Mgr Gomez félicite le candidat démocrate désigné vainqueur de la présidentielle, deuxième dirigeant de l’Histoire des États-Unis, après John F. Kennedy, à professer la foi catholique.
 
 

Le président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, l'archevêque de Los Angeles, José H. Gomez, a publié la déclaration suivante sur les élections présidentielles qui, selon les projections des principaux médias américains, ont vu la victoire du candidat démocrate Joe Biden :

 

«Nous remercions Dieu pour les bienfaits de la liberté. Le peuple américain s'est exprimé lors de ces élections. Le moment est venu pour nos dirigeants de se rassembler dans un esprit d'unité nationale et d'engager le dialogue et faire des compromis pour le bien commun.

 

En tant que catholiques et Américains, nos priorités et notre mission sont claires. Nous sommes ici pour suivre Jésus-Christ, pour témoigner de son amour dans nos vies et pour construire son royaume sur terre. Je crois qu'en ce moment de l'histoire des États-Unis, les catholiques ont le devoir particulier d'être des artisans de paix, de promouvoir la fraternité et la confiance mutuelle et de prier pour un esprit renouvelé de vrai patriotisme dans notre pays.

 

La démocratie exige que nous nous comportions tous comme des personnes vertueuses et pratiquant l’autodiscipline. Elle exige que nous respections la libre expression des opinions et que nous nous traitions mutuellement avec charité et civilité, même si nous pouvons être en profond désaccord dans nos débats sur des questions de droit et de politique publique.

 

Ce faisant, nous reconnaissons que Joseph R. Biden, Jr. a reçu suffisamment de voix pour être élu 46e président des États-Unis. Nous félicitons M. Biden et reconnaissons qu'il rejoint le défunt président John F. Kennedy en tant que deuxième président des États-Unis à professer la foi catholique. Nous félicitons également la sénatrice de Californie Kamala D. Harris, qui devient la première femme de l'histoire à être élue vice-présidente.

 

Nous demandons à la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de cette grande nation, d'intercéder pour nous. Qu'elle nous aide à travailler ensemble pour réaliser la belle vision des missionnaires et des fondateurs des États-Unis : une nation sous Dieu, où le caractère sacré de toute vie humaine est défendu et où la liberté de conscience et de religion est garantie».

 

Source : Vatican News

 

L'équipe de campagne de Donald Trump a annoncé, mercredi, trois offensives judiciaires en demandant le recomptage des voix dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Pour la première fois en vingt ans, les Américains ne connaissent pas le nom de leur président au lendemain du vote.

 

Donald Trump s'est engagé dans une véritable bataille judiciaire. Le président sortant a demandé, mercredi 4 novembre, de suspendre le dépouillement ou de recompter les bulletins dans trois États-clés où les résultats s'annoncent serrés : Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin.  

 

Le chef d'État sortant avait déjà menacé, dans la nuit de mardi à mercredi, dans une allocution confuse, de saisir la Cour suprême, tout en restant évasif sur les motifs. 

 

 

Le directeur de campagne de Donald Trump, Bill Stepien, a ensuite annoncé vouloir un recomptage des suffrages dans le Wisconsin, au motif que des "irrégularités ont été rapportées dans plusieurs de ses comtés". "Le président est dans la marge qui permet de demander un recomptage et nous allons le faire immédiatement", a-t-il écrit. 

 

Dans le Wisconsin, les règles électorales permettent à un candidat distancé par moins de 1 % des votes de demander un recompte. L'État prend en charge les frais si l'écart est inférieur à 0,25 %. 

 

Joe Biden a remporté 20 000 voix de plus que le président républicain dans cet État, ce qui lui permet de gagner 10 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour remporter l'élection. 

 

Par ailleurs, la campagne Trump a saisi la justice dans l'État voisin du Michigan pour suspendre le dépouillement et obtenir un "réexamen" des bulletins déjà recensés. 

 

Bill Stepien a assuré que ses équipes n'avaient "pas eu accès à plusieurs sites pour observer le dépouillement et le comptage des bulletins de vote" contrairement à ce que prévoient les lois locales.  

 

Dans cet État, le candidat démocrate dispose d'une avance d'environ 50 000 voix sur Donald Trump, selon des résultats partiels qui portent sur 94 % des suffrages. 

 

Enfin, la campagne Trump, arguant là encore d'un manque de transparence, souhaite interrompre le dépouillement en Pennsylvanie. "Les yeux du pays sont braqués sur la Pennsylvanie mais la Pennsylvanie compte les suffrages exprimés par courrier à l'abri des regards et cela doit cesser", a estimé Bill Stepien. 

 

Le président républicain a environ 350 000 voix d'avance sur 84 % des suffrages déposés dans cet État. Mais les derniers bulletins sont arrivés par courrier, une procédure plébiscitée par les électeurs démocrates, ce qui pourrait donc inverser le résultat définitif. 

 

HPN

Source : France 24

 

 

Plus de 12 millions de votes ont été déposés dans ces quatre États, ce qui pourrait être crucial pour déterminer le prochain président. Trump a remporté la Floride d'un peu plus d'un point de pourcentage lors du dernier cycle électoral en 2016.
 
 
 
Au cours de la semaine dernière, les électeurs de moins de 30 ans ont légèrement augmenté leur part de l'électorat à vote anticipé dans la Floride, de 8% à 10%. D'autres groupes d'âge ont également connu de légères augmentations, réduisant encore davantage la domination des électeurs âgés de 65 ans ou plus en Floride, qui représentaient 45% des premiers électeurs il y a une semaine, mais ne représentent plus que 39%.
 
 
L'électorat  précoce de la Floride est légèrement plus diversifié qu'à cette époque il y a quatre ans. La part des électeurs hispaniques dans le vote pré-électoral est passée de 14% il y a quatre ans à 16% maintenant, et la part des électeurs noirs a légèrement augmenté, passant de 12% à 13% maintenant. Le vote des électeurs blancs est en baisse de trois points par rapport à l'année 2016.
 
 
Les républicains réduisent l'écart dans les bulletins de vote préélectoraux. Les démocrates mènent actuellement de quatre points. Il y a une semaine, c'était neuf points. L'avantage du parti n'est pas prédictif du résultat - mais un sondage national montre que de nombreux républicains préfèrent également voter en personne le jour du scrutin plutôt que tôt.
 

Caroline du Nord

Trump a remporté le Tar Heel State de plus de trois points de pourcentage en 2016. Les jeunes continuent de voter en grand nombre en Caroline du Nord. La semaine dernière, les électeurs de moins de 30 ans représentaient environ 11% des premiers électeurs, mais c'est maintenant un peu plus de 12%.
 
Les démocrates ont perdu une partie de leur avance lors du vote préélectoral. La semaine dernière, ils avaient un avantage de 12 points sur les républicains lors des votes. Actuellement, il se situe à huit points.
 
Par race, les électeurs blancs représentent la majorité des votes déjà exprimés en Caroline du Nord à 72%, suivis des électeurs noirs avec la deuxième plus grande part de ces bulletins à 22%. Cela reste presque identique à la composition raciale de l'électorat votant tôt il y a quatre ans.
 

Iowa

L'Iowa reste un champ de bataille compétitif ce cycle après que Trump a remporté l'État Hawkeye de plus de neuf points de pourcentage en 2016. L'État a également une course clé au Sénat entre le républicain sortant Joni Ernst et la challenger démocrate Theresa Greenfield.
 
 
Les démocrates continuent de voter à un taux beaucoup plus élevé que les républicains, comme en 2016. À 49% du vote préélectoral, les démocrates ont une avance de 17 points sur les républicains, qui se situent à 32%. Les républicains, cependant, ont légèrement réduit cet écart la semaine dernière de quatre points.
 
 
Par race, l'électorat actuel de l'Iowa avant le jour des élections est similaire à l'année 2016, les électeurs blancs représentant la grande majorité des premiers électeurs à 94%.
 
 
L'Iowa n'a pas vu un changement aussi important dans la répartition par âge que certains autres États. Les électeurs de moins de 30 ans représentent 10% de tous les premiers électeurs, soit seulement trois points par rapport à cette époque il y a quatre ans. Les électeurs de 30 à 64 ans sont en hausse de cinq points, passant de 42% du taux de participation à ce stade il y a quatre ans à 47% maintenant. Les électeurs de 65 ans et plus représentent une part moins importante des premiers électeurs qu'il y a quatre ans.
 

Nevada

Le Nevada avait une faible marge de défaite pour Trump il y a quatre ans, environ deux points de pourcentage le séparant d'Hillary Clinton.
 
L'électorat  précoce du Nevada est plus jeune que la semaine dernière. Jusqu'à présent, onze pour cent des électeurs ont moins de 30 ans; la semaine dernière, ce n'était que 9%. Les électeurs de 65 ans ou plus sont passés de 40% des premiers électeurs la semaine dernière à 35% maintenant.
 
 
Environ les deux tiers des bulletins de vote pré-électoraux du Nevada proviennent d'électeurs blancs, ce qui représente une légère baisse par rapport à 70% il y a quatre ans. Les électeurs hispaniques représentent la deuxième plus grande part de ces bulletins avec 13%, une légère hausse par rapport à 2016. Les électeurs noirs et les électeurs asiatiques ont également vu leur part du vote anticipé augmenter d'un point de pourcentage.
 
 
Les républicains réduisent l'avantage démocrate lors du vote pré-électoral. La semaine dernière, les démocrates ont mené les républicains par 12 points. Alors que de plus en plus de bulletins de vote ont été retournés dans l'État du vote par correspondance, les 42% des votes exprimés par les démocrates ne sont plus que sept points de plus que les 35% des républicains.
 
HPN
 
Source : CNN
 

 

 

Pour le Premier face à face de ce mardi soir entre les deux candidats à la Présidentielle américaine, le débat était on ne peut plus tendu entre les deux hommes qui apparemment s’y étaient préparés. Donald Trump en mauvaise position dans les intentions de vote a, comme son habitude attaqué sur tous les fronts le candidat démocrate pour essayer de le déstabiliser mais sans succès. Cependant, l'ancien Vice-Président n'a pourtant pas ménagé ses propos face à un Président en exercice allant jusqu'à le qualifier de "menteur" et de "Clown".

 

Sur les sujets sensibles comme la gestion du Covid 19 qui a fait plus de 200 mille morts aux Etats unis, Joe Biden a vertement critiqué son adversaire l'accusant d'avoir pris trop à la légère cette maladie qu'il a qualifié de grippe saisonnière. L'ancien Vice-Président a même qualifié de racistes certaines décisions prises par l'administration Trump soulignant que plusieurs afro-américains atteints de covid 19 sont morts faute soins. 

 

Joe Biden a également attaqué Donald Trump sur la gestion de la crise Georges Floyd qu'il n'a jamais ouvertement réprimé ayant peur de perdre ses principaux électeurs d'extrême droite. Toutefois, le Président Républicain candidat à sa propre succession ne s'est pas laissé accusant "Joe" comme il l'a appelé pendant tout le débat à vouloir reconfiner les américains s'il est élu président le 3 novembre. Sur la question des votes par correspondance, Donald Trump annonce les couleurs parce que selon lui, le risque de fraude est élevé voulant ainsi dissuader les américains de ne plus voter par la poste alors que son adversaire avance qu'il acceptera le verdict des urnes.

 

Sur la question du Climat, Donald Trump s'est défendu sur les raisons qui l'ont poussé l'accord de Paris paraissant peu convaincant avec son programme "Green deal" alors  que son adversaire Joe Biden était plus à l'aise annonçant dès sa rentrée à la maison Blanche qu'il signera cet accord sur le changement climatique. Qu'il mettra en place un programme d'économie verte avec des milliers de voitures électriques et 500 mille points de recharges.

 

Ce soir, il est difficile de dire qui a gagné le débat, toutefois, Joe Biden a pu contenir la stratégie du candidat Républicain qui voulait le déstabiliser. Il y a encore deux autres face à face prévus avant le 3 Novembre et après celui de l'OHIO.

 

ET/HPN 

 

 

À quelques heures de la tenue de l’élection présidentielle, le journaliste haïtien de la Floride, Esaie Boncoeur évoque la motivation sans précédent des Américains à aller voter en 2020 contrairement aux joutes de 2016.

 

 

« Le constat est qu’avant le jour-J du 3 novembre des élections environ 80 millions d’américains ont déjà voté », précise le confrère de la radio Tempo à Orlando aux micros de Top Haïti.

 

 

Pour Esaie Boncoeur, les gens faisant partie de la communauté noire des États-Unis qui n’étaient pas sortis en masse aux élections présidentielles précédentes, les jeunes qui viennent d’atteindre leur majorité pendant ces compétitions électorales et l’ensemble des Américains qui ne s’étaient pas rendus aux urnes en 2016 pour la majorité ont voté le candidat démocrate Joe Biden. Ce qui confère, selon le journaliste, à l’ancien vice-président démocrate sous l’administration du président Barack Obama, une avance significative sur son rival le président en fonction des États-Unis, Donald Trump.

 

 

Les démocrates, souligne Esaie Boncoeur, pourraient réaliser un coup historique ce 3 novembre 2020 en gagnant l’État de Texas réputé pro-républicain et très important en termes de grands électeurs au Collège électoral américain. « De mémoire, ce fut en 1976 avec les élections du Président Jimmy Carter que l’État de Texas avait voté pour un candidat démocrate », note Esaie Boncoeur, analyste politique dans la communauté haïtienne à Orlando.

 

 

En ce qui a trait aux États Clés qui font habituellement basculer le vote, Esaie Boncoeur informe que les médias américains restent prudents après les expériences de 2016 à partir desquelles les sondages qui donnaient des avances considérables à Hillary Clinton candidate démocrate d’alors n’ont pas été vérifiés aux urnes le jour du vote.

 

Cependant, les derniers sondages dans ces États-clés rendent confortable Joe Biden qui gagnerait selon ces derniers onze (11) sur treize (13) de ces Etats appelés également indécis selon le journaliste qui’intervenait sur Top Haïti.

 

 

 

A l'occasion de la 50e Assemblée Générale de l'Organisation des États Américains (OEA), 20-21 octobre 2020, le secrétaire général de l'organisation hémisphérique, Luis Almagro a prononcé un discours essentiellement basé sur les défis de la pandémie de Covid-19. Toutefois, il en a profité pour parler de la situation économique de la région ainsi que des élections qui ont eu lieu en Bolivie où le dauphin d'Evo Morales a remporté la présidentielle.

 

Lors du dernier processus électoral en Bolivie, nous félicitons le vainqueur et félicitons chacun des participants car - comme l'a souligné hier un Bolivien - un peuple qui a un seuil de douleur élevé, une grande capacité de résilience a démontré la possibilité de faire des élections libres, transparentes et juste, avec un résultat qui établit clairement la légitimité du prochain gouvernement de Luis Arce, a déclaré Luis Almagro.

 

Alors que des mouvements de protestation ont conduit à l'éviction d'Evo Morales du pouvoir, M Almagro n'a pas remis en cause la victoire du dauphin du président déchu mais s'est montré satisfait d'avoir instauré un dialogue fondé sur la réalisation de stratégies et de solutions régionales pour aborder les quatre piliers essentiels de l'organisation, nous citons : démocratie, droits de l’homme, sécurité multidimensionnelle et développement intégral.

 

Le droit à la liberté de mouvement, à la liberté de réunion et à la liberté d'association, nous avons été contraints de reconsidérer l'esprit de ces droits pour garantir l'ordre public nécessaire à la préservation de la vie, a-t-il souligné.

 

A rappeler que la cérémonie s’est déroulée de façon virtuelle en raison de la pandémie de coronavirus. Une situation qui révèle la fragilité des systèmes politiques, sociaux et économiques dans lesquels évoluent les citoyens des états membres, selon le diplomate uruguayen.

 

 

Marvens Pierre

 

 


C’est sans surprise,  le Président  dominicain, Luis Abinader, décide d’annuler  la  nomination de 110 représentants consulaires de diverses ambassades et bureaux diplomatiques dominicains dans dix (10) pays dont 36 occupaient  un siège au consulat de la République dominicaine en Haïti.

 

Les décrets émis par le président lundi après-midi (numéros 505-20 et 506-20) mettent fin au service des fonctionnaires qui, outre Haïti, ont été nommés en Espagne, France, Grèce, Égypte, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Cuba et Equateur.

 

Suivant les articles 11 à 46, du décret 505-20, le Président a destitué 36 représentants dominicains de leurs fonctions diplomatiques en Haïti, dont 10 fonctionnaires consulaires à Port-au-Prince, 18 à Juana Méndez et 8 vice-consuls au Cap Haïtien.

 

Parmi les nominations restées sans effet, figurent celles de Clemente Martínez, Antonio García Lorenzo, Odalís Alberto Ledesma Cordero, Aneuris Francisco Espinosa Mateo et Apolinar Montero Batista, vice-consuls à Puerto Príncipe; Mario Tadeo Cáceres Perdomo, Marlenne Elaine Mora de Núñez, Rafael Calderón, Francisco Bernaldo Castillo et Heidy Vanessa Acosta de Cornelio, vice-consuls à Juana Méndez.

 

En outre, ceux d'Andrés Zabala Tapia, Dominga Beriguete, Domingo Castillo, Pedro Madera et Pedro Julio Meléndez, vice-consuls dominicains au Cap Haïtien. Ce gros coup de balai dans la diplomatie dominicaine, est un signal fort que le Président dominicain n’accepte pas de corrompus dans son administration.

 

Yves Paul LEANDRE  

 

 

Plus d'articles...

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages