Actualités

Lisez in extenso l'allocution de l'ambassadeur Denis Régis, représentant permanent d'Haïti auprès des Nations Unies, lors de  la 8068ème SEANCE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ 

‘’RAPPORT S/2017/840 DU 05 OCTOBRE 2017 DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES SUR LA MINUSTAH’’

Lire la suite...


Le président  de la République d’Haïti  Jovenel Moïse a prononcé ce jeudi 21 septembre son premier discours  à la tribune de l'organisation des Nations Unies à New York, lors de la 72ème assemblée générale.

Lire la suite...

"La présidence égyptienne du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mois d'aout 2017,   a organisé,  le 29 aout 2017,   un débat public de haut niveau intitulé: "Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies:  leur possible contribution a l'objectif premier du maintien d'une paix durable" ,  sur le thème   "Pérennisation de la paix".   Le Représentant Permanent d'Haïti  auprès de l'ONU,    l'Ambassadeur  Denis  Régis,  est intervenu à ce débat.  HPN  publie in extenso le texte de l'allocution du diplomate haïtien  à  cette  8033e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Monsieur le Président,
1-    Permettez-moi tout d’abord, au nom du Gouvernement haïtien, de féliciter le Gouvernement de la République Arabe d’Egypte d’avoir, en sa qualité de président du Conseil de sécurité, pris l’initiative de ce débat public sur le thème de la contribution des opérations de maintien de la paix à l’objectif de « pérennisation de la paix ».  La question est en effet d’importance.

2-    Dans un monde en constante mutation, confronté à des menaces globales et à des problèmes de sécurité complexes et changeants, la nature des opérations de maintien de la paix, leur pertinence, leur coût, leur efficacité et leurs objectifs suscitent, à juste titre, des interrogations.

3-    Si plusieurs critiques dénoncent, non sans quelque raison, la « dérive » de certaines missions, l’inflation des coûts et des effectifs ou la multiplication de tâches sans rapport avec les objectifs fondamentaux, d’autres, en revanche, jugent sévèrement ce qu’ils qualifient de « politisation artificielle » du maintien de la paix ou encore la trop grande attention portée à certains dossiers.

4-    Quoi qu’il en soit, nul ne saurait nier que les opérations de maintien de la paix – outil privilégié de gestion des conflits – ont fait la preuve indiscutable de leur nécessité au cours des cinq dernières décennies.  Comme l’a d’ailleurs rappelé fort justement Monsieur Antonio Guterres, les Casques bleus représentent « un investissement pour la paix, la sécurité et la prospérité mondiales ».  [Le Monde, 31 mai 2017].

5-    Toutefois, l’outil n’est pas sans défaut  et a clairement montré ses limites.  Certes, des réformes ont été proposées et entamées afin d’y remédier.  Mais force est d’admettre qu’il reste encore beaucoup à faire pour que ces opérations soient véritablement adaptées à la complexité des nouveaux défis, aux nouvelles menaces à la paix et à la sécurité internationales, aux contextes différents dans lesquels elles sont déployées et aux environnements difficiles et souvent hostiles où elles sont appelées à intervenir.

6-    Une mise à jour s’avère d’autant plus nécessaire que les réussites enregistrées, aussi incontestables et spectaculaires qu’elles puissent être, ne peuvent dissimuler ce que d’aucuns considèrent parfois comme des demi-succès – voire des échecs cuisants, qui, de surcroît, jettent parfois une ombre sur la crédibilité, sur l’image, sur l’autorité morale des Nations Unies.

7-    Parmi les voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent de partout – et ici même au sein du Conseil de sécurité – pour réclamer une nouvelle approche doctrinale du maintien de la paix, notons, en particulier, celle du Secrétaire général des Nations Unies pour qui une « véritable réforme stratégique » des opérations de maintien de la paix s’impose désormais [Voir ONU, 31 mai 2017].

8-    De nouvelles pistes, porteuses d’avenir, doivent à l’évidence être explorées.  La Note conceptuelle de la présidence égyptienne du Conseil en a esquissé quelques-unes, pleines d’intérêt. Plusieurs traits communs caractérisent certaines des propositions énoncées en vue de l’objectif de pérennisation de la paix.  Trois éléments nous semblent essentiels :
8.1-     Le principe de responsabilité, qui doit guider tous les aspects d’une intervention des Nations Unies axée sur la pérennisation de la paix ;
8.2-    Le renforcement du rôle du Conseil de sécurité, pour que celui-ci soit en mesure de s’acquitter de sa mission fondamentale d’«  instrument central dans la prévention et le règlement des conflits », capable d’apporter des réponses collectives adéquates, conformes à son mandat, notamment dans les situations où les droits de l’homme sont outrageusement bafoués, et où sont commises des atrocités et des atteintes graves au droit humanitaire.
8.3-    La pérennisation de la paix ne saurait consister uniquement à prévenir le déclenchement, l’intensification, la poursuite ou la récurrence des conflits, comme nous le rappelle opportunément la Note de cadrage du débat.  Le maintien de la paix serait forcément incomplet s’il n’englobait aussi des activités visant à s’attaquer aux causes profondes des conflits.

9-    Un examen attentif des opérations de maintien de la paix en cours le montre bien : pour la plupart, il ne s’agit plus simplement de déploiement d’une force d’interposition ni d’activités de surveillance de cessez-le-feu entre forces belligérantes.  Il s’agit plutôt de la mise en œuvre de toute une gamme d’actions interdépendantes, aptes à favoriser le processus politique et à permettre, au bout du compte, l’instauration ou la restauration de la primauté du droit, l’enclenchement d’une dynamique de paix, de sécurité, de stabilité, de démocratie et de relance du développement.

10-    Tel est, entre autres, le cas d’Haïti, où la mission des Nations Unies pour la stabilisation (la MINUSTAH) a été à pied d’œuvre pendant 13 ans.  La mission touche aujourd’hui à sa fin.  Le Gouvernement haïtien et le Conseil de sécurité en sont convenus.  Le socle de la stabilité politique et institutionnelle en Haïti a été consolidé.  Pour la première fois depuis des décennies, un processus électoral pacifique, crédible, inclusif, a permis de pourvoir l’ensemble des postes électifs, et ce, à tous les paliers de gouvernance.  A travers la MINUSTAH, les Nations Unies ont dans une large mesure contribué à ce résultat.  Aujourd’hui, sous le leadership du Président de la République, Monsieur Jovenel Moïse, le pays est résolument engagé dans la voie de la consolidation de la démocratie, de l’état de droit et du développement durable.

11-    Ces trois piliers de la pérennisation de la paix ne sauraient d’ailleurs être dissociés l’un de l’autre.  Nous considérons comme essentielle la consolidation continue des acquis par le renforcement des capacités nationales.  Car, en fin de compte, l’appropriation, par les institutions nationales, de toutes les fonctions qu’exerçait précédemment la MINUSTAH – qu’il s’agisse de celles liées à la sécurité, à l’État de droit, aux droits de l’homme ou au développement – sera, le critère déterminant du succès de la mission.

12-    Guidés par cette vision partagée, le Gouvernement haïtien et les Nations Unies œuvrent de concert à la mise en place d’un nouveau cadre de coopération stratégique, qui reflètera la nouvelle réalité sur le terrain.  La MINUJUSTH, entre autres, est appelée à illustrer ce nouveau partenariat.

13-     A l’heure où le pays aborde un véritable tournant, le Gouvernement haïtien tient à réitérer l’importance qu’il attache au renforcement de la solidarité internationale.  Haïti continue de compter sur le soutien du Conseil de sécurité et celui de tout le système des Nations Unies pour l’accompagner dans le processus de reconstruction et lui permettre de progresser de manière soutenue sur le chemin de la démocratie et de l’État de droit, la seule voie possible vers sa modernisation sociale et économique, la réduction de la pauvreté et le développement durable.

Monsieur le Président,
14-     Je voudrais, pour conclure, formuler au nom de la délégation haïtienne quatre observations :
14.1-    Premièrement, il nous semble essentiel que le Conseil de sécurité, tirant parti des leçons du passé récent, se réapproprie pleinement la mission de sauvegarde et de pérennisation de la paix qui lui est dévolue par la Charte des Nations Unies.  Le Conseil se doit notamment d’éliminer les blocages institutionnels qui, trop souvent ces dernières années, ont miné, voire paralysé son action, afin de s’acquitter pleinement de son rôle de « principal responsable du maintien de la paix ».
14.2-    Deuxièmement, le débat sur l’objectif de pérennisation de la paix ne peut faire abstraction de la question de l’extrême pauvreté, qui occupe la place que l’on sait dans bien des conflits intra-étatiques.  Des guerres civiles fratricides plongent souvent leurs racines dans la misère économique, l’injustice sociale, l’oppression politique, la marginalisation, l’exclusion.  Il est indispensable d’aider plus substantiellement les pays en développement en proie à des conflits ou en phase de reconstruction post-conflit et de consolidation de la paix à rompre le cercle vicieux de la pauvreté, à défaut de quoi la pérennisation de la paix risque de rester un vain mot.
14.3-    Troisièmement, l’ONU ne peut en aucun cas se soustraire à ses responsabilités, notamment celle de respecter et de promouvoir les droits des populations qu’elle est appelée à protéger.  Nous saluons, à cet égard, le plan soumis aux États membres par le Secrétaire général, qui vise à mettre fin à l’impunité et prévoit la nomination de défenseurs des droits des victimes dans le cadre des activités de maintien de la paix de l’Organisation.  Pour être pleinement en phase avec les normes relatives aux droits de l’homme que l’ONU a pour mission essentielle de promouvoir, cette approche – nous le souhaitons vivement – doit pouvoir s’étendre à tous les cas d’atteinte aux droits humains et de préjudices moraux et matériels dont une mission aurait été elle-même la cause.
14.4-    Enfin, l’objectif de pérennisation de la paix est indissociable de celui du développement durable.  La République d’Haïti réitère son adhésion à une vision de la pérennisation de la paix, qui, face aux défis actuels, appelle « des réponses mondiales » qui permettent de « s’attaquer aux causes profondes des conflits et associent la paix, le développement durable et les droits de l’homme », pour reprendre l’expression du Secrétaire général [cf. Lettre du 3 mai 2017 du SG].

15-    Il appartient à la communauté internationale de relever ce défi par la mise en place des mécanismes de solidarité collective indispensables à l’atteinte de l’objectif de pérennisation de la paix.


Je vous remercie.




Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.  

Lire la suite...

 

Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.

 

La mégastar Wyclef Jean sera à Little Haiti le vendredi 19 Mai à l’occasion de la Fête du bicolore haïtien et de la célébration du Mois de la Culture Haïtienne à Miami. La vedette a été aussi invitée pour célébrer le premier anniversaire de la série culturelle mensuelle "Sounds of Little Haiti (SOLH)". 

Le drapeau haïtien doit une fière chandelle à Wyclef Jean. Rappelez-vous, en 1997, à la cérémonie des Grammy Awards, lorsque le groupe Fugees au top de sa forme avait été sacré groupe rap de l’année pour l’album "The Score". Wyclef avait gravi le podium en se drapant du bicolore haïtien à la surprise générale. Ce geste noble avait envoyé une onde de choc positive dans toute la Diaspora haïtienne. Être haïtien était devenu cool et faire flotter le bicolore était devenu à la mode. Wyclef viendra performer ce week-end à Little Haiti, le quartier haïtien historique de Miami.  

"Ce sera la première fois que Wyclef viendra jouer à Little Haiti en tant qu’artiste solo",  a confié Sandy Dorsainvil, la coordonatrice de "Sounds of Little Haiti (SOLH)", une activité culturelle mensuelle qui se tient tous les 3e vendredi du mois au Complexe Culturel de Little Haiti. "Wyclef était venu à Little Haiti il y a 15 ans avec les Fugees lors d’un festival de musique racine. Cette fois-ci il vient pour célébrer le bicolore haïtien, le Mois de la Culture haïtienne et le premier anniversaire de SOLH", indique-t-elle.  En cette occasion, Wyclef sera accompagné d’autres groupes tels que Kreyòl La et Dat7. 

Mai, le Mois de la Culture Haïtienne

L’invitation de Wyclef Jean à Little Haiti tombe au beau milieu du Mois de la Culture Haïtienne.  A Miami, tout le mois de mai est consacré à la culture haïtienne et la contribution des Haïtiens de la Diaspora aux Etats-Unis. Dans les écoles de Miami, la culture haïtienne est à l’honneur. A cette occasion, les écoliers haïtiano-américains sont heureux de présenter des éléments de leur patrimoine culturel à leurs camarades non Haïtiens tout en arborant fièrement le bicolore national. Quand arrive cette période de l’année, le drapeau haïtien est omniprésent à Miami, tout le monde ou presque (des Haïtiens et des étrangers) s’affiche aux couleurs nationales. Ce qui est en soi une grande avancée pour la communauté haïtienne de la Diaspora compte tenu du fait qu’il y a quelques années, il était honteux de s’afficher comme haïtien aux Etats-Unis. Cependant, au terme de luttes acharnées, les Haïtiens de la Diaspora ont recouvré leur fierté. Wyclef Jean a aussi contribué à ce regain de fierté depuis qu’il s’était drapé du bicolore haïtien lors de la cérémonie des Grammys avec les Fugees en 1997.    

Le mois de la Culture haïtienne, c’est aussi l’occasion de présenter divers éléments du patrimoine haïtien tels que la peinture, la musique, la cuisine, la langue créole etc.  La culture haïtienne est également célébrée dans d’autres villes des Etats-Unis tels que New York et Boston où se déroulent des parades, mais c’est surtout à Miami que se déroulent de grandes activités tels que des festivals culinaires comme "Taste of Haiti" (le goût d’Haïti), des défilés patriotiques, des soirées culturelles et des festivals de musique comme le Haitian Compas Festival organisé chaque année à Miami depuis 19 ans.    

Entre célébration et protestation 

Cette célébration de la culture haïtienne tombe cette année dans un moment particulier où des milliers d’Haïtiens manifestent un peu partout en Floride pour réclamer le renouvellement du TPS (Temporaray Protected  Status). Près de 60 000 compatriotes jouissent de ce statut et le refus par la nouvelle administration de le renouveler pourrait mettre des milliers de compatriotes en danger. Le samedi 13 mai dernier, des centaines d’Haïtiens avaient protesté devant les locaux des services d’immigration à Miami. 

 

Jonel Juste 

« Vu que les conditions de transports s’améliorent dans les zones ravagées par l’ouragan Matthew en Haïti, et qu’une réponse humanitaire robuste et intégrée est en cours, les Etats-Unis adaptent leurs efforts d’assistance en support à la stratégie de rétablissement post-cyclonique du gouvernement haïtien », a-t-on lu dans un  communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti, acheminé à la rédaction de Haiti Press Network.

Lire la suite...

En présence de nombreux invités tirés à quatre épingles, dont des membres du gouvernement haïtien, des parlementaires, des membres du Corps diplomatique et de la communauté internationale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti depuis environ un an, M. Peter F. Mulrean a célébré au rythme de la musique, de retrouvailles entre anciennes connaissances, de discours officiels et de tirs de feu-d’artifice, le 240e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis, le lundi 4 juillet 2016, a constaté Haiti Press Network.

Lire la suite...

L’haïtien Jean Weevens Janvier a été ajouté jeudi sur la liste des « criminels les plus Recherchés aux Etats-Unis. La Justice Américaine offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25,000 dollars pour toute information menant à son arrestation.

Lire la suite...

Le 9 mai marquera la fête de l'Europe en hommage à la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui posait les jalons de la construction européenne. Une série d'activités pédagogiques et festives est prévue en Haïti dans le cadre de cette semaine, a appris HPN.

Lire la suite...

 

Le secrétaire d’Etat français chargé du développement et de la francophonie a annoncé que son pays entend poursuivre sa coopération avec Haïti dans les domaines de l’éducation et de l’agriculture entre autres. Jean-Marie Le Guen qui a rencontré le président de la République, Jovenel Moise, ce mercredi 8 février 2017, a réitéré l’appui de la France à la prochaine administration arguant que les priorités du chef de l’Etat sont en droite ligne de celles du gouvernement français. 

Lire la suite...

 

Un communiqué acheminé, ce lundi 8 février, à HPN par l’UE, informe de la tenue d’une réunion entre le président de la République d'Haïti, Jovenel Moïse et la Directrice exécutive du Service européen pour l'action extérieure, Mme Edita Hrda autour de l'annonce de 35 millions d'euros d'aide supplémentaire de l'Union Européenne pour répondre aux défis post-Matthew. Lire le communiqué ci-dessous.

Lire la suite...

L’Ambassade du Canada en Haïti, a bien été victime de fraude entre 2004 et 2016 pour un montant estimé à près de 2 millions de dollars. C’est ce qu’a révélé une enquête du gouvernement canadien en 2015, année des premiers soupçons de fraudes. 

Lire la suite...

L’oncle de la ministre de l’Économie du Québec, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.

Lire la suite...

Une semaine après sa nomination, les messages de félicitations et les réactions continuent de fuser sur la page Facebook de la nouvelle ministre de l’Économie du Québec. Les Haïtiens de Montréal particulièrement ont été nombreux à réagir à cette nomination de Dominique Anglage. En effet, elle est la première personnalité politique d’origine haïtienne à occuper une fonction ministérielle au Québec.

Lire la suite...

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) observe depuis plusieurs jours une situation de panique créée dans l’esprit de la population haïtienne tant en Haïti qu’à l’étranger. Laquelle situation est due à la diffusion des informations ou messages vocaux, vidéos et photos sur les réseaux sociaux qui montrent des scènes de violence contre les migrantes et migrants haïtiens vivant en République Dominicaine.

Lire la suite...

Un incendie s’est déclaré dans un bus dans l’après-midi du mercredi 26 juillet 2017 après le débarquement de 39 migrants haïtiens à la frontière de Carisal/Elias Piña, a  appris Haiti Press Network via une note du  GARR.

Lire la suite...

Le Conseil National de la Migration (CNM) a annoncé  le 27 juillet 2017, la prolongation pour un an la validité les cartes de résidence provisoires octroyées dans le cadre du Plan National de Régulation des Etrangers (PNRE). Cette décision est un soulagement pour environ 239 000 migrants en majorité des ressortissantes et ressortissants haïtiens concernés par ce plan en République Dominicaine, selon le GARR.

Lire la suite...

Le Représentant Permanent d'Haïti auprès des Nations Unies,  l'Ambassadeur Denis Régis,  est intervenu le 20 avril 2017 à la 7929e séance du Conseil de sécurité de l'ONU au "débat public sur la situation au Moyen Orient,  y compris la question palestinienne". HPN  publie dans son intégralité l'intervention du diplomate haïtien. 

Madame la Présidente du Conseil,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

1- Qu’il me soit permis, au nom du Gouvernement haïtien, de féliciter le Conseil de sécurité d’avoir pris l’initiative de ce débat ouvert, qui fait écho au sentiment d’urgence que suscite la situation existant actuellement au Moyen-Orient.  J’ai noté avec le plus haut intérêt les thèmes abordés dans la Note conceptuelle de la présidence américaine du Conseil pour ce mois d’avril, ainsi que les points de vue fort pertinents soulevés par le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Monsieur Nickolay Mladenov, et les intervenants qui m’ont précédé.

Madame la Présidente,

2- D’un sommet à l’autre, d’une conférence à l’autre, les appels à l’action s’élèvent de partout pour que soit imprimé un nouvel élan aux efforts de paix au Moyen-Orient.  L’espoir d’un règlement juste, durable et global du conflit israélo-palestinien qu’avaient fait naître les Accords d’Oslo de 1993, s’est graduellement estompé au fil des années, battu en brèche par la méfiance grandissante entre les parties, la tentation du fait accompli et de l’unilatéralisme.  Sur cette toile de fond, marquée par l’absence de toute avancée politique et diplomatique, se sont agrégés de nouveaux foyers de crise, la montée en force de l’extrémisme violent, les guerres civiles et régionales, avec leurs terribles bilans humains - plus de 500 000 morts en Syrie -, leurs cortèges d’horreurs et leurs défis humanitaires.  ‘’La situation actuelle sur le terrain n’est plus tenable’’, soulignait à juste titre le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient.

3- Manifestement, le processus de paix israélo-palestinien est dans l’impasse.  La solution des deux États parait de jour en jour plus menacée.  De surcroit, de la Syrie au Yémen en passant par l’Irak et la Libye, la région est en proie à une succession de crises, qui, par leur ampleur et leur gravité, ont pour effet d’éclipser le conflit israélo-palestinien et de faire perdre de vue la menace continue qu’il représente pour la paix dans le région et dans le monde.

4- La République d’Haïti, fidèle à la position cardinale qui a été constamment la sienne depuis 1947, réaffirme son soutien à un règlement juste, durable et global du conflit israélo-palestinien, estimant que la seule voie d’y parvenir réside dans une solution négociée avec deux États vivant en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationales sûres, reconnues et garanties.  C’est pourquoi elle joint sa voix à toutes celles qui s’élèvent en faveur d’initiatives novatrices visant à replacer la question israélo-palestinienne au cœur des préoccupations internationales de manière à permettre un relance rapide des négociations dans l’esprit des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Madame la Présidente,

5- Cette séance spéciale a certes pour objet de mettre en relief l’enjeu fondamental de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient pour l’ensemble de la communauté internationale.  Mais, elle pose aussi, du même coup, la question de la capacité de l’Organisation des Nations Unies - et, par conséquent, celle de la responsabilité du Conseil de sécurité, principal ‘’garant de la paix et de la sécurité internationales’’ - d’en assurer la préservation, singulièrement dans la région du Moyen-Orient.

6- En effet, c’est devenu presque un lieu commun d’évoquer le blocage du Conseil de sécurité, du fait notamment de l’utilisation abusive du droit de veto.  Cette paralysie est souvent perçue comme étant l’un des principaux obstacles institutionnels aux efforts internationaux de paix au Moyen-Orient.  On en a eu une illustration éclatante lors du récent débat au Conseil suite à l’utilisation de gaz chimiques contre des populations civiles en Syrie.  C’était une preuve supplémentaire - s’il en était encore besoin - de la nécessité de remédier à ce blocage récurrent, et d’apporter des solutions novatrices au mode de décision du Conseil, de manière à lui permettre de s’acquitter pleinement de la mission qui est la sienne : s’attaquer aux causes profondes des conflits, déceler les menaces potentielles et agir avec la célérité voulue lorsque les circonstances exigent une intervention urgente.

7- C’est dans cet esprit d’ailleurs que la République d’Haïti a apporté son soutien à la récente initiative française - dont le bien-fondé demeure incontestable -, qui visait à ‘’encadrer’’ le droit de veto, notamment en cas d’atrocités de masse.  Il nous faut ici saluer les démarches constantes du Liechtenstein et du Mexique en ce sens.  Car, il faut le souligner, au-delà du privilège qui s’y rattache, le veto implique avant tout pour ceux qui l’exercent un devoir et une responsabilité particulière à l’égard de la communauté internationale.

8- Dans le contexte explosif qui est aujourd’hui celui du Moyen-Orient, où les souffrances infligées aux populations civiles par l’extrémisme, le terrorisme et les guerres civiles atteignent une ampleur incommensurable, le Conseil ne peut se dérober à l’ardente obligation qui lui incombe de s’attaquer aux causes profondes des conflits qui, en Syrie, au Yémen, en Irak, déchirent la région, déciment des minorités religieuses et ethniques, menacent la paix et la sécurité internationales.  En ce qui concerne plus particulièrement le conflit israélo-palestinien, le temps est venu de reprendre l’initiative et de créer les conditions propices à une reprise des négociations entre les parties à la lumière des convergences qui se dégagent des résolutions pertinentes du Conseil ainsi que des démarches entreprises par diverses instances, dont le Quartet ou la récente Conférence de Paris sur le Moyen-Orient.  Le statu quo ne peut tenir lieu de solution.

9- Il est temps de faire revivre le processus de paix au Moyen-Orient.  Chacun doit prendre ses responsabilités.  Il revient en particulier à chaque État membre du Conseil de sécurité de s’élever au-dessus des partis pris et de transcender ses propres intérêts afin d’aider les parties en cause à reprendre le chemin des négociations et à progresser sur la voie d’une solution durable et globale sur la base d’un cadre mutuellement agréé.
Madame la Présidente,

10- La République d’Haïti a toujours condamné le recours à la guerre comme option de règlement des conflits.  Elle considère que, face au risque d’engrenage de la violence et d’embrasement généralisé, une recherche opiniâtre de la paix au Moyen-Orient s’impose.  La capacité du Conseil à jouer adéquatement son rôle d’ ‘’acteur irremplaçable’’ dans ce processus dépend étroitement de l’engagement individuel de chacun de ses membres à l’égard des idéaux de paix, de sécurité, de solidarité, de coopération et de développement sur lesquels s’est bâtie notre Organisation.

11- La réunion d’aujourd’hui peut être le signal d’un nouveau départ, susceptible d’inverser la ‘’dynamique destructrice’’ qui prévaut sur le terrain et d’enclencher un authentique processus de paix, fondé sur le droit, la justice, la sécurité et le respect mutuel au Moyen-Orient.  Puissions-nous saisir cette occasion !


Je vous remercie.

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique en Haïti a annoncé, dans un communiqué transmis à HPN, le départ de l’Ambassadeur Peter Mulrean qui reprend l’avion pour les États-Unis le lundi 27 février 2017.

Lire la suite...

L'ancien président cubain Fidel Castro est décédé vendredi 25 novembre dans la soirée (vers 10:29 PM) à La Havane à l'âge de 90 ans, a appris HPN.

Lire la suite...
Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages