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Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies  s'est penché,  le 12 décembre 2018,  sur le dernier rapport du Secrétaire général de l'Organisation sur la MINUJUSTH et Haiti.  Le Représentant Permanent  de la République d'Haiti aupres des Nations Unies,  l'Ambassadeur Denis  Regis  y a fait valoir les vues et les observations du Gouvernement haitien sur ce rapport.  HPN  publie in extenso l'intervention de l'Ambassadeur Regis.
 
 
Monsieur le Président,
Madame la Représentante spéciale du Secrétaire général,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
 
Qu’il me soit permis, tout d’abord, de remercier le Président du Conseil de sécurité d’avoir bien voulu inviter la délégation haïtienne à faire part de ses vues et observations sur le rapport S/2018/1059 soumis par le Secrétaire général concernant la MINUJUSTH, conformément à la résolution 2410 (2018) du Conseil.  Ma délégation a accordé la plus haute attention aux constats, ainsi qu’aux observations et recommandations de ce rapport.

2-         Tout en prenant la mesure des difficultés et des problèmes rencontrés – comme en témoignent notamment les récents soubresauts qu’a connus le pays –,  le Secrétaire général rend compte des progrès accomplis par le Gouvernement haïtien en vue d’atteindre, comme il s’y est engagé, les divers objectifs, cibles et échéances conjointement établis dans le cadre du mandat confié par le Conseil à la MINUJUSTH.

3-         Le rapport met en lumière les améliorations significatives ainsi que les succès manifestes obtenus dans la voie de la transition vers une présence de l’ONU autre que celle associée au « maintien de la paix ».  Ils s’inscrivent, du reste, dans le prolongement des avancées majeures accomplies par le pays au fil des dernières années dans tous les domaines jugés vitaux pour la consolidation de l’État de droit – qu’il s’agisse de la justice, de la sécurité, des Services correctionnels, de la protection des droits de l’homme .  Les résultats sont là.

4-         Le Secrétaire général souligne à juste titre le « professionnalisme » de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui a fait la démonstration de « sa capacité d’assurer de manière professionnelle le contrôle des manifestations de masse à l’échelle du pays » dans le cadre des événements des 17 octobre et 18 novembre derniers.

5-         L’adoption de la Loi sur l’aide juridique est assurément un autre « jalon important » dans la voie de l’amélioration de l’accès à la justice.  Des étapes cruciales ont été franchies dans d’autres secteurs, comme l’attestent les mesures prises pour renforcer les mécanismes de protection des droits de l’homme au sein de l’Exécutif, ainsi que l’amélioration des capacités managériales et opérationnelles de l’Administration pénitentiaire.  La baisse du taux d’homicide figure au nombre des indicateurs dignes de mention :  le taux a diminué de 4,2 % pour s’établir à 6,22 pour 100 000 habitants, l’un des plus bas de la Caraïbe, comme le mentionne le rapport.  Alors qu’ailleurs, en Amérique latine et dans les Caraïbes, « les taux d’homicides (sont) de dix à vingt fois plus élevés que la moyenne mondiale, à plus de 80 pour 100 000 habitants », selon une récente étude de la Banque interaméricaine de développement (BID, 29 novembre 2018).

6-         Il y a certainement lieu de se féliciter de ces avancées réalisées grâce aux efforts conjugués des autorités haïtiennes et de la mission des Nations Unies.

7-         Toutefois, en ce qui a trait à certains « indicateurs jugés essentiels » pour la consolidation de l’État de droit, les retards enregistrés soulignent clairement l’impérieuse nécessité d’un redoublement des efforts à différents niveaux.  Le Gouvernement en est pleinement conscient.  En effet, « beaucoup reste encore à faire », comme l’indique le Secrétaire général, pour la pleine réalisation de l’ensemble des objectifs convenus dans le cadre de la stratégie de sortie de la MINUSJUSTH.

8-         Le Gouvernement a pris note des préoccupations soulevées à cet égard et tient à réaffirmer sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour honorer l’ensemble des engagements qu’il a pris, accélérer le changement et mener à bien les réformes convenues, afin de remédier à la persistance des lacunes, défaillances et retards constatés, tout particulièrement en ce qui concerne :
Les dysfonctionnements du système de justice ;
La question de la détention préventive prolongée, et son corollaire, la surpopulation carcérale ;
La mise en œuvre effective du Plan de développement stratégique 2017-2021 de la Police nationale, notamment par une mobilisation plus adéquate des ressources prévues tant au niveau national qu’international ;
Les allégations d’abus de droits de l’homme par des institutions étatiques et des agents des forces de l’ordre.
Monsieur le Président,

9-         Le Secrétaire général s’est fait également l’écho de certaines inquiétudes concernant la situation générale en Haïti et les risques de « déstabilisation » correspondants.  Tout le monde s’accorde à reconnaître que le pays vient d’être soumis à rude épreuve.  Au-delà des allégations liées à l’affaire PetroCaribe, les turbulences de ces quatre derniers mois sont incontestablement le reflet d’une détérioration de la situation économique, exacerbant les difficultés auxquelles est confrontée la grande majorité de la population, aux prises avec l’extrême pauvreté.

10-      A cela s’ajoute une situation déjà complexe sur le plan humanitaire, comme en témoignent la carence dramatique d’infrastructures essentielles, les répercussions de l’épidémie de choléra, le rapatriement massif de dizaines de milliers de migrants haïtiens de la République dominicaine, sans compter les conséquences de la crise écologique et de l’extrême vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles.

11-      Mais, fort heureusement, la crise est en voie d’être maîtrisée grâce au dialogue instauré par le Gouvernement avec l’essentiel des parties prenantes.  Ma délégation tient à renouveler sa haute appréciation du soutien indéfectible de la communauté internationale à l’occasion des récents évènements, en particulier face aux revendications déraisonnables émanant d’une frange de l’opposition.  Ma délégation apprécie à sa juste valeur l’appui fourni par le système des Nations Unies et d’autres partenaires sur le plan de la sécurité, notamment en ce qui a trait au désarmement des gangs et à la réinsertion des individus qui n’ont pas trempé dans des crimes de sang.  Il convient de le souligner, à aucun moment, ni la stabilité politique, ni les conquêtes démocratiques, ni les acquis de l’État de droit, auxquels le peuple haïtien demeure profondément attaché, n’ont été remis en cause.

12-      Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Jovenel MOISE, s’est solennellement engagé à poursuivre les réformes indispensables, notamment à mener une lutte implacable contre la corruption.  Cette lutte a d’ailleurs commencé à porter fruit.  Les récentes mesures prises par le Premier Ministre, Monsieur Jean Henry CEANT, et les autorités judiciaires, ne laissent aucun doute quant à l’inébranlable détermination du Gouvernement haïtien de faire toute la lumière sur les allégations de malversations entourant la gestion des fonds PetroCaribe et de s’assurer que justice soit faite, de façon rigoureuse et impartiale, dans le respect de la primauté du droit.  Un climat social apaisé, dans un contexte de croissance et de création d’opportunités économiques, est indispensable à la consolidation de l’État de droit et des acquis démocratiques.

13-      A maintes reprises, ma délégation a tiré la sonnette d’alarme sur les effets pervers de la diminution soutenue de l’aide publique au développement à Haïti ces dernières années, au moment précis où les problèmes se posent avec une acuité particulière.  L’aide humanitaire ne fait pas exception.  Le Secrétaire général déplore, à juste titre, que le Plan de réponse humanitaire 2018, qui prévoit l’affectation d’une enveloppe de 252 millions de dollars destinée à venir en aide à plus de 2 millions de personnes dans le besoin, n’est financé jusqu’à présent qu’à hauteur de 11,2 %.

14-      On pourrait en dire autant de la Nouvelle approche de l’ONU dans la lutte contre le choléra.  A ce stade critique, force est de reconnaître que le volet d’aide aux victimes et à leurs proches, ainsi que celui de l’aménagement d’infrastructures indispensables de santé, d’assainissement et d’eau potable, continuent de pâtir d’un sous-financement aigu.  Les appels du Secrétaire général pour une dotation adéquate du Fonds d’affectation spéciale pluri-partenaires sont restés quasiment lettre morte.  Pareille situation ne manque pas d’être préoccupante.

15-      C’est pourquoi la délégation haïtienne souscrit au nouvel appel lancé par le Secrétaire général à tous les acteurs intéressés, notamment aux partenaires de coopération d’Haïti, pour que soient prises des mesures à court terme susceptibles de répondre aux besoins immédiats du peuple haïtien et d’alléger la situation difficile à laquelle il fait face.  Un regain de la solidarité internationale est crucial à ce carrefour.

16-      Au-delà de l’aide humanitaire, le pays a besoin surtout d’une véritable mobilisation internationale de ressources pour assurer un financement stable, substantiel et prévisible de son développement, la relance rapide des programmes d’investissement public, trop longtemps gelés, dans l’infrastructure et les programmes sociaux, et le redémarrage d’une croissance forte, propre à favoriser la réduction de la pauvreté.  C’est là, indubitablement, une des conditions de la stabilité politique et institutionnelle à long terme que le peuple haïtien, tout comme la communauté internationale, appelle de ses vœux.
 
Monsieur le Président,
17-      Le bilan à mi-parcours de la MINUJUSTH dressé par le Secrétaire général met bien en évidence les jalons importants posés au cours des 14 derniers mois dans le processus de longue haleine de renforcement des institutions garantes de l’État de droit et de protection des droits de l’homme en Haïti.  Parallèlement, le rapport du Secrétaire général montre aussi l’ampleur des problèmes, des besoins et des défis à court et à long terme auxquels le pays est confronté.

18-      Il existe une parfaite convergence de vues entre le Gouvernement haïtien et le système des Nations Unies quant à l’envergure de la tâche qui reste à accomplir et des efforts à déployer en vue de l’atteinte des cibles et points de repère établis de commun accord, dans le cadre de la stratégie de sortie de la MINUJUSTH. Fort heureusement, aucun des retards à combler n’est irrattrapable.

19-      Le Gouvernement réitère, pour sa part, son engagement de s’assurer que soient surmontés les obstacles qui ont pu différer la réalisation de certaines activités prévues, entraîné le report de certaines échéances et freiné la concrétisation de certains indicateurs considérés à juste titre par le Secrétaire général comme essentiels.  De nouveaux et importants défis nous attendent au cours des mois à venir.  En particulier, l’organisation, l’année prochaine, des élections législatives sera un test majeur de la maturité, de la consolidation et de la stabilité de nos institutions.  Le Gouvernement met déjà tout en œuvre pour permettre à la nation de relever avec succès ce défi.  Il compte à cet égard sur la pleine coopération du système des Nations Unies.

20-      Le Gouvernement assure qu’il donnera toutes les suites nécessaires, pour ce qui le concerne, aux recommandations du Secrétaire général.  Il ne ménagera aucun sacrifice pour renforcer la confiance de la population dans les institutions de la République, poursuivre les réformes prioritaires, intensifier la collaboration avec le Parlement et les forces vives du pays afin de répondre aux besoins immédiats de la population.  Il continuera d’œuvrer avec détermination à la consolidation de l’État de droit et au maintien de la stabilité du climat politique, garantissant ainsi une transition sans heurts vers une présence post-MINUJUSTH de l’ONU en Haïti, qui ne s’inscrive plus dans le contexte du chapitre VII de la Charte relatif au « maintien de la paix » mais dans celui des justes aspirations du peuple haïtien à un développement durable à l’horizon 2030.
 
 
 
Je vous remercie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 "Le dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la MINUJUSTH était en débat, jeudi 6 septembre 2018, au Conseil de sécurité de l'Organisation mondiale.  La Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix,  Mme Keita Bintou,  a présenté le document aux 15 membres du Conseil,  qui ont tour à tour réagi par des commentaires et des remarques reflétant leur compréhension de la situation haitienne après les jours d'émeutes du mois de juillet dernier  et la récente désignation par le président Jovenel  Moise d'un nouveau chef de Gouvernement  en la personne de  Me.  Jean-Henry  Ceant.

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"Le premier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Mission des Nations Unies pour l'appui a la justice en Haiti  (MINUJUSTH)  a fait l'objet  de débats au Conseil de sécurité  ce  mardi  03  avril  2018.  Le Représentant Permanent d'Haiti aupres de l'Organisation,  l'Ambassadeur Denis  REGIS,  a fait valoir  a cette séance les vues et les observations du Gouvernement de la République d'Haiti  sur ce rapport  et,  plus largement,  sur la relation  Haiti-ONU.  HPN  publie dans son intégralité  l'intervention du diplomate haitien".

Allocution de Son Excellence Monsieur Denis RÉGIS Ambassadeur, Représentant Permanent de la République d’Haïti au Conseil de sécurité des Nations Unies à la 8220e séance du Conseil sur le Rapport S/2018/241 du Secrétaire général concernant la MINUJUSTH

New York, le 3 avril 2018


Vérifier au prononcé

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général-Adjoint, 
Excellences,
Mesdames,  Messieurs


          1.   Je voudrais,  tout d'abord,  remercier le Président du Conseil de sécurité  des Nations Unies  d'avoir  invité  le Gouvernement de la République d'Haïti  à faire valoir ses vues et observations  sur le premier Rapport,  S/2018/241,  du 20 mars 2018  du Secrétaire général  concernant la MINUJUSTH.


Monsieur le Président,

          2.   Le 15 octobre dernier,  une page était tournée.  Après avoir dressé le bilan de ses  treize années de présence en Haïti  -  avec  ses  réussites  mais  aussi  avec ses zones d'ombres  -,  le Conseil de sécurité  décidait de mettre fin au mandat de la MINUSTAH  à  la  lumière  des  "avancées majeures"  enregistrées  au  regard  du  triptyque  "Sécurité  et  stabilité,  édification de l'État de droit  et promotion des droits de l'homme".  En  fait,  la création de la Mission  des Nations Unies pour l'appui à la justice  (MINUJUSTH)  consacrait une situation qui ne correspondait  ni de près  ni de loin  à celle de 2004,  laquelle  avait  été  assimilée  par le Conseil  à une  "menace contre la paix internationale dans la région".  Aujourd'hui,  un nouvel ordre de choses a émergé en Haïti.

       3.   Le  Gouvernement  haïtien   se  réjouit  que  le  Secrétaire  général  ait  souligné  l'évolution  positive  de  la  situation  du  pays  depuis  les  quatorze  derniers  mois,  en mettant  très  justement  en  relief   les   "progrès accomplis par le Président  Jouvenel  Moise  dans la mise en œuvre de son programme de réformes  visant à promouvoir le développement durable"  (paragraphe 2).

          4.   En effet,  Haïti est aujourd'hui en paix.  Dans le sillage des élections démocratiques de 2017,  la stabilité institutionnelle  et l'autorité de l'État ont été restaurées ;  les acquis démocratiques sont consolidés ;  les institutions  prévues par la Constitution  fonctionnent régulièrement.   Dans le cas du Conseil électoral permanent,  le processus avance ;  les droits  de la personne sont respectés et garantis.  C'est la nouvelle réalité  d'un pays qui est certes confronté à des défis de grande ampleur,  mais qui jouit d'un environnement sûr et stable  que tout observateur de bonne foi doit évidemment reconnaître.

          5.   Dans ce contexte de stabilité  et de  "certitude politique"  retrouvée,  des résultats significatifs ont déjà été obtenus  dans divers secteurs clés,  qu'il s'agisse de l'amélioration   du climat de sécurité,  des avancées en matière de bonne gouvernance,  du respect de la primauté du droit et de la relance du processus de développement.  Parmi les indicateurs de progrès  mentionnés par le Secrétaire général  dans le Rapport,  il me plait de relever:

         -    la très nette diminution de la criminalité violente  -  qui a chûté  de près de 50%  par rapport à la même période de l'année précédente ;

       -    le renforcement de la lutte contre la corruption dans l'administration,  y  compris dans le cadre du dossier  Petro Caribe,  dont la Cour Supérieure des Comptes  et du Contentieux Administratif  en a été  officiellement saisie  par le Parlement,  conformément à la Constitution, aux fins que de droit  (paragraphe  6) ;

    -   la priorité accordée par le Gouvernement et le Parlement  aux réformes institutionnelles  visant à renforcer l'Etat de droit  et,  notamment,  à moderniser le secteur de la justice,  y  compris le système pénitentiaire.  A cet égard,  l'adoption du nouveau  Code pénal  ainsi que du nouveau Code de procédure criminelle  figure en bonne place  sur la liste des priorités de l'agenda législatif ;

      -    la mise en place en cours ou le rétablissement d'institutions clés  prévues par la Constitution ;

       -     la nomination,  selon les formes prévues par la Charte fondamentale en vigueur,  d'un Protecteur  de  la  citoyenne  et  du citoyen ;

            -    la professionnalisation accrue et le renforcement des capacités de la Police nationale d'Haïti  (PNH).

      6.   A cela s'ajoute,  au chapitre des réformes structurelles,  l'initiative  des États généraux sectoriels  de la nation lancée par le Chef de l'État,  qui vise à promouvoir un dialogue politique  inclusif  à l'échelle nationale  dans la perspective  du renouvellement nécessaire  du contrat social  et du redressement de l'économie haïtienne,  parallèlement à la stratégie  de la Caravane du Changement  dont les résultats  visent à désenclaver les régions,  à accroître  la participation  des couches rurales de la population  à la transformation de leur destin et de leur avenir, et à favoriser un développement endogène  axé  sur la production nationale.

          7.   Le Gouvernement est conscient du chemin qui reste encore à parcourir.  Il entend poursuivre dans la voie des réformes engagées.  Il a pris note des observations  formulées dans  le  Rapport,  des conclusions et des recommandations émises.  Il est sensible  aux  questions  relatives à l'accès à la justice,  au renforcement du système judiciaire ou au non respect des droits de la personne,  dont  la détention provisoire prolongée  et  la surpopulation carcérale  en sont la déplorable  manifestation.  Des réponses sont en train d'être apportées.  Ces problèmes sont la résultante  de décennies d'abandon,  des handicaps structurels  et des goulots d'étranglement  que les pouvoirs publics s'évertuent  à corriger progressivement,  avec constance et méthode.  Il s'agit,  de toute façon,  d'une œuvre de longue haleine,  qui appelle une action  continue et persévérante  sur la longue durée.  En ce sens,  le Gouvernement de la République d'Haïti croit qu'une mission d'assistance technique au renforcement de la justice  représente,  dès lors,  une alternative plus en phase avec l'évolution de la situation sur le terrain.

          8.   Le Gouvernement a pris note des préoccupations soulevées  en lien avec certains cas isolés  d'abus de droits de l'homme  perpétrés   par des représentants des forces de l'ordre.  L'État de droit ne se divise pas.  Les  deux incidents signalés dans le Rapport  -  à l'instar de tous incidents imputables  à des instances étatiques  -  font  l'objet de la plus sérieuse attention de la part des autorités compétentes.  Les responsabilités une fois établies,  la justice suivra son cours.  En attendant  l'aboutissement du processus judiciaire,  les agents publics concernés  font l'objet des sanctions administratives y afférentes.

          9.   Conformément aux engagements souscrits par la République d'Haïti  dans le cadre des traités internationaux ou régionaux  auxquels elle  est partie,  le Gouvernement  haïtien ne ménage aucun effort pour assurer le plein respect des libertés essentielles  et des droits fondamentaux par toutes les institutions de l'État,  sans exception.  La nomination,  en octobre dernier,   du Protecteur de la citoyenne et du citoyen  participe de cette volonté d'inscrire  dans les faits la promotion,  la protection et la défense des droits de la personne.  Il va de soi que le plan d'action  de cette structure englobe la mise en œuvre  des différentes recommandations formulées  par les organes compétents de l'ONU en la matière,  notamment le Conseil des droits de l'homme.


Monsieur le Président,

         10.   Le Gouvernement se félicite hautement des avancées majeures de ces derniers mois, en  particulier la mise en œuvre d'une disposition légale qui lui fait obligation  de contribuer financièrement à l'institutionnalisation de la vie politique dans le pays  par l'octroi  d'une contribution financière aux partis politiques légalement reconnus  et qui peuvent se prévaloir d'un certain nombre d'élus au Parlement  et   dans les collectivivités  territoriales.   Accueillie  favorablement par les parties prenantes,  cette mesure  à laquelle ont souscrit la majeure partie des formations politiques,  a pour objectif   de  les  doter  des ressources nécessaires  pour leur modernisation.

         11.   Les acquis des derniers mois  en matière de stabilisation  doivent,  bien entendu,  être consolidés dans le cadre d'une coopération  élargie,  plus en phase avec les réalités d'aujourd'hui  et les besoins réels du pays.  A cet égard,  le Gouvernement tient à réitérer  toute l'importance et toute la valeur  qu'il attache  au mandat que le Conseil a confié à  la MINUJUSTH,  à savoir  "aider le Gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l'État de droit en Haïti,  appuyer et développer la Police nationale d'Haïti,  et suivre la situation en matière de droits de l'homme".

         12.   La  MINUJUSTH,  telle que nous la concevons et tels que ses paramètres ont été clairement définis,  s'inscrit  dans une perspective différente de celle de la mission précédente,  axée sur la stabilisation.  Elle se veut,  avant tout,  un mécanisme d'accompagnement et de consolidation des acquis.  Des lors,  son horizon temporel ne peut qu'être limité.  Le Gouvernement  tient compte,  par conséquent,  de la stratégie de retrait proposée par le Secrétaire général,  selon un calendrier  qui devra être établi de concert par les deux parties,  en fonction de jalons et de points de repères convenus.  De même,  ainsi que le Gouvernement l'a fait valoir,  il adhère au principe d'une évolution de la Mission vers une présence de l'ONU  s'inscrivant  dans un cadre de renforcement des capacités en guise de celui du maintien de la paix.

         13.   Comme l'indique d'ailleurs la Résolution  2350  (2017),  la MINUJUSTH  a essentiellement  une vocation  "d'assistance technique"  au renforcement des institutions haïtiennes  garantes de l'Etat de droit  -  au premier chef le système de justice  -    étant entendu  que c'est aux institutions nationales qu'incombe la  responsabilité première du développement  et de tous les aspects de la gouvernance,  qu'il s'agisse de la sécurité,  de la justice,  de la protection des droits de la personne,  de la lutte acharnée contre   la corruption  sous toutes ses formes et dans  les composantes de la société.

         14.   C'est dans cet esprit que le Gouvernement haïtien souhaite la poursuite de la coopération  entre  Haïti  et l'ONU,  dans le cadre d'un partenariat fort,  qui favorise réellement  de  "nouvelles avancées dans tous les secteurs de l'État de droit",  ainsi que la promotion de tous les droits de la personne  -  civils et politiques,  économiques,  sociaux et culturels  -  tout en contribuant puissamment à la réalisation des objectifs de développement durable du pays.  Rien de tout cela ne sera possible  sans le respect scrupuleux  des obligations réciproques  et en dehors d'un authentique  esprit de  "solidarité,  de respect  mutuel  et de confiance",  comme l'a souligné fort à propos le Secrétaire général dans son Rapport.


Monsieur le Président,

         15.   La pérennisation de la paix et le développement durable vont de pair.  Par conséquent,  pour asseoir durablement la stabilité en Haïti,  il est essentiel de faire progresser  simultanément  la consolidation de l'Etat de droit,  la promotion des droits de la personne,  la reconstruction  et le développement social et économique du pays.  Le Gouvernement   de la République d'Haïti canalise tous ses moyens et concentre toute son énergie  en vue   de relever les défis urgents qui se posent sur le plan humanitaire et de s'attaquer  aux problèmes de fond liés à l'extrême pauvreté et à la précarité.  Il réserve,  comme toujours,  le  meilleur  accueil  à  tout appui de ses partenaires techniques et financiers  comme les  y  invitent  la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement  de 2005  et le Programme d'action d'Accra de 2008.  Voila pourquoi  le Gouvernement renouvelle son souhait d'un accompagnement de la communauté internationale en vue de favoriser les conditions d'une stimulation vigoureuse de la croissance,  de la réduction de la pauvreté  et de l'atteinte  des objectifs de développement durable à l'horizon 2030.




         16.   Le Gouvernement a accueilli  avec enthousiasme l'initiative de la  "Retraite sur la transformation d'Haïti"  lancée par le Secrétaire général.  Il espère ardemment que cette initiative prometteuse portera les fruits escomptés,  et qu'elle ouvrira de nouvelles perspectives  pour le financement du développement en  Haïti,  notamment celui des infrastructures essentielles qui lui font tant besoin.

         17.   Je ne saurais passer sous silence l'épidémie de choléra,  dont tout le monde connait les terribles conséquences,  et qui continue de sévir malgré les progrès sensibles enregistrés  récemment dans la prévention et la lutte contre ce fléau.  Ma délégation souhaite particulièrement que la nouvelle initiative du Secrétaire général  permette enfin  la concrétisation  des deux volets  de la Nouvelle approche  des Nations Unies contre le choléra.  Le Fonds d'affectation spéciale,  rappelons-le,  n'a pu recueillir jusqu'à présent qu'un peu plus de 7 millions de dollars.  Ce qui est nettement insuffisant  au regard des 400  millions de dollars requis.  Le Gouvernement haïtien  en appelle à un sursaut de bonne volonté et à l'exploration de sources de financement innovantes et prévisibles,  pour la constitution de ce Fonds tel que prévu.  De telle sorte  que les victimes,  leurs proches et leurs ayants-droit  puissent recevoir la juste compensation  qui leur est due et que puissent être aménagées les infrastructures sanitaires,  d'eau potable  et d’assainissement, reconnues comme indispensables à l'élimination durable du choléra et d'autres maladies hydriques.

         18.   Je tiens,  pour terminer,  à assurer  aux  membres du Conseil  les meilleures dispositions  du Chef de l'État,  Son Excellence  Jovenel  Moise,  du Premier Ministre,  le Docteur   Jack  Guy  Lafontant,  et du  Gouvernement haïtien,  à approfondir le dialogue  et à raffermir  les liens multiples  de coopération  avec le Conseil de sécurité,  le Secrétariat et toutes les instances de l'ONU  en vue de nouvelles avancées vers la consolidation de l'Etat de droit,  le renforcement de la justice et la promotion des droits de la personne humaine,  qui sont au cœur du mandat de la MINUJUSTH.  Les autorités haïtiennes continueront  d'œuvrer avec constance et détermination  afin que cette coopération diversifiée, à laquelle elles attachent le meilleur prix,  puisse tenir ses promesses  et  répondre  pleinement aux aspirations nationales du peuple haïtien et aux attentes communes.


Je vous remercie.

 

 

 

Cet ouvrage présenté au grand public  ce vendredi 6 décembre 2019, au Centre Culturel de Little Haïti,  retrace les grandes lignes de son parcours, de sa naissance à Charlotte, en Caroline du Nord.

 

Tout jeune, il raconte que  son rêve  le plus cher, était de devenir une pop star.  En 1993, Anthony Cornelius Hamilton, ce chanteur dans l’âme  quitte sa ville natale pour s’installer à New York. Il raconte que ses débuts  étaient difficiles : Son premier album publié en 1995 « XTC » de chez Uptown Records, n’a pas connu de succès faute de la compagnie qui était en faillite. Un an après, il a dû signer son label avec  RCA. Et c’est de là, qu’il a pris son essor pour être célèbre aux Etats Unis.

 

Né le 28 janvier 1971, Anthony Hamilton est un chanteur américain de soul, il  a chanté dans la chorale de son Église, dans différents clubs avant de voler à ses propres ailes. Dans son ouvrage de plus d’une centaine de pages, paru aux éditions de Synergy Communication en juillet 2019, Anthony Cornelius Hamilton cherche  à donner un goût inimitable à la vie et à la musique pour rattraper le temps.

 

« Mon histoire est celle d'un enfant réclamé et je me bats pour  être toujours au summum ». Très ovationné par le public haïtien, l’artiste révèle avoir des modèles comme : Stevie Wonder, Rachèle Ferrell, D’Angelo, Questlove , Shelby J, Jack  alias  « JK ».

 

 Ce chanteur noir américain proclamé «trésor national» par le Los Angeles Times est compositeur, producteur et acteur primé Grammy Awards. Anthony Hamilton a vendu plus de 50 millions d'albums. Musicien confirmé, il a  joué pour l’ancien président Barack Obama et l’ancienne première dame Michelle Obama, cimentant sa place dans les livres d'histoire en tant que chanteur sentimental.

 

Ses performances brutes et impressionnantes ont attiré l'attention de NPR où il a joué dans des documentaires séries. Il est apparu dans « American Gangster » et a prêté sa voix à "Freedom" de Django Unchained, nominé aux Academy Awards. Il est l’un des artistes  R&B  avoir vendu son album à Cracker Barrel. Haïti le passionne mais rien n’est défini encore.  

 

 

Yves Paul LEANDRE

Depuis Miami, Floride,Etats Unis

 

La fameuse pièce “Our Town” (Notre petite ville), véritable classique du théâtre américain, de Thornton Wilder, a été adaptée en Créole et en Espagnol pour le public de Miami. La grande première floridienne de ce chef d’œuvre qui avait remporté le Prix Pulitzer (1938) a eu lieu le 2 novembre 2017 au Colony Theatre sis au 1040 Lincoln Rd., Miami Beach. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 19 novembre.    

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Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.  

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« Vu que les conditions de transports s’améliorent dans les zones ravagées par l’ouragan Matthew en Haïti, et qu’une réponse humanitaire robuste et intégrée est en cours, les Etats-Unis adaptent leurs efforts d’assistance en support à la stratégie de rétablissement post-cyclonique du gouvernement haïtien », a-t-on lu dans un  communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti, acheminé à la rédaction de Haiti Press Network.

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En présence de nombreux invités tirés à quatre épingles, dont des membres du gouvernement haïtien, des parlementaires, des membres du Corps diplomatique et de la communauté internationale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti depuis environ un an, M. Peter F. Mulrean a célébré au rythme de la musique, de retrouvailles entre anciennes connaissances, de discours officiels et de tirs de feu-d’artifice, le 240e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis, le lundi 4 juillet 2016, a constaté Haiti Press Network.

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L’haïtien Jean Weevens Janvier a été ajouté jeudi sur la liste des « criminels les plus Recherchés aux Etats-Unis. La Justice Américaine offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25,000 dollars pour toute information menant à son arrestation.

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Le président haïtien Jovenel Moise a été reçu par son homologue français Emmanuel Macron qui a annoncé une aide à l'éducation en Haïti de 50 millions d'euros et 30 millions pour des interventions dans l'environnement lors de la première rencontre entre les deux hommes lundi dans la capitale française.

Les deux chefs d'états ont également passé en revue les axes de la coopération dans plusieurs domaines.

Selon une note de la présidence haïtienne, lors des entretiens, le président Jovenel Moise a mis l'accent sur les mesures en cours pour améliorer le cadre des affaires et a invité les entreprises françaises à investir en Haïti.

Mardi, le président Jovenel Moise participera au Sommet One Planet sur l'environnement qui se tient à Paris mardi. Il a promis d'organiser à Port-au-Prince une conférence de haut niveau en la matière quand Haïti assurera la présidence de la Caricom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le président haitien Jovenel Moise a laissé Port-au-Prince pour entreprendre une visite officielle d'une semaine en Europe, son premier déplacement sur le vieux continent depuis son arrivée au pouvoir en février 2017. Au cours de son séjour il sera reçu par son homologue français Emmanuel Macron, a annoncé le service de presse de la présidence haïtienne.

 

Selon un communiqué publié dimanche par son bureau de communication, le président est accompagné de la Première Dame Martine Moise et d'une délégation d'entrepreneurs sans préciser le nombre.

Le 12 décembre, le président Jovenel Moise devrait être reçu par le président Emmanuel Macron. Les deux hommes discuteront de la coopération bilatérale. Ensuite Jovenel Moise rencontrera le chef de la coopération française Rémy Rioux, la secrétaire générale de l'Organisation INternationale de la Francophonie, Michaelle Jean et la directrice générale de l'UNESCO Madame Audrey Azoulay.

Les hommes d'affaires haïtiens qui accompagnent le président Jovenel Moise seront présentés à leurs homologues du MEDEF. La tournée parisienne du président haïtien sera bouclée par une rencontre avec des membres de la diaspora haïtienne de France.

 

Selon le bureau de communication, M. Moise se rendra en Normandie pour visiter une agence de l'eau dans le Nord-ouest de la France. Il se rendra ensuite en Belgique au siège de l'UE pour d'autres rencontres.

 

Le 9 mai marquera la fête de l'Europe en hommage à la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui posait les jalons de la construction européenne. Une série d'activités pédagogiques et festives est prévue en Haïti dans le cadre de cette semaine, a appris HPN.

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L’Ambassade du Canada en Haïti, a bien été victime de fraude entre 2004 et 2016 pour un montant estimé à près de 2 millions de dollars. C’est ce qu’a révélé une enquête du gouvernement canadien en 2015, année des premiers soupçons de fraudes. 

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L’oncle de la ministre de l’Économie du Québec, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.

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Une semaine après sa nomination, les messages de félicitations et les réactions continuent de fuser sur la page Facebook de la nouvelle ministre de l’Économie du Québec. Les Haïtiens de Montréal particulièrement ont été nombreux à réagir à cette nomination de Dominique Anglage. En effet, elle est la première personnalité politique d’origine haïtienne à occuper une fonction ministérielle au Québec.

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Le ministre dominicain de la santé publique, Dr Rafael Sánchez Cárdenas, a annoncé ce lundi matin, lors d’une conférence de presse que son pays a enregistré le rétablissement de deux personnes atteintes du nouveau coronavirus. Il s’agit d’un enfant de 12 ans, qui avait voyagé en Europe (en Espagne et en Italie) et d’une jeune fille de 26 ans, selon ce qu’a fait savoir le ministre Rafael Sánchez Cárdenas qui a indiqué que le nombre de personnes atteintes de la maladie est passé de 202 à 243 entre dimanche et ce lundi matin.

 

 

Le ministre Sánchez Cárdenas se félicite du fait, a-t-il dit, que les traitements suivis dans son pays, en appliquant le protocole de l’organisation mondiale de la santé, porte fruit. En ce qui concerne le patient italien, le premier cas confirmé de Coronavirus en République Dominicaine, son cas s’est un peu aggravé avec une pneumonie, informe le ministre Sánchez Cárdenas qui rappelle que, pour ce patient, la période d’isolement et de traitement médical est déjà écoulée.

 

 

Actuellement, dit-il, 56 personnes font l’objet d’un suivi hospitalier et 143 cas sont suivis à domicile. Pas moins de 3 décès dus au COVID-19 ont été enregistrés en République Dominicaine où 243 cas ont été confirmés.

 

 

DO/HPN

 

 

 
 
 
Le Ministre Dominicain de la Santé Rafael Cardenas a  annoncé, hier dimanche 8 mars 2020, que trois  (3) nouveaux cas de Coronavirus  en République Dominicaine. Les informations fournies par le ministre Dominicain font état d'un cas qui serait une dominicaine vivant en Italie. Ainsi, le nombre de personnes contaminées passerait  à 5 en République Dominicaine.
 
 
 
En Haïti, un accord a été signalé  entre le Réseau Haïtiens de Journalistes en Santé (RHJS) et l’Association des Journalistes Haïtien (AJH) en vue de la tenue d’une campagne de sensibilisation contre le Coronavirus. Atelier de formation pour les journalistes, diffusion de messages de sensibilisation, information de la population sur le Covid-19 entre autres engagements pris dans cet accord.
 
 
 
Deux  journées d’orientation pour les journalistes ont été organisées par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) dans le cadre de la préparation à une éventuelle introduction du nouveau Coronavirus en Haïti.
 
 
 
Signalons que la Ministre de la Santé Publique et de la population, Dr Marie Gréta Roy Clément a rencontré, le 5 mars 2020,  le comité exécutif de la Fédération nationale des maires haïtiens (FENAMH) autour de la sensibilisation et la mobilisation communautaire sur le Coronavirus.
 
 
GL

 

 

Sous l’égide de l'Organisation mondiale des douanes et de l'Union européenne, les responsables des douanes d’Haïti et de la République Dominicaine, ont participé hier mardi 11 février, à une session de formation sur le rôle des douanes dans le cadre du programme binational. Ont pris part à la formation, le directeur général du bureau des Douanes de la République dominicaine, M. Enrique A. Paniagua, la vice-présidence régionale de l'OMD pour les Amériques et les Caraïbes; Gianluca Grippa, le chef de la délégation de l'Union Européenne en République Dominicaine et M. Romel BELL, directeur général de l’administration Générale des Douanes d'Haïti.

 

 

Cette activité réalisée dans un hôtel à Santo Domingo, a permis au représentant de l’ordonnateur national haïtien, Hervé Philippe d’y prendre part, de même que l'Ambassadeur Antonio Vargas Hernández, Directeur général de la coopération multilatérale et Ordonnateur national des Fonds européens de développement, qui ont montré les mécanismes de contrôle des bureaux de douanes, leurs rôles  à jouer  dans la circulation des marchandises au niveau des frontières.

 

 

Selon l’Ambassadeur, les régimes douaniers appliqués à la frontière, influencent considérablement le rôle de l'industrie nationale dans le commerce international et contribuent grandement à l'économie nationale. Il insiste pour que les formalités soient simples et rentables pour le mouvement transfrontalier des marchandises, ce qui va, selon lui, stimuler la croissance économique grâce à la participation nationale au commerce international.

 

Le Directeur général de la coopération multilatérale, Antonio Vargas Hernández, a souligné l'importance de la facilitation des échanges, comme l'un des principaux facteurs du développement économique des nations et fait partie de l'agenda politique des deux pays en matière de bien-être, de réduction de la pauvreté et de développement économique.

 

L’Ordonnateur national des Fonds européens de développement, a déclaré que dans un environnement mondial hautement compétitif, le commerce international et les investissements se dirigent nécessairement vers des pays qui offrent une plus grande efficacité et en même temps diminuent les coûts élevés des entreprises bureautiques.

 

 

Yves Paul LEANDRE

 

 

 

À Guayaquil, deuxième ville d'Équateur durement frappée par la pandémie de Covid-19, les services funéraires sont débordés par la mortalité croissante. Des vidéos de cadavres dans les rues ont fait le tour des réseaux sociaux et incité la municipalité à développer des cercueils en carton.

 

 

Les vidéos ont choqué le monde entier. Diffusées sur les réseaux sociaux, les images montrent des gens masqués s'effondrant dans les rues de Guayaquil ou des corps abandonnés. Cette ville équatorienne tente de faire face à l'augmentation des décès liés au coronavirus. La municipalité a annoncé, dimanche 5 avril, que l'Association des fabricants de carton avait remis gratuitement 1 000 cercueils en carton à deux cimetières de la ville.

 

"C'est pour qu'ils puissent répondre à la demande de cercueils, car elle est très élevée, et il n'y en a plus en ville, ou bien ils sont très chers", a expliqué un porte-parole de la mairie à l'AFP. Une pénurie confirmée par Santiago Olivares, propriétaire d'une entreprise de pompes funèbres. "J'ai vendu les 40 (cercueils) de ma succursale du centre-ville et 40 autres au siège. J'ai dû en commander 10 autres pour le week-end et ils sont déjà partis", a-t-il témoigné.

 

 

L'Équateur comptait dimanche soir 3 646 cas positifs au Covid-19, dont 180 sont décédés. La province de Guayas, dont Guayaquil est la capitale, est celle qui a enregistré le plus grand nombre de cas en Équateur, avec 2 524 personnes contaminées et 126 morts.

 

 

Vers le milieu de cette semaine, des militaires et des policiers sont venus enlever 150 corps qui gisaient dans des habitations de cette ville, la plus affectée par la maladie. Ces forces sont intervenues en raison du chaos provoqué dans la ville par le coronavirus, qui a ralenti le transport des corps des personnes mortes de cette maladie ou d'autres causes.

 

De nombreuses vidéos ont révélé l'ampleur de la crise des services funéraires, montrant des cadavres incinérés à même les rues. France 24 a fait le choix de ne pas les diffuser. 

 

Le vice-président équatorien, Otto Sonnenholzner, a présenté samedi ses excuses pour cette situation. "Cette semaine, nous avons subi une forte détérioration de notre image internationale, nous avons vu des images qui n'auraient jamais dû exister", et "je vous présente des excuses pour cela", a dit le vice-président dans une déclaration radio-télévisée.

 

Un couvre-feu de 15 heures par jour a été instauré dans le pays. Confronté à la pandémie, le gouvernement du président Lenin Moreno a déclaré l'état d'exception, l'urgence sanitaire, la suspension du travail sur le lieu habituel d'activité, la suspension des cours dans les établissements d'enseignement, la restriction de la circulation automobile et la fermeture des frontières.

 

HPN

Source : AFP / France 24

 

 

 

 

 

Alors que plus de 3 milliards de personnes dans plus de 150 pays sont en confinement, le nombre de morts dus au Coronavirus continue de s’alourdir dans le monde avec des pics de décès enregistrés en Europe, devenu le Continent le plus frappé par la pandémie.

 

Jeudi des pays comme l’Italie, l’Espagne et la France ont enregistrés des taux de décès alarmants en dépit des mesures den confinement et autres mesures sanitaires prises par les autorités. L’Italie qui a largement dépassé la Chine en nombre de victimes avec plus de 8000 morts, a dénombré 712 décès, l’Espagne connait 498 et la France a compté le nombre record de 365 morts en une seule journée.

 

Les Etats-Unis, troisième pays le plus touché avec près de 80,000 cas positifs a recensé plus de 10,000 cas positifs et plus 100 morts en une journée (116 à 2h30 PM) pour un total de 1,143 morts. L’Iran comptait 157 décès pour la journée du jeudi 26 mars.

 

Si en Haïti on dénombrait seulement 8 cas positifs, en République Dominicaine le nombre de cas positifs a bondi à 488 pour 10 décès.

 

 

 

HPN reprend  un article des journalistes Aude Massiot et Estelle Pattée au journal Libération publié en janvier 2017. Cet article concerne un rapport de l'agence de renseignements américaine(CIA) sur l'état du monde dans vingt ans.

Les prévisions de la CIA pour le futur de la planète ne sont pas optimistes, loin de là. Le rapport de l’agence américaine, publié tous les quatre ans et intitulé cette année «Le monde en 2035 vu par la CIA, et le Conseil national du renseignement : Le paradoxe du progrès» est sorti jeudi aux éditions Equateurs. Ces 300 pages prospectives sont arrivées sur le bureau de Donald Trump, dès son investiture.

 

L’agence américaine pose le décor dès les premières lignes : «Dans les cinq prochaines années, on verra un accroissement des tensions entre Etats et à l’intérieur de ceux-ci.» En parallèle, la croissance mondiale va ralentir. La menace terroriste augmenterait sous différentes formes, et à laquelle les Etats, toujours plus divisés, peineront à répondre. «L’enjeu central des gouvernements et des sociétés sera de concilier les talents individuels, collectifs et nationaux pour apporter sécurité, prospérité et espoir.»Les prévisions de la CIA pour le futur de la planète ne sont pas optimistes, loin de là. Le rapport de l’agence américaine, publié tous les quatre ans et intitulé cette année «Le monde en 2035 vu par la CIA, et le Conseil national du renseignement : Le paradoxe du progrès» est sorti jeudi aux éditions Equateurs. Ces 300 pages prospectives sont arrivées sur le bureau de Donald Trump, dès son investiture.

 

L’agence américaine pose le décor dès les premières lignes : «Dans les cinq prochaines années, on verra un accroissement des tensions entre Etats et à l’intérieur de ceux-ci.» En parallèle, la croissance mondiale va ralentir. La menace terroriste augmenterait sous différentes formes, et à laquelle les Etats, toujours plus divisés, peineront à répondre. «L’enjeu central des gouvernements et des sociétés sera de concilier les talents individuels, collectifs et nationaux pour apporter sécurité, prospérité et espoir.»

 

La CIA développe trois scénarios imaginaires de l’état du monde entre 2020 et 2035 : «îles», «orbites» et «communautés».

Scénario n°1 : un monde d’îles reclues

Le premier scénario imagine un monde subissant les dégâts d’une croissance atone et d’une mondialisation faiblissante, face auxquelles les gouvernements n’ont rien su faire. Vingt ans après la crise financière de 2008, les économistes de par le monde observent des Etats fragilisés, repliés sur eux-mêmes. «La combinaison de tous ces événements a donné naissance à un monde fragmenté et sur la défensive où des Etats inquiets cherchent métaphoriquement et physiquement à construire des murs pour se protéger des problèmes extérieurs, formant ainsi des "îles" dans un océan d’instabilité», relate le rapport.

 

En Europe comme en Amérique du Nord, les Etats n’ont pas su s’adapter aux bouleversements économiques et sociétaux de ce nouveau monde. En Asie, le constat est le même, le boom des émergents est retombé : «Parce qu’elles n’ont pas su générer suffisamment de demande intérieure pour stimuler leur économie quand le marché mondial s’est ralenti, la Chine et l’Inde sont restées enfermées dans le "piège du revenu moyen" et ont connu une stagnation de leur croissance, des salaires et des conditions de vie.» Les classes moyennes, ayant acquis ce statut avant la crise de 2008, sont meurtries, et une partie de cette population est retombée à des niveaux modérés de pauvreté.

 

Les conséquences néfastes de la mondialisation, notamment l’accroissement des inégalités et la montée des populismes, ont poussé les Etats à mettre en place toujours plus de mesures protectionnistes, au lieu de privilégier le dialogue international. Dans ce scénario, l’essor rapide des intelligences artificielles a bouleversé les sociétés plus profondément que ce que les économistes avaient prévu. Le chômage a continué à augmenter.

Après cet état des lieux démoralisant, la CIA voit, dans vingt ans, le «début d’une nouvelle ère de croissance et de prospérité». Le salut viendra de plusieurs horizons. Après avoir bouleversé le marché du travail, l’innovation technologique va créer des opportunités de relance. Dans ce monde futuriste, la créativité viendra alors de la collaboration entre hommes et machines. «Le ralentissement de la mondialisation et des échanges commerciaux a donné naissance à une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’inventeurs au niveau local.» Leçon du futur (imaginé) pour le présent : les gouvernements qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui miseront sur la recherche et l’innovation et qui sauront garder les talents technologiques dans leurs frontières.

Scénario n°2 : à l’aube d’une escalade militaire

Le second scénario, intitulé «Orbites», est raconté par un «conseiller national en sécurité» qui revient sur l’état du monde, à l’aube de l’an 2032, date où s’achève le second mandat d’un certain «Smith» à la tête des Etats-Unis. Le milieu des années 2020 a vu l’accroissement sans pareil des tensions entre puissances régionales. La Russie, la Chine mais aussi l’Iran ont profité d’un repli des Etats-Unis sur la scène internationale pour imposer leur «domination économique, politique et militaire» sur leur région d’influence respective. Les tensions se cantonnent dans un premier temps à des représailles économiques et diplomatiques, à une guerre de propagande et à des cyberattaques, sans impacts notables.

 

«La plus grande victime de ces conflits a été la "vérité" dans la mesure où la propagande de ces Etats, diffusées par plusieurs médias sociaux, commerciaux et officiels, a déformé, dénaturé et manipulé les informations sur ce qui se passait réellement», analyse le conseiller. Un constat qui évoque étrangement l’ère de post-vérités, ou de «faits alternatifs», dont se sont nourris en 2016 les Brexiters et les partisans de Donald Trump. Sous le premier mandat de ce fameux «Smith», les Etats-Unis opèrent un retour sur la scène internationale, mais entrent directement en confrontation avec la Chine, l’Iran et la Russie, donnant à la fin des années 2020 un faux air de guerre froide. L’étincelle ? Une crise entre l’Inde et le Pakistan en 2028 qui aboutit à l’explosion de la première bombe nucléaire depuis 1945. La crise est finalement désamorcée par les Etats-Unis, avec l’aide de la Chine (ouf). L’escalade militaire et nucléaire est évitée. Comme lors de l’après Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances rétablissent une relation de confiance et reprennent leur coopération sur les questions de sécurité.

Scénario n°3 : les communautés dirigent le monde

Le troisième et dernier scénario s’intéresse aux «Communautés», via le regard d’une future maire d’une grande ville canadienne qui réfléchit en 2035 aux transformations des deux dernières décennies. Dans ce monde, les groupes locaux ont pris le pas sur les gouvernements nationaux. En cause : le manque de confiance grandissant des populations envers leurs dirigeants nationaux. Si la politique étrangère, les opérations militaires et la défense nationale restent le fait des entités nationales, l’éducation, l’économie ou encore la santé reviennent à la charge des autorités locales. L’implication des entreprises dans la vie de leurs employés est telle qu’elles se chargent désormais de l’éducation, de la santé et du logement. L’expérience n’est pas égale à travers le monde. Au Moyen-Orient, la jeunesse s’est révoltée contre les institutions et l’extrémisme religieux, sonnant l’avènement d’un nouveau Printemps arabe. Mais en Chine ou en Russie, des mouvements similaires sont loin d’avoir escompté les mêmes succès. Ces changements se sont opérés finalement plus facilement au sein des démocraties occidentales comme aux Etats-Unis ou au Canada, où il y avait déjà «une forte tradition d’implication des collectivités locales et du secteur privé».

 

HPN

Source : Libération

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