera en République Dominicaine pour participer à l'investiture du président dominicain élu, Luis Abinader, le 16 août prochain, a confirmé la chancellerie dominicaine.

 

Le ministre des Affaires étrangères de la République Dominicaine, Roberto Alvarez en a fait l'annonce, soulignant également que le Chancelier haïtien, Claude Joseph, participera à l’événement.

 

Entre temps, Haïti Press Network a appris que le président dominicain sortant Danilo Medina, a régularisé le statut de plus de 700 dominicains d’ascendance haïtienne.

Il s’agit en fait de 750 Dominicains rendus apatrides par l’arrêt 168-13 de la cour constitutionnelle dominicaine qui ont recouvré leur nationale dominicaine grâce à un décret pris, le 16 Juillet dernier, par le président dominicain sortant Danilo Medina. 

L’information est confirmée par l’ex-ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison qui souligne qu’il s’agit d’une première liste de personnes ayant rempli les critères établis.

Mr. Paraison dit espérer que la prochaine équipe gouvernementale en République dominicaine continuera sur la même lancée.

Plus de 8 mille personnes ont été rendues apatrides par l’arrêt 168-13.

GA/JCP/HPN

 

Crise sanitaire oblige, l'ancien vice-président des États-Unis, Joe Biden, sera officiellement désigné candidat à l'élection présidentielle contre Donald Trump lors d'une convention démocrate qui se tient entièrement en ligne. L'ancienne première dame Michelle Obama comptera parmi les premiers orateurs, lundi, pour l'ouverture. 

 

Bouleversée par la pandémie de Covid-19, la convention démocrate qui doit faire de Joe Biden le candidat officiel du parti à la présidentielle américaine de novembre s'ouvre, lundi 17 août, pour quatre jours dans un format inédit.

 

La crise sanitaire en cours a contraint les démocrates à renoncer au rassemblement initialement prévu à Milwaukee, dans le Wisconsin, et à le remplacer par une série de discours en visioconférence de deux heures diffusés en début de soirée.

 

Parmi les orateurs annoncés ce lundi figurent notamment Bernie Sanders, sénateur indépendant du Vermont et ancien adversaire de Joe Biden dans la course à l'investiture démocrate, l'ex-première dame Michelle Obama ou encore le Républicain John Kasich, ancien gouverneur de l'Ohio qui avait brigué l'investiture républicaine contre Donald Trump en 2016.

 

La jeune élue new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez, l'une des principales voix de l'aile la plus progressiste du Parti démocrate, doit également faire un discours lors de la convention. Le Parti démocrate espère que cette parade d'ouverture soulignera l'unité de la coalition anti-Trump, après la convention de 2016 marquée par les rancœurs persistantes entre Bernie Sanders et Hillary Clinton.

 

Les étoiles montantes du parti mises en avant

Les organisateurs ont par ailleurs annoncé que 17 jeunes hommes et femmes politiques considérés comme des étoiles montantes du Parti participeraient au traditionnel discours d'ouverture, espérant ainsi apaiser la grogne de certains jeunes militants latino-américains qui estimaient que leur temps de parole avait été trop limité.

 

Joe Biden, qui doit être formellement investi mardi, doit prononcer le discours de clôture de la convention jeudi. Sa colistière, Kamala Harris, première femme noire à figurer sur un "ticket" présidentiel, prononcera quant à elle un discours mercredi après son investiture.

 

Selon les organisateurs, la première soirée de la convention démocrate sera également l'occasion de présenter des portraits d'Américains confrontés aux répercussions de la pandémie de Covid-19.

 

"Cette convention est l'occasion de mettre l'accent, face à un large public, sur les échecs de l'administration Trump dont pâtissent les Américains", a expliqué Ed Rendell, ancien gouverneur de Pennsylvanie et ami de longue date de Joe Biden.

 

Un défi pour enthousiasmer les foules

En l'absence des foules de partisans qui animent traditionnellement ces conventions, les organisateurs sont confrontés au défi de donner de l'élan à la campagne et de développer l'enthousiasme autour du candidat démocrate.

 

Joe Biden devance Donald Trump dans les sondages nationaux effectués à l'approche des conventions des deux partis. De son côté, l'actuel locataire de la Maison Blanche sera formellement investi pour être candidat à un second mandat lors de la convention du Parti républicain la semaine prochaine.

 

Désireux de ne pas laisser le champ libre à son adversaire, Donald Trump prévoit ces prochains jours des visites de campagne dans quatre États susceptibles d'être cruciaux dans la bataille pour la Maison Blanche. Il doit se rendre lundi dans le Minnesota et le Wisconsin, mardi dans l'Arizona et jeudi à Scranton, ville natale de Joe Biden, en Pennsylvanie.

 

Avec Reuters

 

 

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, qui affrontera Donald Trump en novembre, a annoncé, mardi, qu’il avait choisi la sénatrice de Californie, Kamala Harris, pour être sa vice-présidente.

 

 

De candidate à la présidentielle à potentielle vice-présidente des États-Unis. Joe Biden a choisi la sénatrice de Californie, Kamala Harris, comme colistière pour l'élection présidentielle américaine de novembre, a-t-il annoncé, mardi 11 août, sur Twitter.

 

Forte d'un parcours brillant, digne du meilleur rêve américain malgré des chapitres controversés, la sénatrice de 55 ans qui rêvait de devenir la première présidente noire des États-Unis tentera finalement en novembre, à ses côtés, de devenir la première femme vice-présidente.

 

Mais avec toujours, sans doute, un œil sur la présidentielle de 2024 et l'espoir de briser, alors, l'ultime plafond de verre.

 

 

Pionnière

"Ma mère me disait souvent : Kamala, tu seras peut-être la première à accomplir de nombreuses choses. Assure-toi de ne pas être la dernière", aimait à répéter Kamala Harris lors de sa campagne malheureuse pour l'investiture démocrate.

 

Depuis les débuts de sa carrière, cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère indienne accumule les titres de pionnière.

 

Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'État le plus peuplé du pays.

 

Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la deuxième sénatrice noire dans l'histoire américaine.

 

La sénatrice de Californie prendra la parole le 19 août lors de la convention d’investiture, que le parti démocrate tiendra en ligne pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

 

Source :  AFP, Reuters et France 24

 

 

La crise sanitaire du Coronavirus n'a pas joué sur les enjeux politiques laissant les acteurs à couteau tiré dans une arène qui semble pourtant dégagé pour le gouvernement avec le credo de Jovenel Moïse qui ne jure que par Washington (Département d'Etat et Maison Blanche) et New York(Nations Unies). Les Lobbyistes s'activent de toutes parts pour soigner l'image du chef de l'Etat Haïtien et renforcer son aura auprès de l'International particulièrement des Etats Unis.

 

 Mais les Etats Unis restent le couloir d'une démocratie active avec un élément basique du régime démocratique : L'alternance. Et c'est ce qui va se jouer aux Etats Unis en Novembre prochain si Donald Trump ne change pas la date du scrutin. Un scrutin qui pourrait aussi être décisif pour la nation haïtienne. Bizarre, mais c'est aussi la réalité géopolitique depuis plusieurs années. Ce ne sont pas les anciens collaborateurs du Feu René Préval qui viendront dire le contraire avec l'élection présidentielle de 2010 qui a laissé un gout amer politiquement sur les papilles Jude Célestin.

 

Mais, il se trouve que l'inverse peut jouer des tours au candidat républicain. Des tractations sont en cours pour se rapprocher de l'équipe du candidat démocrate Joe Biden, en bonne position dans les sondages pour remporter le scrutin de Novembre. Karine Jean Pierre, cette américaine de parents haïtiens née à la Martinique, est la conseillère principale de Joe Biden. Tous les yeux des politiques en Haïti sont fixés sur cette femme de 43 ans.

 

Ancienne analyste politique de plusieurs médias de renom aux Etats Unis, Karine Jean Pierre, fille d'immigrants haïtiens, s'est fait une renommée dans le milieu politique américain. La bataille politique en Haïti s'est transportée dans la cour de Washington. Donc une belle façon pour les protagonistes haïtiens de s'inviter aux affaires intérieures de la plus grande démocratique. Le combat a été difficile pour l'opposition haitienne face à la représentante de l'administration Trump dans le pays.

 

Supporteure inconditionnelle et logique de Jovenel Moïse, Michèle Sison, n'a jamais été aussi bien dans son tailleur d'ambassadrice, invitant sans cesse les protagonistes à un dialogue inclusif sachant que l'opposition ne veut plus dialoguer avec Jovenel Moïse après le rapport de la Cour supérieure des comptes sur le Petrocaribe où le nom du Président est cité à plusieurs reprises dans des détournements de fonds.

 

Michèle Sison pour rassurer l'entourage du chef de l'Etat, a fait défilé au Palais National, des poids lourds de la politique étrangère américaine notamment Madame Kelly Craft, ambassadrice des Etats Unis aux Nations Unis, sans oublier la visite du numéro 3 du département d'Etat David Hale. Ce qui a affaibli considérablement l'opposition politique malgré les nombreuses manifestations et la démonstration de force avec les barricades enflammées bloquant plusieurs artères du pays.

 

L'opposition démocratique semble avoir compris la leçon. Aujourd'hui, la mobilisation se fait dans les groupuscules de la diaspora, les incitant à sensibiliser nos compatriotes ayant droit de vote à balancer le candidat Républicain au  profit du démocrate. L'électorat haïtien n'est pas à minimiser compte tenu du nombre de grands électeurs dans la Floride. D'ailleurs, Donald Trump avait joué le jeu du mensonge politique pour acquérir le vote des Haïtiens contre Hillary Clinton, dont la famille est impliquée dans une affaire de corruption en Haïti après le tremblement de terre. Une stratégie payante, puisque les Haïtiens avaient donné leur vote à Trump, lui permettant de gagner sur le fil ces élections.

 

Le gouvernement en place ne restera pas inactif. Jovenel Moïse déplacera aussi ses pions chez l'oncle Sam pour rassurer ses arrières et prolonger son mandat à février 2022. La bataille infertile menée par l'opposition dite démocratique se fera cette fois non pas avec des pneus enflammés mais avec les armes du pouvoir : le lobby.  Mais cette opposition aura t-elle les moyens de cette stratégie coûteuse ? Saura t-elle trouver les personnages clés pour gagner cette bataille ?

 

De toute façon,  il y aura un gagnant si les élections ont lieu. Même si Joe Biden gagne rien n'est joué à l'avance. Tout dépendra de la continuité de la politique étrangère à l'égard du Venezuela. Qui osera donner la garantie aux démocrates d'isoler Nicolas Maduro? Ce n'est certainement pas un Moïse Jean Charles, un Youri Latortue, un André Michel. Bref, pas l'opposition politique qui a été très acide face à la décision de Jovenel Moïse de lâcher Maduro.

 

Si certains démocrates ne sont pas enthousiastes, face à une éventuelle candidature de Michel Martelly à la présidence haïtienne, un fait reste et demeure, le chanteur atypique a beaucoup d'amis dans le parti démocrate et qui sont très influents. Des supports non négligeables sur lesquels l'opposition ferait bien attention. On en est pas encore là, mais il faut sérieusement y penser car nos souhaits ne sont pas toujours la réalité.

 

ET/HPN

 

 

 

 

 

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