La crise sanitaire du Coronavirus n'a pas joué sur les enjeux politiques laissant les acteurs à couteau tiré dans une arène qui semble pourtant dégagé pour le gouvernement avec le credo de Jovenel Moïse qui ne jure que par Washington (Département d'Etat et Maison Blanche) et New York(Nations Unies). Les Lobbyistes s'activent de toutes parts pour soigner l'image du chef de l'Etat Haïtien et renforcer son aura auprès de l'International particulièrement des Etats Unis.

 

 Mais les Etats Unis restent le couloir d'une démocratie active avec un élément basique du régime démocratique : L'alternance. Et c'est ce qui va se jouer aux Etats Unis en Novembre prochain si Donald Trump ne change pas la date du scrutin. Un scrutin qui pourrait aussi être décisif pour la nation haïtienne. Bizarre, mais c'est aussi la réalité géopolitique depuis plusieurs années. Ce ne sont pas les anciens collaborateurs du Feu René Préval qui viendront dire le contraire avec l'élection présidentielle de 2010 qui a laissé un gout amer politiquement sur les papilles Jude Célestin.

 

Mais, il se trouve que l'inverse peut jouer des tours au candidat républicain. Des tractations sont en cours pour se rapprocher de l'équipe du candidat démocrate Joe Biden, en bonne position dans les sondages pour remporter le scrutin de Novembre. Karine Jean Pierre, cette américaine de parents haïtiens née à la Martinique, est la conseillère principale de Joe Biden. Tous les yeux des politiques en Haïti sont fixés sur cette femme de 43 ans.

 

Ancienne analyste politique de plusieurs médias de renom aux Etats Unis, Karine Jean Pierre, fille d'immigrants haïtiens, s'est fait une renommée dans le milieu politique américain. La bataille politique en Haïti s'est transportée dans la cour de Washington. Donc une belle façon pour les protagonistes haïtiens de s'inviter aux affaires intérieures de la plus grande démocratique. Le combat a été difficile pour l'opposition haitienne face à la représentante de l'administration Trump dans le pays.

 

Supporteure inconditionnelle et logique de Jovenel Moïse, Michèle Sison, n'a jamais été aussi bien dans son tailleur d'ambassadrice, invitant sans cesse les protagonistes à un dialogue inclusif sachant que l'opposition ne veut plus dialoguer avec Jovenel Moïse après le rapport de la Cour supérieure des comptes sur le Petrocaribe où le nom du Président est cité à plusieurs reprises dans des détournements de fonds.

 

Michèle Sison pour rassurer l'entourage du chef de l'Etat, a fait défilé au Palais National, des poids lourds de la politique étrangère américaine notamment Madame Kelly Craft, ambassadrice des Etats Unis aux Nations Unis, sans oublier la visite du numéro 3 du département d'Etat David Hale. Ce qui a affaibli considérablement l'opposition politique malgré les nombreuses manifestations et la démonstration de force avec les barricades enflammées bloquant plusieurs artères du pays.

 

L'opposition démocratique semble avoir compris la leçon. Aujourd'hui, la mobilisation se fait dans les groupuscules de la diaspora, les incitant à sensibiliser nos compatriotes ayant droit de vote à balancer le candidat Républicain au  profit du démocrate. L'électorat haïtien n'est pas à minimiser compte tenu du nombre de grands électeurs dans la Floride. D'ailleurs, Donald Trump avait joué le jeu du mensonge politique pour acquérir le vote des Haïtiens contre Hillary Clinton, dont la famille est impliquée dans une affaire de corruption en Haïti après le tremblement de terre. Une stratégie payante, puisque les Haïtiens avaient donné leur vote à Trump, lui permettant de gagner sur le fil ces élections.

 

Le gouvernement en place ne restera pas inactif. Jovenel Moïse déplacera aussi ses pions chez l'oncle Sam pour rassurer ses arrières et prolonger son mandat à février 2022. La bataille infertile menée par l'opposition dite démocratique se fera cette fois non pas avec des pneus enflammés mais avec les armes du pouvoir : le lobby.  Mais cette opposition aura t-elle les moyens de cette stratégie coûteuse ? Saura t-elle trouver les personnages clés pour gagner cette bataille ?

 

De toute façon,  il y aura un gagnant si les élections ont lieu. Même si Joe Biden gagne rien n'est joué à l'avance. Tout dépendra de la continuité de la politique étrangère à l'égard du Venezuela. Qui osera donner la garantie aux démocrates d'isoler Nicolas Maduro? Ce n'est certainement pas un Moïse Jean Charles, un Youri Latortue, un André Michel. Bref, pas l'opposition politique qui a été très acide face à la décision de Jovenel Moïse de lâcher Maduro.

 

Si certains démocrates ne sont pas enthousiastes, face à une éventuelle candidature de Michel Martelly à la présidence haïtienne, un fait reste et demeure, le chanteur atypique a beaucoup d'amis dans le parti démocrate et qui sont très influents. Des supports non négligeables sur lesquels l'opposition ferait bien attention. On en est pas encore là, mais il faut sérieusement y penser car nos souhaits ne sont pas toujours la réalité.

 

ET/HPN

 

 

 

 

 

 

George Floyd, Afro-Américain tué le 25 mai lors d'une interpellation policière, est enterré ce mardi à Houston, la ville du Texas où il a grandi. Des milliers de personnes ont défilé devant son cercueil pour lui rendre hommage et de nouvelles manifestations sont prévues, notamment en France, pour dénoncer le racisme dans la police. Suivez en direct la cérémonie et les rassemblements prévus, à Paris notamment.

 

"Nous lui rendons hommage aujourd'hui, car le dernier souffle de George Floyd va désormais permettre à chacun d'entre nous de respirer" a écrit le maire de Houston  Sylvester Turner

 

 

Un peu plus tôt, le maire de Houston Sylvester Turner a annoncé qu'il signera un décret pour interdire les techniques d'étranglements, et qu'il mettra en oeuvre d'autres réformes.

 

George Floyd va "changer le monde", a clamé son frère Philonise Floyd dans un discours émouvant.  Applaudissements. "Mon petit frère était un ami. Il était un mentor. Il était un père. Il était un joueur de basket.  Il était un joueur de foot. Mais avant tout, il était un être humain".
 
 
«J'ai maintenant des frères, des soeurs, des oncles des tantes, partout dans le monde», dit la tante de George Floyd, entourée de membres de la famille. Selon l'avocat de la famille de Georges Floyd, Joe Biden a passé plus d'une heure avec elle aujourd'hui à Houston. "Il les a écouté et a entendu leur peine." Pendant ce temps, Donald Trump réunissait des représentants des forces de l'ordre à la maison blanche.

 

"Pourquoi dans cette Nation, les Afro-Américains se réveillent chaque jour en se disant qu'ils pourraient perdre leurs vies aujourd'hui ?" s'est interrogé Joe Biden Candidat démocrate à la Présidence.

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden a enregistré un message diffusé lors des obsèques de George Floyd à Houston. "Le temps de la justice raciale est venu", a-t-il déclaré. "Quand il y aura eu une justice pour George Floyd, alors nous serons réellement sur le chemin de la justice raciale en Amérique."

 

HPN

 

Source : France 24

 

Quelques jours après la mort, lundi, d'un Noir américain étouffé sous le genou d'un policier blanc, les États-Unis s'embrasent de nouveau, protestant contre les violences policières à caractère raciste. Un phénomène récurrent indissociable de la violence de la société américaine, et davantage médiatisé en période électorale, selon le politologue Didier Combeau.

 

"Je ne peux plus respirer", "J'ai mal"… La vidéo de son interpellation fait le tour des réseaux sociaux – et donc du monde – depuis mardi 26 mai, et relance la question des violences racistes commises par la police aux États-Unis. Après Michael Brown à Ferguson (Missouri), Tamir Rice à Cleveland (Ohio),  Eric Gardner à New York, ou encore Stephon Clarke à Sacramento (Californie), l'indignation se concentre aujourd'hui autour de la mort de George Floyd lors de son arrestation par la police de Minneapolis (Minnesota).

 

Depuis, manifestations et émeutes se multiplient à travers tout le pays. Sur les réseaux sociaux, les internautes, des États-Unis et d'ailleurs, réclament "justice pour George", George Floyd, nouveau symbole de la violence policière contre les Noirs américains.

 

 

"Ce n'est pas simplement une affaire de racisme", analyse Didier Combeau, politologue et spécialiste des États-Unis, interrogé par France 24. "C'est une affaire de violence, mais aussi de politique".

 

En effet selon le chercheur, auteur de 'Polices américaines' (Gallimard), cette nouvelle affaire, comme celles qui lui ont précédé, est la résultante de plusieurs symptômes : la violence d'une police à l'image de celle de l'ensemble de la société américaine, sur fond d'un racisme individuel et institutionnel "chevillé aux États-Unis depuis très longtemps", et exacerbé par les échéances électorales à venir.

 

 

La question du racisme et celle de la violence "se surinfectent l'une l'autre"

Aux États-Unis, où 1 000 à 1 200 personnes sont tuées chaque année par la police, selon des calculs effectués par la presse américaine après le meurtre de Michael Brown à Ferguson, les Noirs représentent près de 25 % des victimes. "Un quart des personnes tuées par la police sont afro-américaines, alors que la proportion d'Afro-Américains dans la population américaine est plutôt de 13 %", note Didier Combeau. Des chiffres éloquents, renforcés par une étude publiée en 2019 à partir de données collectées par le consortium de journalistes Fatal Encounters, et ceux du National Vital Statistics System. Selon cette étude, les Noirs ont 2,5 fois plus de risques que les Blancs d'être tués par la police aux États-Unis, les chercheurs estimant qu'un Afro-Américain sur mille mourra alors qu'il est aux mains de la police.

 

Si Didier Combeau souligne la prégnance de la question interraciale, elle est selon lui largement renforcée par celle de la violence. Ces deux problématiques "se surinfectant l'une l'autre".

Selon le chercheur, cette violence est avant tout intrinsèquement liée à la libre circulation des armes à feu qui implique que "chaque fois qu'un policier fait une intervention, il risque de se trouver face à une arme". Une préoccupation constante pour la police, affirme Didier Combeau, qui ajoute que le temps passé à l'entraînement au tir dans la formation des policiers américains est bien plus importante que le temps accordé à la formation à la psychologie ou à la résolution de conflits.

Ce risque de se trouver constamment face à une population potentiellement armée, a d'ailleurs mené à de nombreuses bavures policières : en 2016, Keith Lamont Scott a été tué par balle alors qu'il refusait, d'après la police, de lâcher son arme de poing, laquelle se révélait être, selon la famille de la victime, un livre qu'il tenait à la main en attendant pacifiquement son fils à l'arrêt de bus. Abattu par la police en 2012 à Cleveland, Tamir Rice, 12 ans, jouait quant à lui avec un pistolet factice ; pour ce qui est de Stephon Clarke, il a été tué par la police de Sacramento en 2018, son téléphone ayant été confondu avec une arme à feu.

 

Des erreurs d'appréciation qui, d'ailleurs, permettent souvent aux policiers d'être relaxés par la justice, grâce à l'invocation de la légitime défense. Les quatre policiers impliqués dans l'arrestation de George Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté, alors qu'une enquête a été ouverte. Comme en témoignent les précédentes affaires de violences policières à l'égard d'Afro-Américains, les policiers ayant commis de tels faits ont souvent bénéficié d'un abandon des poursuites.

Dans le cas de l'affaire George Floyd, mort lundi, étouffé sous le genou d'un officier de police, les faits sont plus troublants, constate Didier Combeau. "Par rapport aux bavures bien plus fréquentes par arme à feu, il ne s'agit pas d'une réaction impulsive face à une menace", poursuit-il. "Il sera peut-être plus difficile, dans ce cas, de plaider la légitime défense".

"Je veux que ces policiers soient inculpés pour meurtre, car c'est exactement ce qu'ils ont fait, ils ont commis un meurtre contre mon frère", a affirmé Bridgett Floyd, la sœur de la victime, sur NBC.

 

SOURCE : France24/AFP

 

 

 

 

Un tireur en Nouvelle-Écosse a fait plus de 10 victimes samedi soir et dimanche matin. Au moins une des personnes tuées est une policière de la GRC.

Il s'agit de la gendarme Heidi Stevenson, une policière comptant 23 ans d'expérience. Elle était mère de deux enfants.

Un autre policier a été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie, indique la GRC Gendarmerie royale du Canada.

 

Le suspect, Gabriel Wortman, 51 ans, est mort au terme d'une chasse à l'homme qui aura duré une douzaine d'heures, confirment les autorités.

 

La mort du suspect est le résultat des actions d'un agent, confirme la caporale Lisa Croteau, porte-parole de la GRC Gendarmerie royale du Canada en Nouvelle-Écosse.

 

La GRC a réagi, vers 23 h 30, samedi soir, à plusieurs appels reçus au 911 et ses agents sont intervenus à Portapique, une communauté rurale du comté de Colchester. La municipalité est située à une centaine de kilomètres au sud-est de la frontière entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, et à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Truro.

 

À leur arrivée à un domicile de Portapique, les policiers ont découvert les corps de plusieurs personnes, à l'intérieur comme à l'extérieur de la résidence.

 

Le suspect ne se trouvait pas sur les lieux. Les recherches initiales ont mené les agents à plusieurs autres scènes de crime, incluant des édifices en flammes.

 

Alors que la traque se poursuivait dans la nuit et dans la matinée, la GRCGendarmerie royale du Canada implorait dimanche matin le public de ne pas s'approcher de l'individu recherché, considéré armé et dangereux.

 

La caporale Lisa Croteau avait même recommandé aux habitants de certains secteurs de Portapique de se réfugier, si possible, dans leur sous-sol.

 

Durant une cavale d’une douzaine d’heures, le suspect aurait parcouru plus de 100 km au volant de plus d'un véhicule, dont un appartenant à la GRC Gendarmerie royale du Canada. La manière dont l'individu aurait pris possession de ce véhicule n'a pas été précisée par les autorités.

 

Gabriel Wortman pourrait conduire ce qui semble être un véhicule de la GRC Gendarmerie royale du Canada et pourrait porter un uniforme de la GRCGendarmerie royale du Canada. Il y a une différence entre sa voiture et nos véhicules de la GRC Gendarmerie royale du Canada : le numéro.

 

Le numéro de la voiture du suspect, derrière la fenêtre arrière côté passager, est 28B11, écrivait plus tôt, peu après 10 h, la Gendarmerie royale du Canada dans un message sur Twitter.

 

Source : Radio canada

 

 

 

 

La tension est vive aux Etats-Unis, plus précisément à Minneapolis, où la mort d’un Afro-Américain, survenue lors de son arrestation musclée, en plus d’avoir créé l’indignation, a déclenché des violences poussant l’ONU à réagir.

 

 

La mort de George Floyd, un Noir-Américain âgé de 46 ans, lors de son arrestation musclée, lundi dernier, a déclenché la furie des populations de Minneapolis, ville du nord des Etats-Unis, toutes races confondues, qui sont descendues dans les rues pour dire leur indignation. Les autorités américaines ont décidé, jeudi, d’envoyer des renforts à Minneapolis pour contrer de nouvelles violences.

 

 

Alors que le gouverneur de l’Etat du Minnesota a signé un décret autorisant l’intervention de la garde nationale à Minneapolis où deux cents policiers de l’Etat, ainsi que des hélicoptères, vont également être envoyés, la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a, dans un communiqué, déploré que « c’est le dernier d’une longue série de meurtres d’Afro-Américains non armés commis par des policiers (…). Les autorités américaines doivent prendre des mesures sérieuses pour mettre fin à ces meurtres, et pour s’assurer que justice soit faite lorsqu’ils se produisent ».

 

 

George Floyd est décédé lundi soir, après avoir été arrêté par la police, qui le soupçonnait d’avoir tenté d’écouler un faux billet de 20 dollars. Au cours de l’intervention, l’homme a été plaqué au sol par un agent qui a maintenu son genou sur son cou pendant de longues minutes. Sur un enregistrement de la scène devenu viral, on l’entend dire : « je ne peux plus respirer ». Mais le policier n’a pas lâché prise.

 

Pour ce dimanche de Pâques, les chiffres de la pandémie du coronavirus sont toujours très élevés. Selon le dernier  comptage, plus de 75 000 personnes sont mortes en Europe à cause du nouveau coronavirus. 80% de ces personnes se trouvent en Italie, en Espagne, en France et au Royaume-Uni. L'Europe est le continent le plus touché.

 

Par ailleurs, au moins 109 133 personnes sont mortes dans le monde à cause du Covid-19. Aux Etats-Unis, la courbe est toujours dans une pente ascendante même s'il y a un très léger "ralentissement" lors de l'annonce du dernier bilan quotidien.

 

En effet, les USA ont recensé samedi soir 1920 nouveaux décès, ce qui constitue un léger ralentissement par rapport à la veille, selon un décompte de l'Université Johns Hopkins. L'épidémie a tout de même causé 20 506 décès au total, soit désormais le bilan le plus lourd pour un pays dans le monde. 

 

Le nombre total d'infectés est de 1 827 284 et le nombre de  décès  liés a atteint les 109 133 

 

HPN

 

Source : AFP

 

 

 
 

 

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