Les autorités sanitaires chinoises ont recensé, lundi, 98 nouveaux décès en raison de l'épidémie de Covid-19, soit un total de 1 868 morts en Chine continentale. Le nombre de cas de contamination est, lui, en recul par rapport à la veille dans la province.

 

Le nombre de nouveaux cas de contamination au coronavirus, désormais appelé Covid-19, diminue de jour en jour. Le bilan a atteint 1 868 morts en Chine continentale, après le décès de 98 nouvelles personnes, lundi 17 février, selon les chiffres officiels publiés mardi 18 février. Parmi elles, figure le directeur de l'un des principaux hôpitaux de Wuhan, Liu Zhiming, rapporte la télévision publique chinoise.

 

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé a également recensé 1 886 cas de contamination supplémentaires en Chine continentale (dont 1 807 dans la province du Hubei), précisant qu'il y avait dans le pays désormais 72 436 personnes infectées par le virus.

 

Les autorités chinoises, qui ont bouclé le Hubei pour tenter de contenir l'épidémie, estiment que la propagation du virus est en voie d'être contrôlée, le nombre de cas rapportés en dehors de cette province du centre du pays étant en nette diminution jour après jour.

 

 

 

Une tendance à la baisse des nouveaux cas qui "doit être interprétée avec beaucoup de prudence", insiste le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

 

"Les tendances peuvent changer quand de nouvelles populations sont affectées. Il est trop tôt pour affirmer que ce recul va se poursuivre. Tous les scénarios sont encore possibles", a-t-il déclaré, mettant en garde contre un excès d'optimisme.

 

Les autorités chinoises ont demandé, lundi, aux personnes guéries du coronavirus de donner leur sang afin d'en extraire le plasma pour soigner les malades. Si le nouveau coronavirus n'a pas de vaccin, le plasma des anciens patients contient des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes, selon un responsable de la Commission nationale de santé.

 

Une mesure d'autant plus importante que les pharmacies mondiales pourraient faire face à une pénurie d'antibiotiques et d'autres médicaments si les problèmes d'approvisionnement ne sont pas résolus rapidement, a prévenu Joerg Wuttke, président de la Chambre de commerce européenne en Chine.

 

Décrivant la quarantaine obligatoire pour toutes les arrivées à Pékin comme déraisonnable et contraire aux directives de l'OMS, Joerg Wuttke a estimé que cela "causerait plus de tort aux entreprises que bien d'autres choses". Il a également souligné les difficultés auxquelles fait face l'industrie automobile du fait de la perturbation des livraisons de matériel en Chine.

 

 

Le principal foyer de contamination hors de Chine reste le paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine début février dans la baie de Yokohama près de Tokyo. Ses plus de 3 700 passagers avaient reçu l'ordre de rester dans leur cabine pendant deux semaines, mais cela n'a pas empêché la propagation du virus : au moins 454 personnes ont été contaminées, dont 99 nouveaux cas révélés lundi.

 

Alors que les critiques montent sur la gestion du paquebot, plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants. Ainsi, plus de 300 Américains ont été rapatriés par avion jusqu'à deux bases militaires, en Californie et au Texas, où ils ont entamé lundi une nouvelle quarantaine de 14 jours, la durée maximale supposée de l'incubation.

 

Parallèlement, au moins quarante Américains contaminés à bord du paquebot sont hospitalisés au Japon, selon Washington. Une poignée d'Américains a refusé de quitter le navire.

 

D'autres pays, parmi lesquels l'Australie, l'Italie, le Canada ou le Royaume-Uni, ainsi que le territoire de Hongkong, ont annoncé vouloir évacuer leurs citoyens du Diamond Princess.

 

Sources : france 24,Reuters et AFP

 

 

 

Favori des sondages pour la course à la nomination démocrate, Joe Biden a été éclipsé dans l'Iowa par Pete Buttigieg et Bernie Sanders et a déjà fait une croix sur la primaire du New Hampshire qui se tient mardi. Pour l’ancien vice-président des États-Unis, il y a urgence à réagir.

 

 

Depuis plusieurs mois, l’idée semblait installée : en tête dans la plupart des sondages nationaux, Joe Biden, 77 ans, serait le candidat démocrate à l’élection présidentielle de novembre 2020. La première semaine du processus de désignation du futur adversaire de Donald Trump vient de balayer cette certitude. Avec Pete Buttigieg, Bernie Sanders et Elizabeth Warren face à lui, Joe Biden va devoir se battre pour convaincre les électeurs de voter pour lui.



Pour un candidat dont l’argument numéro un consiste à mettre en avant son "électabilité", selon son propre néologisme, face à Donald Trump, les caucus de l’Iowa ont eu l’effet d’une claque : l’ancien vice-président de Barack Obama (2009-2017) n’est arrivé qu’en quatrième position derrière ses trois principaux adversaires.



Pis, Joe Biden, largement distancé par Bernie Sanders et Pete Buttigieg dans les sondages, a déjà fait une croix sur la primaire du New Hampshire du 11 février. "J'ai pris un coup à l'estomac dans l'Iowa, et j'en prendrai probablement un autre ici", a-t-il déclaré, curieusement fataliste, vendredi, en ouverture d'un débat télévisé entre les principaux candidats.



Pour mettre fin à cette dynamique, Joe Biden a décidé de réorganiser son équipe de campagne. Même si la démographie de l’électorat de l’Iowa – des blancs ruraux – y explique en partie son échec, les électeurs ont mis en évidence les limites d’une stratégie trop axée sur la critique de l’actuel président américain. Pour obtenir l’investiture démocrate, encore faut-il convaincre d'abord sa propre famille politique.

Pete Buttigieg, l’homme à abattre pour Joe Biden

"En se focalisant quasi exclusivement sur Donald Trump, Joe Biden a commis la même erreur que le parti démocrate, qui vient de perdre sur toute la ligne avec la procédure de destitution. Or, on a vu que les candidats arrivés en tête dans l’Iowa sont ceux qui ont mis en avant leurs propositions", analyse Jean-Éric Branaa, enseignant-chercheur à l’université Paris-2 et spécialiste des États-Unis. 

Sur le plan électoral, Pete Buttigieg est devenu l’homme à abattre pour Joe Biden. Car si les programmes de Bernie Sanders et d’Elizabeth Warren sont jugés radicaux, celui de l’ancien maire de South Bend, une ville de 100 000 habitants de l’Indiana, est à l’image de ce que propose Joe Biden : modéré et dans la continuité du bilan de Barack Obama à la Maison Blanche.

"À 38 ans, Buttigieg, c’est un mini-Biden, son double en plus jeune, estime Jean-Éric Branaa. Il est exactement sur le même créneau, il essaie de lui voler sa proximité avec Barack Obama et lui a siphonné ses voix chez les plus de 45 ans."

L’ancien sénateur du Delaware (1973-2009) prend désormais au sérieux son jeune concurrent et a donc entrepris de le démolir. Lors du débat télévisé de vendredi soir, il lui a ainsi fait remarquer de façon assez sèche qu’il n’était pas Barack Obama. Mais surtout, pour valoriser son expérience, son équipe de campagne a lancé une publicité comparant les bilans respectifs des deux candidats.

Populaire chez les Afro-Américains

Sur un ton moqueur, celle-ci dresse un parallèle entre les actions de l’ancien vice-président – sur la couverture santé, la diplomatie américaine, etc. – et celles de l’ex-maire de South Bend. Le résultat est à la fois cruel et particulièrement efficace.
 

Source : France 24

 

 

Quatrième discours sur l'état de l'union pour le président Donald Trump, mardi 4 février. Actuellement en pleine procédure de destitution, le milliardaire a voulu d'une certaine manière afficher son désaccord avec la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi. La main tendue par cette dernière restera dans le vide, alors que Trump vient de serrer celle du vice-président Mike Pence. Une surprise pour la "speaker" qui, visiblement, ne s'y attendait pas.

"La chose la plus courtoise"

À la fin du discours durant lequel Trump a vanté son bilan et les bons chiffres de l'économie américaine, la cheffe démocrate déchire une copie du discours de Donald Trump au lieu de l'applaudir. "C'était la chose la plus courtoise à faire étant données les alternatives", a indiqué Nancy Pelosi en sortant de la séance. Un geste fort, signe que le procès en destitution a créé des tensions.

 

HPN

 

Source : France info

 

 
 
Pete Buttigieg a créé la sensation en s'offrant une courte avance en tête des caucus démocrates de l'Iowa, selon les premiers résultats encore partiels. L'ancien maire de South Bend, dans l'Indiana, est devenu un candidat incontournable dans la course à la Maison Blanche.
 
 

Jeune, technocrate, ouvertement homosexuel, Pete Buttigieg est passé rapidement de l’ombre à la lumière. À 38 ans, il est, contre toute attente, en pôle position dans la primaire démocrate de l'Iowa, avec une courte avance sur Bernie Sanders, selon des résultats partiels.

 

 

Son nom de famille est réputé imprononçable, mais les Américains vont devoir s’y habituer. Pete Buttigieg ("Boud-edgèdge", selon le principal intéressé) est désormais un outsider crédible face à ses rivaux démocrates, parmi lesquels l'ancien vice-président Joe Biden, qui a longtemps caracolé en tête des sondages, et le sénateur Bernie Sanders, grand espoir de l'aile gauche du parti.

 

 

En campagne dans le New Hampshire, qui votera le 11 février, il a célébré une "victoire stupéfiante" dans l’Iowa, soulignant qu'il était parti de presque zéro l'an dernier, avec "quatre salariés, aucune notoriété, pas d'argent, seulement une belle idée".

 

 

Visiblement ému, ce premier candidat ouvertement gay à se placer ainsi pour l'investiture d'un grand parti américain, a fait référence à son histoire personnelle. Ce résultat "prouve que, pour un enfant quelque part qui se demande s'il ou elle ou 'iel' a bien sa place parmi sa propre famille, si vous croyez en vous-même ou en votre pays, alors votre conviction s'en trouvera renforcée", a-t-il expliqué, utilisant en anglais le pronom neutre "they", qui peut se traduire en français par "iel", contraction de "il" et "elle".

 

 

 

Alors que l'OMS n'arrive toujours pas à trouver son origine exacte, le Coronavirus ne cesse de susciter l'inquiétude en Chine orientale. À l'heure actuelle, plus de 600 morts et plus de 31 000 personnes infectées sont à déplorer. Un bilan qui ne cesse de s'alourdir et qui contraint les autorités de nombreux pays du monde à multiplier les mesures, afin d'empêcher la propagation du virus sur leur territoire.

 

 

 

En dépit de la construction d'un hôpital en urgence (en 10 jours) à Wuhan (foyer du virus), le coronavirus continue de faire peur en Chine continentale. Survenue le jeudi 6 février, la mort du jeune médecin Li Wenliang, lui qui a été le premier à tirer la sonnette d'alarme sur l'épidémie le 30 décembre dernier avant d'être sanctionné par les autorités qui l'ont accusé de propager des rumeurs, a suscité la colère de nombreux citoyens, qui critiquent le gouvernement d'avoir tardé à intervenir pour empêcher la propagation du virus.

 

 

 

Aujourd’hui, le gouvernement chinois travaille en coopération avec la Russie sur le développement d'un vaccin. Mais malgré les mesures d'isolement concernant 56 millions de personnes prises par les autorités, le virus ne cesse de se répandre dans le pays. À un moment où plus d'un s'inquiète, le président chinois, Xi Jinping, tente de rassurer en déclarant que la Chine a la capacité d'endiguer l'épidémie.

 

 

 

Le coronavirus, dont l'OMS ignore toujours l'origine, oblige les autorités de nombreux pays à adopter des mesures de prévention. Entre rapatriement de leurs ressortissants de Chine tout en les mettant en quarantaine et l'interdiction de leurs lignes aériennes de voler vers la Chine continentale. Les autorités de certains pays comme les États-Unis et la France font tout pour éviter que l'épidémie se propage sur leur territoire. D'ailleurs, le ministre américain de la santé, Alex Azar, a affirmé que : "toutes les options pour lutter contre la propagation des maladies infectieuses doivent être envisagées, y compris les restrictions de voyage".

 

 J Augustin

 

 

Quelques heures après son discours sur l'Etat de l'union, le Sénat américain a acquitté le Président accusé dans une affaire d'espionnage contre le fils de l'ancien vice Président américain Joe Biden en Ukraine. Les Sénateurs qui avaient accepté de lancer le procès n'ont finalement pas voulu entendre des témoins pour raison d'Etat. ce mercredi, ces sénateurs ont acquitté le président américain qui a refusé de serrer la main à Nancy Pelosi le chef de la majorité des démocrates au Congrès avant son discours sur l'Etat de l'Union.

 

Le président américain a donné, mardi soir, devant le Congrès, son dernier discours annuel sur l'état de l'Union avant l'élection de novembre. Poignée de main évitée, discours déchiré : la soirée a été marquée par une confrontation silencieuse entre Donald Trump et Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre qui a surpervisé son "impeachment".

 

 

Une image vaut parfois mieux qu'un long discours. Celui de Donald Trump devant le Congrès a duré plus d'une heure, mardi 4 février. Mais les quelques secondes avant qu'il ne débute résument bien l'état de l'Union outre-Atlantique : plus divisé que jamais. Après avoir salué les élus sur son passage, le président américain se rend au pupitre pour donner un exemplaire de son discours annuel sur l'état de l'Union à son vice-président, Mike Pence, et à la démocrate Nancy Pelosi. Cette dernière, qui a supervisé l'impeachment" du milliardaire à la Chambre des représentants, lui tend alors la main, qu'il ignore ostensiblement.

 

Les élus républicains, dont les sénateurs qui ont promis de l'acquitter à l'issue de son procès en destitution mercredi, se mettent alors à scander "Quatre ans de plus !". Le ton est donné. Le discours, son dernier avant l'élection présidentielle de novembre, peut commencer.

 

 

 

Donald Trump n'a fait aucune annonce. Comme chaque président lors de ce genre d'exercice, il a passé en revue son bilan, applaudi par son camp et ignoré par l'opposition. Il n'a pas non plus fait référence une seule fois à l"impeachment".

 

HPN

 

 

 

 

Un cas a été confirmé à Bordeaux, le second à Paris. Les deux patients sont hospitalisés et placés à l'isolement.

Deux cas du nouveau coronavirus chinois ont été "confirmés" en France, les premiers avérés en Europe, a annoncé ce vendredi soir la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.  

Le premier cas concerne un patient hospitalisé à Bordeaux et le deuxième à Paris, a précisé la ministre lors d'un point presse au ministère de la Santé, assurant que les autorités allaient faire tout leur possible pour "circonscrire" la propagation du virus. 

"Le patient [de Bordeaux] est âgé de 48 ans, il revient de Chine, il est passé par la ville de Wuhan, il a consulté pour des symptômes le 23 janvier", a indiqué Agnès Buzyn, précisant que cet homme d'origine chinoise et qui est d'abord passé par les Pays-Bas "a été en contact avec une dizaine de personnes depuis son arrivée en France". 

On sait peu de choses encore sur le second cas, si ce n'est qu'il s'est lui aussi rendu en Chine.  

Pour les voyageurs qui rentrent de Chine, "il est important de se surveiller et au moindre signe respiratoire ou si on a de la fièvre, il ne faut pas aller aux urgences, il ne faut pas appeler un médecin, il faut appeler le centre 15 qui vient chercher les gens à domicile et les emmènent en hospitalisation, ce qui nous permet de mettre les gens en isolement", a aussi rappelé Agnès Buzyn. 

Source : L'Express

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