Haïti-RD : un sénateur dominicain souhaite la signature d’un traité d’extradition avec Haïti

Haiti - Diaspora
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Un élu dominicain appelle à la signature d’un traité d’extradition avec Haïti estimant que la situation qui prévaut à « Pedernales » est une conséquence des crimes commis par des ressortissants haïtiens dans cette province dominicaine mais qui restent impunis car leurs auteurs regagnent par la suite leur pays.

 

 

La situation qui prévaut dans la province dominicaine de « Pedernales” où une chasse aux haïtiens a été lancée par des membres de la population civile suite au meurtre d’un coupe dominicain attribué à un ressortissant haïtien, serait la conséquence d’une série d’infractions commises par des haïtiens et qui sont restées impunies car leurs auteurs ont pu regagner leur pays.

 

C’est la lecture du vice-président du sénat dominicain et représentant de la province de Pedernales Dionis Sanchez qui cite, parmi les faits repprochés aux haïtiens, des vols et des meurtres.

 

Jusqu’à mercredi, plus de 200 familles haïtiennes pour environ un millier d’âmes, avaient déjà fui la République Dominicaine pour se réfugier à Anse-à-Pitres.

 

Ces crimes restent impunis car leurs auteurs quittent par la suite le pays, a souligné Sanchez qui a appelé le ministre dominicain des affaires étrangères, Miguel Vargas, a prendre des mesures afin de ramener en République Dominicaine, les auteurs présumés du meurtre du couple dominicain,  pour y être jugés.

 

Lors d’une rencontre mercredi entre des autorités haïtiennes et dominicaines, la partie de l’est a réclamé l’extradition d’un ressortissant haïtien soupçonné d’avoir perpétré le double assassinat  du couple Julio Reyes Pérez et Neiba Féliz Urbáez dans leur ferme.

 

La mairesse assesseure d’Anse-à-Pitres, Lydie Gabriel qui a participé à cette rencontre a rapporté avoir fait comprendre aux interlocuteurs dominicains que la décision d’extrader l’auteur présumé du meurtre qui serait à l’origine de ce regain de tension et qui est en détention en Haïti, ne saurait venir des autorités locales (d’Anse-à-Pitres).

 

Au fait, il n’existe pas de traité d’extradition entre leurs deux pays se partageant l’ile d’Haïti et c’est pour cela que le sénateur Sanchez Roa d’Elias Pina a demandé au gouvernement de son pays d’engager des discussions avec Haïti afin de parvenir à la signature d’un accord  qui permettrait l’extradition de quelqu’un qui aurait commis un crime d’un côté de la frontière pour ensuite, aller se réfugier de l’autre coté.

 

Le gouvernement haïtien n’a pas officiellement réagi notamment au plus fort de la crise, lorsqu’un ultimatum de 24 heures a été donné aux ressortissants haïtiens vivant à Pedernales pour qu’ils quittent le pays sous peine de représailles

 

Le parlement haïtien, via la chambre des députés, a mis sur pied une commission de 7 membres, présidée par Jacques Saint-Louis, pour aller s’enquérir de la situation notamment auprès des citoyens qui ont été contraints de rentrer en Haïti.

 

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