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Le président américain Donald Trump a annoncé, mardi, dans un tweet, le limogeage de John Bolton, son conseiller à la Sécurité nationale. De l'Iran à la Corée du Nord, ils étaient en désaccord sur nombre de dossiers.
Donald Trump a limogé, mardi 10 septembre, John Bolton, qui occupait jusque-là le très influent poste de conseiller à la Sécurité nationale.
"J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche", a tweeté Donald Trump. "J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions", a-t-il ajouté, en évoquant cet avocat de formation connu pour sa moustache et ses positions très dures à l'égard de l'Iran, de la Russie ou encore de la Corée du Nord.
D'un tweet laconique et énigmatique, John Bolton a simplement indiqué qu'il avait proposé de présenter sa démission lundi soir et que le président lui avait répondu : "Parlons-en demain".
Ce limogeage spectaculaire intervient dans un climat particulièrement tendu entre les Etats-Unis et l'Iran, dossier sur lequel Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces dernières semaines, entre extrême fermeté et volonté de négocier.
HPN
Source : AFP
Ils sont encore une vingtaine de candidats en lice pour les primaires démocrates aux États-Unis. Cette semaine, dans la nuit de mercredi à jeudi, aura lieu la 3e série de débats télévisés entre les candidats à l'investiture démocrate, à Houston, au Texas.
Seuls 10 candidats ont été sélectionnés pour ce débat, dont le favori centriste Joe Biden et la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, portée par les sondages, qui s'affrontent pour la première fois directement.
Ces deux devront convaincre les électeurs de leur poids pour battre le Président actuel Donald Trump dans les prochains scrutins de 2020.
Une tache qui s'annonce difficile compte tenu des moyens dont dispose Donald Trump. Seul Bill Clinton avait pu battre le Président en exercice Georges Bush qui voulait briguer un second.
Durant les vingt dernières, le stuto quo a demeuré et l'on voit mal comment les démocrates en perte de vitesse pourraient créer la surprise face à un Donald Trump qui impose sa loi sur tout le continent.
HPN
Source : France 24
L’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe est mort à Singapour à l’âge de 95 ans, a-t-on appris ce vendredi 6 septembre. Héros de l’indépendance, il restera aussi dans l’histoire comme un dictateur ayant conduit son pays à la ruine.
L'ex-numéro deux des Farc, Ivan Marquez, a annoncé jeudi qu'il reprenait les armes aux côtés d'autres chefs rebelles. Ils dénoncent l'accord de paix en Colombie.
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Madame la Représentante spéciale du Secrétaire général,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
2- Tout en prenant la mesure des difficultés et des problèmes rencontrés – comme en témoignent notamment les récents soubresauts qu’a connus le pays –, le Secrétaire général rend compte des progrès accomplis par le Gouvernement haïtien en vue d’atteindre, comme il s’y est engagé, les divers objectifs, cibles et échéances conjointement établis dans le cadre du mandat confié par le Conseil à la MINUJUSTH.
3- Le rapport met en lumière les améliorations significatives ainsi que les succès manifestes obtenus dans la voie de la transition vers une présence de l’ONU autre que celle associée au « maintien de la paix ». Ils s’inscrivent, du reste, dans le prolongement des avancées majeures accomplies par le pays au fil des dernières années dans tous les domaines jugés vitaux pour la consolidation de l’État de droit – qu’il s’agisse de la justice, de la sécurité, des Services correctionnels, de la protection des droits de l’homme . Les résultats sont là.
4- Le Secrétaire général souligne à juste titre le « professionnalisme » de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui a fait la démonstration de « sa capacité d’assurer de manière professionnelle le contrôle des manifestations de masse à l’échelle du pays » dans le cadre des événements des 17 octobre et 18 novembre derniers.
5- L’adoption de la Loi sur l’aide juridique est assurément un autre « jalon important » dans la voie de l’amélioration de l’accès à la justice. Des étapes cruciales ont été franchies dans d’autres secteurs, comme l’attestent les mesures prises pour renforcer les mécanismes de protection des droits de l’homme au sein de l’Exécutif, ainsi que l’amélioration des capacités managériales et opérationnelles de l’Administration pénitentiaire. La baisse du taux d’homicide figure au nombre des indicateurs dignes de mention : le taux a diminué de 4,2 % pour s’établir à 6,22 pour 100 000 habitants, l’un des plus bas de la Caraïbe, comme le mentionne le rapport. Alors qu’ailleurs, en Amérique latine et dans les Caraïbes, « les taux d’homicides (sont) de dix à vingt fois plus élevés que la moyenne mondiale, à plus de 80 pour 100 000 habitants », selon une récente étude de la Banque interaméricaine de développement (BID, 29 novembre 2018).
6- Il y a certainement lieu de se féliciter de ces avancées réalisées grâce aux efforts conjugués des autorités haïtiennes et de la mission des Nations Unies.
7- Toutefois, en ce qui a trait à certains « indicateurs jugés essentiels » pour la consolidation de l’État de droit, les retards enregistrés soulignent clairement l’impérieuse nécessité d’un redoublement des efforts à différents niveaux. Le Gouvernement en est pleinement conscient. En effet, « beaucoup reste encore à faire », comme l’indique le Secrétaire général, pour la pleine réalisation de l’ensemble des objectifs convenus dans le cadre de la stratégie de sortie de la MINUSJUSTH.
8- Le Gouvernement a pris note des préoccupations soulevées à cet égard et tient à réaffirmer sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour honorer l’ensemble des engagements qu’il a pris, accélérer le changement et mener à bien les réformes convenues, afin de remédier à la persistance des lacunes, défaillances et retards constatés, tout particulièrement en ce qui concerne :
Les dysfonctionnements du système de justice ;
La question de la détention préventive prolongée, et son corollaire, la surpopulation carcérale ;
La mise en œuvre effective du Plan de développement stratégique 2017-2021 de la Police nationale, notamment par une mobilisation plus adéquate des ressources prévues tant au niveau national qu’international ;
Les allégations d’abus de droits de l’homme par des institutions étatiques et des agents des forces de l’ordre.
9- Le Secrétaire général s’est fait également l’écho de certaines inquiétudes concernant la situation générale en Haïti et les risques de « déstabilisation » correspondants. Tout le monde s’accorde à reconnaître que le pays vient d’être soumis à rude épreuve. Au-delà des allégations liées à l’affaire PetroCaribe, les turbulences de ces quatre derniers mois sont incontestablement le reflet d’une détérioration de la situation économique, exacerbant les difficultés auxquelles est confrontée la grande majorité de la population, aux prises avec l’extrême pauvreté.
10- A cela s’ajoute une situation déjà complexe sur le plan humanitaire, comme en témoignent la carence dramatique d’infrastructures essentielles, les répercussions de l’épidémie de choléra, le rapatriement massif de dizaines de milliers de migrants haïtiens de la République dominicaine, sans compter les conséquences de la crise écologique et de l’extrême vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles.
11- Mais, fort heureusement, la crise est en voie d’être maîtrisée grâce au dialogue instauré par le Gouvernement avec l’essentiel des parties prenantes. Ma délégation tient à renouveler sa haute appréciation du soutien indéfectible de la communauté internationale à l’occasion des récents évènements, en particulier face aux revendications déraisonnables émanant d’une frange de l’opposition. Ma délégation apprécie à sa juste valeur l’appui fourni par le système des Nations Unies et d’autres partenaires sur le plan de la sécurité, notamment en ce qui a trait au désarmement des gangs et à la réinsertion des individus qui n’ont pas trempé dans des crimes de sang. Il convient de le souligner, à aucun moment, ni la stabilité politique, ni les conquêtes démocratiques, ni les acquis de l’État de droit, auxquels le peuple haïtien demeure profondément attaché, n’ont été remis en cause.
12- Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Jovenel MOISE, s’est solennellement engagé à poursuivre les réformes indispensables, notamment à mener une lutte implacable contre la corruption. Cette lutte a d’ailleurs commencé à porter fruit. Les récentes mesures prises par le Premier Ministre, Monsieur Jean Henry CEANT, et les autorités judiciaires, ne laissent aucun doute quant à l’inébranlable détermination du Gouvernement haïtien de faire toute la lumière sur les allégations de malversations entourant la gestion des fonds PetroCaribe et de s’assurer que justice soit faite, de façon rigoureuse et impartiale, dans le respect de la primauté du droit. Un climat social apaisé, dans un contexte de croissance et de création d’opportunités économiques, est indispensable à la consolidation de l’État de droit et des acquis démocratiques.
13- A maintes reprises, ma délégation a tiré la sonnette d’alarme sur les effets pervers de la diminution soutenue de l’aide publique au développement à Haïti ces dernières années, au moment précis où les problèmes se posent avec une acuité particulière. L’aide humanitaire ne fait pas exception. Le Secrétaire général déplore, à juste titre, que le Plan de réponse humanitaire 2018, qui prévoit l’affectation d’une enveloppe de 252 millions de dollars destinée à venir en aide à plus de 2 millions de personnes dans le besoin, n’est financé jusqu’à présent qu’à hauteur de 11,2 %.
14- On pourrait en dire autant de la Nouvelle approche de l’ONU dans la lutte contre le choléra. A ce stade critique, force est de reconnaître que le volet d’aide aux victimes et à leurs proches, ainsi que celui de l’aménagement d’infrastructures indispensables de santé, d’assainissement et d’eau potable, continuent de pâtir d’un sous-financement aigu. Les appels du Secrétaire général pour une dotation adéquate du Fonds d’affectation spéciale pluri-partenaires sont restés quasiment lettre morte. Pareille situation ne manque pas d’être préoccupante.
15- C’est pourquoi la délégation haïtienne souscrit au nouvel appel lancé par le Secrétaire général à tous les acteurs intéressés, notamment aux partenaires de coopération d’Haïti, pour que soient prises des mesures à court terme susceptibles de répondre aux besoins immédiats du peuple haïtien et d’alléger la situation difficile à laquelle il fait face. Un regain de la solidarité internationale est crucial à ce carrefour.
16- Au-delà de l’aide humanitaire, le pays a besoin surtout d’une véritable mobilisation internationale de ressources pour assurer un financement stable, substantiel et prévisible de son développement, la relance rapide des programmes d’investissement public, trop longtemps gelés, dans l’infrastructure et les programmes sociaux, et le redémarrage d’une croissance forte, propre à favoriser la réduction de la pauvreté. C’est là, indubitablement, une des conditions de la stabilité politique et institutionnelle à long terme que le peuple haïtien, tout comme la communauté internationale, appelle de ses vœux.
17- Le bilan à mi-parcours de la MINUJUSTH dressé par le Secrétaire général met bien en évidence les jalons importants posés au cours des 14 derniers mois dans le processus de longue haleine de renforcement des institutions garantes de l’État de droit et de protection des droits de l’homme en Haïti. Parallèlement, le rapport du Secrétaire général montre aussi l’ampleur des problèmes, des besoins et des défis à court et à long terme auxquels le pays est confronté.
18- Il existe une parfaite convergence de vues entre le Gouvernement haïtien et le système des Nations Unies quant à l’envergure de la tâche qui reste à accomplir et des efforts à déployer en vue de l’atteinte des cibles et points de repère établis de commun accord, dans le cadre de la stratégie de sortie de la MINUJUSTH. Fort heureusement, aucun des retards à combler n’est irrattrapable.
19- Le Gouvernement réitère, pour sa part, son engagement de s’assurer que soient surmontés les obstacles qui ont pu différer la réalisation de certaines activités prévues, entraîné le report de certaines échéances et freiné la concrétisation de certains indicateurs considérés à juste titre par le Secrétaire général comme essentiels. De nouveaux et importants défis nous attendent au cours des mois à venir. En particulier, l’organisation, l’année prochaine, des élections législatives sera un test majeur de la maturité, de la consolidation et de la stabilité de nos institutions. Le Gouvernement met déjà tout en œuvre pour permettre à la nation de relever avec succès ce défi. Il compte à cet égard sur la pleine coopération du système des Nations Unies.
20- Le Gouvernement assure qu’il donnera toutes les suites nécessaires, pour ce qui le concerne, aux recommandations du Secrétaire général. Il ne ménagera aucun sacrifice pour renforcer la confiance de la population dans les institutions de la République, poursuivre les réformes prioritaires, intensifier la collaboration avec le Parlement et les forces vives du pays afin de répondre aux besoins immédiats de la population. Il continuera d’œuvrer avec détermination à la consolidation de l’État de droit et au maintien de la stabilité du climat politique, garantissant ainsi une transition sans heurts vers une présence post-MINUJUSTH de l’ONU en Haïti, qui ne s’inscrive plus dans le contexte du chapitre VII de la Charte relatif au « maintien de la paix » mais dans celui des justes aspirations du peuple haïtien à un développement durable à l’horizon 2030.
"Le dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la MINUJUSTH était en débat, jeudi 6 septembre 2018, au Conseil de sécurité de l'Organisation mondiale. La Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, Mme Keita Bintou, a présenté le document aux 15 membres du Conseil, qui ont tour à tour réagi par des commentaires et des remarques reflétant leur compréhension de la situation haitienne après les jours d'émeutes du mois de juillet dernier et la récente désignation par le président Jovenel Moise d'un nouveau chef de Gouvernement en la personne de Me. Jean-Henry Ceant.
"Le premier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Mission des Nations Unies pour l'appui a la justice en Haiti (MINUJUSTH) a fait l'objet de débats au Conseil de sécurité ce mardi 03 avril 2018. Le Représentant Permanent d'Haiti aupres de l'Organisation, l'Ambassadeur Denis REGIS, a fait valoir a cette séance les vues et les observations du Gouvernement de la République d'Haiti sur ce rapport et, plus largement, sur la relation Haiti-ONU. HPN publie dans son intégralité l'intervention du diplomate haitien".
Allocution de Son Excellence Monsieur Denis RÉGIS Ambassadeur, Représentant Permanent de la République d’Haïti au Conseil de sécurité des Nations Unies à la 8220e séance du Conseil sur le Rapport S/2018/241 du Secrétaire général concernant la MINUJUSTH
New York, le 3 avril 2018
Vérifier au prononcé
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général-Adjoint,
Excellences,
Mesdames, Messieurs
1. Je voudrais, tout d'abord, remercier le Président du Conseil de sécurité des Nations Unies d'avoir invité le Gouvernement de la République d'Haïti à faire valoir ses vues et observations sur le premier Rapport, S/2018/241, du 20 mars 2018 du Secrétaire général concernant la MINUJUSTH.
Monsieur le Président,
2. Le 15 octobre dernier, une page était tournée. Après avoir dressé le bilan de ses treize années de présence en Haïti - avec ses réussites mais aussi avec ses zones d'ombres -, le Conseil de sécurité décidait de mettre fin au mandat de la MINUSTAH à la lumière des "avancées majeures" enregistrées au regard du triptyque "Sécurité et stabilité, édification de l'État de droit et promotion des droits de l'homme". En fait, la création de la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice (MINUJUSTH) consacrait une situation qui ne correspondait ni de près ni de loin à celle de 2004, laquelle avait été assimilée par le Conseil à une "menace contre la paix internationale dans la région". Aujourd'hui, un nouvel ordre de choses a émergé en Haïti.
3. Le Gouvernement haïtien se réjouit que le Secrétaire général ait souligné l'évolution positive de la situation du pays depuis les quatorze derniers mois, en mettant très justement en relief les "progrès accomplis par le Président Jouvenel Moise dans la mise en œuvre de son programme de réformes visant à promouvoir le développement durable" (paragraphe 2).
4. En effet, Haïti est aujourd'hui en paix. Dans le sillage des élections démocratiques de 2017, la stabilité institutionnelle et l'autorité de l'État ont été restaurées ; les acquis démocratiques sont consolidés ; les institutions prévues par la Constitution fonctionnent régulièrement. Dans le cas du Conseil électoral permanent, le processus avance ; les droits de la personne sont respectés et garantis. C'est la nouvelle réalité d'un pays qui est certes confronté à des défis de grande ampleur, mais qui jouit d'un environnement sûr et stable que tout observateur de bonne foi doit évidemment reconnaître.
5. Dans ce contexte de stabilité et de "certitude politique" retrouvée, des résultats significatifs ont déjà été obtenus dans divers secteurs clés, qu'il s'agisse de l'amélioration du climat de sécurité, des avancées en matière de bonne gouvernance, du respect de la primauté du droit et de la relance du processus de développement. Parmi les indicateurs de progrès mentionnés par le Secrétaire général dans le Rapport, il me plait de relever:
- la très nette diminution de la criminalité violente - qui a chûté de près de 50% par rapport à la même période de l'année précédente ;
- le renforcement de la lutte contre la corruption dans l'administration, y compris dans le cadre du dossier Petro Caribe, dont la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif en a été officiellement saisie par le Parlement, conformément à la Constitution, aux fins que de droit (paragraphe 6) ;
- la priorité accordée par le Gouvernement et le Parlement aux réformes institutionnelles visant à renforcer l'Etat de droit et, notamment, à moderniser le secteur de la justice, y compris le système pénitentiaire. A cet égard, l'adoption du nouveau Code pénal ainsi que du nouveau Code de procédure criminelle figure en bonne place sur la liste des priorités de l'agenda législatif ;
- la mise en place en cours ou le rétablissement d'institutions clés prévues par la Constitution ;
- la nomination, selon les formes prévues par la Charte fondamentale en vigueur, d'un Protecteur de la citoyenne et du citoyen ;
- la professionnalisation accrue et le renforcement des capacités de la Police nationale d'Haïti (PNH).
6. A cela s'ajoute, au chapitre des réformes structurelles, l'initiative des États généraux sectoriels de la nation lancée par le Chef de l'État, qui vise à promouvoir un dialogue politique inclusif à l'échelle nationale dans la perspective du renouvellement nécessaire du contrat social et du redressement de l'économie haïtienne, parallèlement à la stratégie de la Caravane du Changement dont les résultats visent à désenclaver les régions, à accroître la participation des couches rurales de la population à la transformation de leur destin et de leur avenir, et à favoriser un développement endogène axé sur la production nationale.
7. Le Gouvernement est conscient du chemin qui reste encore à parcourir. Il entend poursuivre dans la voie des réformes engagées. Il a pris note des observations formulées dans le Rapport, des conclusions et des recommandations émises. Il est sensible aux questions relatives à l'accès à la justice, au renforcement du système judiciaire ou au non respect des droits de la personne, dont la détention provisoire prolongée et la surpopulation carcérale en sont la déplorable manifestation. Des réponses sont en train d'être apportées. Ces problèmes sont la résultante de décennies d'abandon, des handicaps structurels et des goulots d'étranglement que les pouvoirs publics s'évertuent à corriger progressivement, avec constance et méthode. Il s'agit, de toute façon, d'une œuvre de longue haleine, qui appelle une action continue et persévérante sur la longue durée. En ce sens, le Gouvernement de la République d'Haïti croit qu'une mission d'assistance technique au renforcement de la justice représente, dès lors, une alternative plus en phase avec l'évolution de la situation sur le terrain.
8. Le Gouvernement a pris note des préoccupations soulevées en lien avec certains cas isolés d'abus de droits de l'homme perpétrés par des représentants des forces de l'ordre. L'État de droit ne se divise pas. Les deux incidents signalés dans le Rapport - à l'instar de tous incidents imputables à des instances étatiques - font l'objet de la plus sérieuse attention de la part des autorités compétentes. Les responsabilités une fois établies, la justice suivra son cours. En attendant l'aboutissement du processus judiciaire, les agents publics concernés font l'objet des sanctions administratives y afférentes.
9. Conformément aux engagements souscrits par la République d'Haïti dans le cadre des traités internationaux ou régionaux auxquels elle est partie, le Gouvernement haïtien ne ménage aucun effort pour assurer le plein respect des libertés essentielles et des droits fondamentaux par toutes les institutions de l'État, sans exception. La nomination, en octobre dernier, du Protecteur de la citoyenne et du citoyen participe de cette volonté d'inscrire dans les faits la promotion, la protection et la défense des droits de la personne. Il va de soi que le plan d'action de cette structure englobe la mise en œuvre des différentes recommandations formulées par les organes compétents de l'ONU en la matière, notamment le Conseil des droits de l'homme.
Monsieur le Président,
10. Le Gouvernement se félicite hautement des avancées majeures de ces derniers mois, en particulier la mise en œuvre d'une disposition légale qui lui fait obligation de contribuer financièrement à l'institutionnalisation de la vie politique dans le pays par l'octroi d'une contribution financière aux partis politiques légalement reconnus et qui peuvent se prévaloir d'un certain nombre d'élus au Parlement et dans les collectivivités territoriales. Accueillie favorablement par les parties prenantes, cette mesure à laquelle ont souscrit la majeure partie des formations politiques, a pour objectif de les doter des ressources nécessaires pour leur modernisation.
11. Les acquis des derniers mois en matière de stabilisation doivent, bien entendu, être consolidés dans le cadre d'une coopération élargie, plus en phase avec les réalités d'aujourd'hui et les besoins réels du pays. A cet égard, le Gouvernement tient à réitérer toute l'importance et toute la valeur qu'il attache au mandat que le Conseil a confié à la MINUJUSTH, à savoir "aider le Gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l'État de droit en Haïti, appuyer et développer la Police nationale d'Haïti, et suivre la situation en matière de droits de l'homme".
12. La MINUJUSTH, telle que nous la concevons et tels que ses paramètres ont été clairement définis, s'inscrit dans une perspective différente de celle de la mission précédente, axée sur la stabilisation. Elle se veut, avant tout, un mécanisme d'accompagnement et de consolidation des acquis. Des lors, son horizon temporel ne peut qu'être limité. Le Gouvernement tient compte, par conséquent, de la stratégie de retrait proposée par le Secrétaire général, selon un calendrier qui devra être établi de concert par les deux parties, en fonction de jalons et de points de repères convenus. De même, ainsi que le Gouvernement l'a fait valoir, il adhère au principe d'une évolution de la Mission vers une présence de l'ONU s'inscrivant dans un cadre de renforcement des capacités en guise de celui du maintien de la paix.
13. Comme l'indique d'ailleurs la Résolution 2350 (2017), la MINUJUSTH a essentiellement une vocation "d'assistance technique" au renforcement des institutions haïtiennes garantes de l'Etat de droit - au premier chef le système de justice - étant entendu que c'est aux institutions nationales qu'incombe la responsabilité première du développement et de tous les aspects de la gouvernance, qu'il s'agisse de la sécurité, de la justice, de la protection des droits de la personne, de la lutte acharnée contre la corruption sous toutes ses formes et dans les composantes de la société.
14. C'est dans cet esprit que le Gouvernement haïtien souhaite la poursuite de la coopération entre Haïti et l'ONU, dans le cadre d'un partenariat fort, qui favorise réellement de "nouvelles avancées dans tous les secteurs de l'État de droit", ainsi que la promotion de tous les droits de la personne - civils et politiques, économiques, sociaux et culturels - tout en contribuant puissamment à la réalisation des objectifs de développement durable du pays. Rien de tout cela ne sera possible sans le respect scrupuleux des obligations réciproques et en dehors d'un authentique esprit de "solidarité, de respect mutuel et de confiance", comme l'a souligné fort à propos le Secrétaire général dans son Rapport.
Monsieur le Président,
15. La pérennisation de la paix et le développement durable vont de pair. Par conséquent, pour asseoir durablement la stabilité en Haïti, il est essentiel de faire progresser simultanément la consolidation de l'Etat de droit, la promotion des droits de la personne, la reconstruction et le développement social et économique du pays. Le Gouvernement de la République d'Haïti canalise tous ses moyens et concentre toute son énergie en vue de relever les défis urgents qui se posent sur le plan humanitaire et de s'attaquer aux problèmes de fond liés à l'extrême pauvreté et à la précarité. Il réserve, comme toujours, le meilleur accueil à tout appui de ses partenaires techniques et financiers comme les y invitent la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement de 2005 et le Programme d'action d'Accra de 2008. Voila pourquoi le Gouvernement renouvelle son souhait d'un accompagnement de la communauté internationale en vue de favoriser les conditions d'une stimulation vigoureuse de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de l'atteinte des objectifs de développement durable à l'horizon 2030.
16. Le Gouvernement a accueilli avec enthousiasme l'initiative de la "Retraite sur la transformation d'Haïti" lancée par le Secrétaire général. Il espère ardemment que cette initiative prometteuse portera les fruits escomptés, et qu'elle ouvrira de nouvelles perspectives pour le financement du développement en Haïti, notamment celui des infrastructures essentielles qui lui font tant besoin.
17. Je ne saurais passer sous silence l'épidémie de choléra, dont tout le monde connait les terribles conséquences, et qui continue de sévir malgré les progrès sensibles enregistrés récemment dans la prévention et la lutte contre ce fléau. Ma délégation souhaite particulièrement que la nouvelle initiative du Secrétaire général permette enfin la concrétisation des deux volets de la Nouvelle approche des Nations Unies contre le choléra. Le Fonds d'affectation spéciale, rappelons-le, n'a pu recueillir jusqu'à présent qu'un peu plus de 7 millions de dollars. Ce qui est nettement insuffisant au regard des 400 millions de dollars requis. Le Gouvernement haïtien en appelle à un sursaut de bonne volonté et à l'exploration de sources de financement innovantes et prévisibles, pour la constitution de ce Fonds tel que prévu. De telle sorte que les victimes, leurs proches et leurs ayants-droit puissent recevoir la juste compensation qui leur est due et que puissent être aménagées les infrastructures sanitaires, d'eau potable et d’assainissement, reconnues comme indispensables à l'élimination durable du choléra et d'autres maladies hydriques.
18. Je tiens, pour terminer, à assurer aux membres du Conseil les meilleures dispositions du Chef de l'État, Son Excellence Jovenel Moise, du Premier Ministre, le Docteur Jack Guy Lafontant, et du Gouvernement haïtien, à approfondir le dialogue et à raffermir les liens multiples de coopération avec le Conseil de sécurité, le Secrétariat et toutes les instances de l'ONU en vue de nouvelles avancées vers la consolidation de l'Etat de droit, le renforcement de la justice et la promotion des droits de la personne humaine, qui sont au cœur du mandat de la MINUJUSTH. Les autorités haïtiennes continueront d'œuvrer avec constance et détermination afin que cette coopération diversifiée, à laquelle elles attachent le meilleur prix, puisse tenir ses promesses et répondre pleinement aux aspirations nationales du peuple haïtien et aux attentes communes.
Je vous remercie.
La fameuse pièce “Our Town” (Notre petite ville), véritable classique du théâtre américain, de Thornton Wilder, a été adaptée en Créole et en Espagnol pour le public de Miami. La grande première floridienne de ce chef d’œuvre qui avait remporté le Prix Pulitzer (1938) a eu lieu le 2 novembre 2017 au Colony Theatre sis au 1040 Lincoln Rd., Miami Beach. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 19 novembre.
Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.
Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.
« Vu que les conditions de transports s’améliorent dans les zones ravagées par l’ouragan Matthew en Haïti, et qu’une réponse humanitaire robuste et intégrée est en cours, les Etats-Unis adaptent leurs efforts d’assistance en support à la stratégie de rétablissement post-cyclonique du gouvernement haïtien », a-t-on lu dans un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti, acheminé à la rédaction de Haiti Press Network.
En présence de nombreux invités tirés à quatre épingles, dont des membres du gouvernement haïtien, des parlementaires, des membres du Corps diplomatique et de la communauté internationale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti depuis environ un an, M. Peter F. Mulrean a célébré au rythme de la musique, de retrouvailles entre anciennes connaissances, de discours officiels et de tirs de feu-d’artifice, le 240e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis, le lundi 4 juillet 2016, a constaté Haiti Press Network.
L’haïtien Jean Weevens Janvier a été ajouté jeudi sur la liste des « criminels les plus Recherchés aux Etats-Unis. La Justice Américaine offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25,000 dollars pour toute information menant à son arrestation.
Le président haïtien Jovenel Moise a été reçu par son homologue français Emmanuel Macron qui a annoncé une aide à l'éducation en Haïti de 50 millions d'euros et 30 millions pour des interventions dans l'environnement lors de la première rencontre entre les deux hommes lundi dans la capitale française.
Les deux chefs d'états ont également passé en revue les axes de la coopération dans plusieurs domaines.
Selon une note de la présidence haïtienne, lors des entretiens, le président Jovenel Moise a mis l'accent sur les mesures en cours pour améliorer le cadre des affaires et a invité les entreprises françaises à investir en Haïti.
Mardi, le président Jovenel Moise participera au Sommet One Planet sur l'environnement qui se tient à Paris mardi. Il a promis d'organiser à Port-au-Prince une conférence de haut niveau en la matière quand Haïti assurera la présidence de la Caricom.
Le président haitien Jovenel Moise a laissé Port-au-Prince pour entreprendre une visite officielle d'une semaine en Europe, son premier déplacement sur le vieux continent depuis son arrivée au pouvoir en février 2017. Au cours de son séjour il sera reçu par son homologue français Emmanuel Macron, a annoncé le service de presse de la présidence haïtienne.
Selon un communiqué publié dimanche par son bureau de communication, le président est accompagné de la Première Dame Martine Moise et d'une délégation d'entrepreneurs sans préciser le nombre.
Le 12 décembre, le président Jovenel Moise devrait être reçu par le président Emmanuel Macron. Les deux hommes discuteront de la coopération bilatérale. Ensuite Jovenel Moise rencontrera le chef de la coopération française Rémy Rioux, la secrétaire générale de l'Organisation INternationale de la Francophonie, Michaelle Jean et la directrice générale de l'UNESCO Madame Audrey Azoulay.
Les hommes d'affaires haïtiens qui accompagnent le président Jovenel Moise seront présentés à leurs homologues du MEDEF. La tournée parisienne du président haïtien sera bouclée par une rencontre avec des membres de la diaspora haïtienne de France.
Selon le bureau de communication, M. Moise se rendra en Normandie pour visiter une agence de l'eau dans le Nord-ouest de la France. Il se rendra ensuite en Belgique au siège de l'UE pour d'autres rencontres.
Le 9 mai marquera la fête de l'Europe en hommage à la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui posait les jalons de la construction européenne. Une série d'activités pédagogiques et festives est prévue en Haïti dans le cadre de cette semaine, a appris HPN.
L’Ambassade du Canada en Haïti, a bien été victime de fraude entre 2004 et 2016 pour un montant estimé à près de 2 millions de dollars. C’est ce qu’a révélé une enquête du gouvernement canadien en 2015, année des premiers soupçons de fraudes.
L’oncle de la ministre de l’Économie du Québec, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.
Une semaine après sa nomination, les messages de félicitations et les réactions continuent de fuser sur la page Facebook de la nouvelle ministre de l’Économie du Québec. Les Haïtiens de Montréal particulièrement ont été nombreux à réagir à cette nomination de Dominique Anglage. En effet, elle est la première personnalité politique d’origine haïtienne à occuper une fonction ministérielle au Québec.
Les autorités de la migration dominicaine continuent avec les opérations de rapatriement massif à la frontière haïtiano-dominicaine. Au cours des trois premiers mois de l’année 2019, 23941 cas de rapatriement et 265 retournés spontanés ont été recensés par le GARR au niveau des points frontaliers officiels et non officiels. Des mineurs non accompagnés n’ont pas non plus été épargnés. Soixante-dix-neuf (79) ont été enregistrés à Malpasse (Ouest) et dans des points non officiels de la commune de Ferrier (Nord-est).
La première phase de la Centrale éolienne Agua Clara Windfarm Montecristi, au nord de la République dominicaine, a été inaugurée mardi par les autorités du pays. Elle fournit 50 megawatts au système électrique national Interconnecté (SENI). Elle devrait 170 Megawatts lorsque les phases suivantes auront terminé.
Le président américain Donald Trump a annoncé, mardi, dans un tweet, le limogeage de John Bolton, son conseiller à la Sécurité nationale. De l'Iran à la Corée du Nord, ils étaient en désaccord sur nombre de dossiers.
Donald Trump a limogé, mardi 10 septembre, John Bolton, qui occupait jusque-là le très influent poste de conseiller à la Sécurité nationale.
"J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche", a tweeté Donald Trump. "J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions", a-t-il ajouté, en évoquant cet avocat de formation connu pour sa moustache et ses positions très dures à l'égard de l'Iran, de la Russie ou encore de la Corée du Nord.
D'un tweet laconique et énigmatique, John Bolton a simplement indiqué qu'il avait proposé de présenter sa démission lundi soir et que le président lui avait répondu : "Parlons-en demain".
Ce limogeage spectaculaire intervient dans un climat particulièrement tendu entre les Etats-Unis et l'Iran, dossier sur lequel Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces dernières semaines, entre extrême fermeté et volonté de négocier.
HPN
Source : AFP
Ils sont encore une vingtaine de candidats en lice pour les primaires démocrates aux États-Unis. Cette semaine, dans la nuit de mercredi à jeudi, aura lieu la 3e série de débats télévisés entre les candidats à l'investiture démocrate, à Houston, au Texas.
Seuls 10 candidats ont été sélectionnés pour ce débat, dont le favori centriste Joe Biden et la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, portée par les sondages, qui s'affrontent pour la première fois directement.
Ces deux devront convaincre les électeurs de leur poids pour battre le Président actuel Donald Trump dans les prochains scrutins de 2020.
Une tache qui s'annonce difficile compte tenu des moyens dont dispose Donald Trump. Seul Bill Clinton avait pu battre le Président en exercice Georges Bush qui voulait briguer un second.
Durant les vingt dernières, le stuto quo a demeuré et l'on voit mal comment les démocrates en perte de vitesse pourraient créer la surprise face à un Donald Trump qui impose sa loi sur tout le continent.
HPN
Source : France 24
L’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe est mort à Singapour à l’âge de 95 ans, a-t-on appris ce vendredi 6 septembre. Héros de l’indépendance, il restera aussi dans l’histoire comme un dictateur ayant conduit son pays à la ruine.