« Ann chita ansanm poun koustwi Kafou », c’est autour de ce thème que les festivités carnavalesques auront lieu à Carrefour les 22 et 23 février 2019. Le maire Jude Edouard Pierre promet un carnaval d’anthologie, riche en couleurs et qui mettra l’emphase sur  les travaux d’infrastructures réalisés dans la ville avec le support de l’Exécutif.

L’objectif, dit Edouard Pierre, c’est de faire de Carrefour la 3e destination carnavalesque d’Haïti en raison, de son potentiel culturel. Le défilé partira du Centre Sportif de Carrefour pour prendre fin devant les locaux de la Garde-Côte, communément appelée La Marine haïtienne.

Si le carnaval aura lieu les 22 et 23 février, le maire Jude Edouard Pierre a indiqué que les activités pré-carnavalesques pourront débuter dès le 27 janvier.

Le budget prévisionnel pour l’organisation du carnaval 2019 à Carrefour est de 15 millions de gourdes. La Mairie dispose d’une enveloppe de 1.3 million et son titulaire Jude Edouard Pierre dit souhaiter une participation active du secteur privé qui évolue notamment dans la communauté.

C’est Yves Penel, le directeur général, un opérateur culturel de de renom qui coordonnera les activités de la 11e édition du carnaval de Carrefour. Cette année, des groupes musicaux prendront part au défilé, a indiqué le maire Pierre aux cotes des chars allégoriques et des bandes à pied entre autres.

 

Dans la perspective de la grande manifestation qui doit se tenir ce dimanche 18 novembre, date de la bataille de Vertières, les agents de la Police nationale D'Haïti sont  déployés dans le quartier de Juvénat dans la commune de Petion ville. Une forte concentration de policiers est remarquée près de l'institution scolaire "Union School"a constaté un reporter de Haiti Press network.

Très tôt ce matin des pneus étaient en flamme dans cette zone et des barricades dressées. Des policiers ont déblayé les rues pour faciliter la circulation des véhicules. Selon les informations reçues par notre reporter, un jeune garçon a été arrêté hier soir dans la zone de Juvénat et emmené par des agents de la PNH. Pour le moment, les riverains n'ont aucune nouvelle de ce jeune garçon.

La route du Canapé vert était difficile d’accès. Des individus auraient versé de l'huile sur cette pente escarpée où le convoi du Président de la République devrait emprunter pour se rendre au champ de mars au musé du panthéon National.

 

L’un des présumés chefs de gang de Grand ravine dénommé Bourgoy dans une interview accordée à Zénith Fm une station de Radio de la Capitale haïtienne exprime l’inquiétude des riverains de cette zone sensible après la disparition du journaliste Vladimir Legagneur. Le dénommé Bourgoy qui habite ce grand bidonville au sud de Port au Prince appelle la police à approfondir son enquête pour trouver les traces du journaliste disparu.

Ce présumé chef de gang connu de grand ravine rejette d’un revers de main les allégations qui font croire que le journaliste a été décapité et son corps traîné dans les rues perchées de martissant.

Le Policier Esaü César qui intervenait sur les ondes de cette même station accuse Bourgoy de mentir concernant la disparition du journaliste. Esaü César qui fait partie de la troisième promotion de la police nationale dit avoir des informations de sources sures et concordantes que le dénommé Bourgoy a ordonné d’abattre le photojournaliste qui était à Grand ravine pour réaliser un reportage.

Bourgoy dit n’avoir pas été informé de la présence du journaliste dans cette zone sensible le 14 mars dernier. Il qualifie de montage la séquestration présumée de Vladimir dans ce grand quartier pauvre. Toutefois, il reconnait que le journaliste avait des contacts dans la zone et qu’il avait l’habitude de réaliser ses reportages grâce à un dénommé ‘’Ti Jude’’ qui a été chassé de grand ravine a-t-il expliqué.

Esaü César qui a traîné sa bosse comme journaliste pendant longtemps avant de rejoindre la PNH, promet que le presumé chef de gang Bourgoy se présentera devant les juges pour répondre aux questions de la justice pour ses actes.

Le quartier de Grand ravine est généralement réputé comme zone de non-droit. C'est souvent le lieu d'affrontement de bandes rivales qui se battent pour le contrôle de ce grand quartier pauvre. Le Directeur général de la PNH Michel Ange Gédéon a promis lors d'une conférence de presse donnée la semaine écoulée de pacifier cette zone.

ET

Le budget 2017-2018 voté à la chambre des députés après avoir été adopté par le sénat. La loi de finances 2017-2018 a été votée par les députés ce samedi lors d'une séance organisée avant le départ en vaccances des élus du peuple lundi prochain.

Sans modification supplémentaire, c'est-à-dire dans les mêmes termes que le Sénat, les députés ont adopté en 2e lecture le budget 2017-2018, avec 78 pour, 8 contre et 5 abstentions.

 

Désormais la loi de finances sera envoyée à l'Exécutif aux fins de publication et de promulgation. Cependant des voix continuent de s'élever pour dénoncer ce nouveau budget et des manifestations sont prévues dans le courant de la semaine à venir pour dénoncer cette loi et pousser le gouvernement à faire marche arrière.



Rien ne presse au parlement où le premier ministre Jean Henry Céant est attendu pour son énoncé de politique générale dans la perspective de sa ratification. Les commissions parlementaires qui devaient plancher sur la validité des documents que le prétendant à la Primature la semaine dernière, n'étaient toujours pas constituées ce jeudi après-midi ni au Sénat, où il est attendu le premier, ni à la chambre des députés avec les tractations qui vont bon train.

Selon Me Camille Leblanc, pressenti pour occuper un poste important à la Primature en cas de ratification de Me Céant, ce dernier poursuit les consultations avec les différents secteurs de la vie nationale.

Il s'est notamment entretenu avec des responsables de partis politiques, des parlementaires, des membres de la société civile en vue de peaufiner son énoncé de politique générale qui doit prendre en compte les aspirations de toutes les couches de la population, a dit Me Leblanc.

Ces rencontres, poursuit-il, devraient également permettre au notaire Céant de constituer l'équipe qui l'accompagnera à la Villa d'Accueil. 

Le coordonnateur de l’OPL Edgard Leblanc Fils, confirme avoir rencontré cette semaine son ancien adversaire des “primaires” à l’investiture à la Primature. Les discussions ont notamment porté sur la conjoncture du pays et évidemment, la formation du gouvernement.

Les mêmes discussions ont eu lieu avec le secrétaire général du parti Konvansyon Inite Demokratik KID. Dr Hénold Joseph informe qu’une autre rencontre devrait avoir lieu entre le parti, ses parlementaires et l’équipe de Me Céant.

Il a lui aussi confirmé que son organisation politique pourrait faire partie du prochain gouvernement.

Parmi les parlementaires rencontrés par Me Céant dans le cadre des consultations engagées depuis sa nomination, on peut citer le groupe minoritaire G16, qui était à l’origine de l’éviction, le 14 juillet dernier, de Jack Guy Lafontant.

Jean-Marcel Lumérant de Grand Goave affirme avoir échangé avec Me Céant sur la conjoncture du pays. Pour lui, Me Céant ne devrait en aucun cas, renouveler le mandat des ministres du gouvernement démissionnaire.

Par Dodeley Orélus 

 

La Banque interaméricaine de développement (BID) a lancé début septembre les inscriptions pour le premier concours Haïti créative : Haïti Créative : Création, Innovation, Entrepreneuriat. Ce concours chercher au sein du secteur culturel haïtien des initiatives, des projets artistiques innovant capables d’engranger des retombées économiques pour le secteur.

« Connue pour son artisanat coloré, son art visuel singulier, l’originalité de sa musique et la vigueur de sa culture en général, Haïti doit mettre en avant son talent créatif », peut-on lire dans une note de presse rendu public par la Banque interaméricaine de développement. La culture haïtienne et la créativité des artistes et des créateurs haïtiens représentent un potentiel peu exploité, qui peut façonner et stimuler le développement du pays, tout en construisant une marque « Haïti » au niveau mondial.

En Haïti, la BID a lancé le concours Haïti Créative : Création, Innovation, Entrepreneuriat à l’attention des candidats qui, individuellement ou en équipe, peuvent présenter des propositions dans le domaine de l’industrie créative et culturelle – idées, produits, services – démontrant à la fois un talent créatif et innovant, et un potentiel économique. Les candidats, individus ou équipes, peuvent être légalement enregistré(e)s ou non. Les inscriptions prendront fin le 30 septembre prochain.

« Depuis plusieurs années, la Banque interaméricaine de développement porte un intérêt croissant aux industries culturelles et créatives, regroupées sous la dénomination économie Orange, poursuit la note de l’institution, principal bailleur de fond d’Haïti. Elle a publié plusieurs études sur le sujet en croisant les perspectives créatives et les préoccupations économiques, tout en accordant une place privilégiée au numérique et aux nouvelles technologies ».

Ce concours donne aux artistes l'opportunité de présenter leur proposition en ligne. Après une première sélection et une formation exclusive en entrepreneuriat destinée aux meilleurs candidats, les finalistes du concours seront invités à faire une présentation finale (« pitch ») devant un jury d’experts, pendant la journée de dialogue baptisée « Haïti Créative : Création, Innovation, Entrepreneuriat dans l’Économie Orange haïtienne » qui aura lieu à Port-au-Prince, au Centre de Convention de la BRH, le vendredi 12 octobre 2017, organisée en partenariat avec la FOKAL et COOPI. Pour plus d’informations, visiter le site : 

www.haitientreprendre.com/economieorange

 

 

Le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'Homme (CARDH), après analyse du projet de loi de finances 2017-2018 soumis par l’Exécutif au Parlement, a produit un rapport dans lequel l’Organisation de défense des droits de l’homme veut montrer que la population haïtienne sera la principale victime de l’application dudit projet de loi de finances si celui-ci est adopté par les deux branches du Parlement. Nous publions in extenso les conclusions et recommandations faites par le CARDH sur le projet de budget 2017-2018.

Dans ce projet de loi de finances, la population est doublement victime. En plus de son faible pouvoir d’achat, c’est la population qui assurera, en grande partie, les coûts de l’augmentation d’environ 26 milliards de gourdes du nouveau budget, en payant de nouvelles taxes, de nouveaux impôts. A noter que la part de l’Internationale y est réduite de 25/%.

Ensuite, elle devra payer pour l’ « institutionnalisation » et la consolidation de la grande corruption, l’une des causes de l’extrême pauvreté dans laquelle elle patauge. En effet, quatorze-milliards de gourdes (14, 000 000 000 gourdes)  sont consacrés au service de la dette externe pour le seul exercice 2017-2018. Celle  de Petro Caribe, pour l’année 2017 est de trois-milliards de dollars américains (3, 000 000 000), un fonds dilapidé au grand jour.

Or, si l’État voulait effectivement trouver de l’argent pour augmenter le budget, sans fragiliser encore plus la grande majorité de la population, en proie à la pauvreté extrême, et en vue d’endiguer le phénomène de la corruption, il devrait auditer les fonds Petro Caribe et le compte du trésor public, et saisir les biens des corrupteurs et de tous ceux qui y sont impliqués conformément à la loi.

Ce n’est un secret pour personne que des centaines de millions de dollars de ce fonds ont été dilapidés par les régimes précédents. A la grande surprise, la plupart des responsables de ces crimes économiques et financiers reviennent au pouvoir et font leur loi à toute  la république !

La quasi-totalité des entités qui exerceraient une influence sur la politique dans le but de permettre aux couches vulnérables de jouir progressivement de leurs droits, sont reléguées au second plan.

A titre d’exemple : l’allocation budgétaire pour la santé  est de 4,3 %, alors que la norme internationale en exige 15% ; le Ministère des affaires sociales n’en a que 2,1% ; l’OPC pour sa part, n’a que 0,1%.

L’actuelle administration n’aurait aucune vision promotrice et protectrice des droits humains. Aucun cadre programmatique n’est établit en ce sens. Cette absence de vision réelle des droits humains, mise en exergue par le Centre d’analyse et de recherche  en droits  de l’homme (CARDH)[1], avec notamment le non renouvellement du mandat de l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits humains en Haïti en février dernier, suite à la déclaration express du gouvernement  s’opposant audit renouvellement,  serait une fois de plus confirmée avec ce projet de loi de finances 2017-2018 dans lequel la population est doublement victime.

II. Recommandations

 

a.  Exécutif 

 

a. 1. Recommandations générales

1.  L’exécutif doit avoir une vision des droits humains. Tout budget élaboré en vue de favoriser la jouissance effective des droits humains doit être la résultante d’une vision de l’État tendant vers cette fin.

2. Nécessité d’une meilleure redistribution des richesses et d’un d'équilibre social. L’État doit s'assurer d'une meilleure redistribution des richesses et d’un équilibre social, comme le veut la Constitution haïtienne.

 

3. Nécessité de faire d'autres choix économiques axés sur la production. L’État haïtien doit faire de nouveaux choix économiques, axés sur la production qui permettront, entre autres, de générer des emplois durables, d’exporter des biens, de stabiliser la gourde et l’économie nationale, d’améliorer les conditions de vie de la population.

4.  Une gestion rationnelle et équilibrée dans les allocations budgétaires s’impose.

5. Priorité aux droits fondamentaux de la population (santé, éducation, logement, justice, assurance…).

6.  Nécessité d’avoir plus de transparence dans le budget.

a. 2.  Recommandations spécifiques

7. Nécessité d’augmenter l’assiette fiscale sans fragiliser davantage les couches vulnérables.

8. L’Exécutif doit déposer au Parlement la loi des règlements, le deuxième lundi du mois de juin, afin que le Pouvoir législatif puisse juger le degré d’exécution du budget.

9.  Réaffecter certains fonds (Interventions publiques, par exemple).

10. Auditer les fonds Petro Caribe et le compte du Trésor public.

11. Fermer la vanne de la contrebande sur la frontière haïtiano-dominicaine  (Cela rapportera entre trois-cent (300) et cinq-cents (500) millions de dollars par ans).

b.  La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif

 

b. 1. À propos de sa compétence juridictionnelle

 

12. La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) doit exercer pleinement son pouvoir en tant que contrôleur juridictionnel, conformément à la loi du 4 mai 2016 sur le processus d’élaboration et d’exécution des lois de finances (contrôle sur pièces, contrôle sur le terrain)

b. 2.  Compétence juridictionnelle facultative importante

13.  La CSC/CA devra aussi exercer sa compétence facultative importante en ce qui concerne les deux (2) avis sur le projet de loi de finances  et sur la loi des règlements.

c.  Le Parlement

     c. 1.  Nécessité de former les parlementaires sur le budget

14. Le Parlement doit engager des experts pour donner une formation de base sur le budget à tous les parlementaires afin de leur assurer une formation de base en cette matière.

c. 2. A propos de son pouvoir de modifier le budget et de contrôler son exécution

15. Les parlementaires doivent confirmer que le Parlement est effectivement l’organe de contrôle en matière de budget et, à ce titre, dispose d’un organe technique qui est la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA).

 

d.  Les autorités locales

 

16. Les autorités locales doivent participer à l’élaboration et à l’adoption de la loi de finances afin que les besoins de leur commune et sections communales puissent être pris en compte.

 

c. La société civile

 

17. Un mécanisme doit être créé afin que la société civile puisse, pour le moins, être consultée, dans la définition des priorités des politiques publiques.

 



[1] CARDH, « Les cents (100) premiers jours de l’administration Moise-Lafontant, Des actions non conformes à la gouvernance démocratique », mai 2017.

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