La dédollarisation de l'économie, de la "sorcellerie économique" selon Gabriel Zéphyr

Economie
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Alors que le taux de change se rapproche de la barre des 70 gourdes pour un dollar US malgré l’injection de dizaines de millions de billets verts sur le marché, l'économiste Gabriel Zéphyr est allé sans détour en évoquant la mesure annoncée en mars dernier par les autorités haïtiennes qui visait à dédollariser l'économie. Il évoque une sorte de "sorcellerie économique" qui n'est pas de nature à donner les résultats escomptés.
 
 
Notre économie, est anémiée avec beaucoup de déficiences structurelles qui continuent de fragiliser la santé de la gourde, a-t-il dit, assimilant le processus de dédollarisation au fait de lui administrer un cocktail de "médecines feuilles" sans dosage en espérant un miracle. Cela ne marchera pas, prévient-il.
 
Pour Gabriel Zéphyr, les résultats viendront lorsqu'on décidera de s'attaquer aux problèmes structurels liés notamment au faible niveau de production nationale d'un pays qui dépend en grande partie des exportations pour satisfaire la plupart de ses besoins.
 
 
On ne peut exiger que les transactions se fassent uniquement en gourde quand on ne dispose d'aucun mécanisme de suivi, s'est indigné l’économiste, ajoutant que la banque centrale ne s'est même pas donnée la peine de mettre à la disposition des consommateurs, une ligne téléphonique pour dénoncer les contrevenants à la décision des autorités et leur infliger une pénalité, le cas échéant.
 
 
Il nous faut améliorer notre capacité de production pour pouvoir à la fois augmenter nos exportations et diminuer nos importations, a-t-il dit, estimant par ailleurs que les émeutes des 6,7 et 8 juillet dernier, vont avoir des conséquences sur le taux de change.
 
 
Pour ce qui est de la décision des autorités haïtiennes d’augmenter de 40% les taxes sur les produits en provenance de la république dominicaine, l'économiste juge normal qu'Haïti, avec des droits de douanes les plus bas dans la région, cherche à se rattraper.
 
 

Toujours est-il qu'il s'interroge sur les retombées d'une telle mesure sans une véritable politique de renforcement des frontières dans le cadre de la lutte contre la contrebande. De plus, a-t-il dit, nous devons notamment regarder le poids des produits concernés dans la consommation locale ainsi que les objectifs poursuivis par les autorités de Port-au-Prince en annonçant cette nouvelle disposition.

Par Dodeley Orélus
dodeley007@yahoo.fr

 
Alors que le taux de change se rapproche de la barre des 70 gourdes pour un dollar US malgré l’injection de dizaines de millions de billets verts sur le marché, l'économiste Gabriel Zéphyr est allé sans détour en évoquant la mesure annoncée en mars dernier par les autorités haïtiennes qui visait à dédollariser l'économie. Il évoque une sorte de "sorcellerie économique" qui n'est pas de nature à donner les résultats escomptés.
 
 
Notre économie, est anémiée avec beaucoup de déficiences structurelles qui continuent de fragiliser la santé de la gourde, a-t-il dit, assimilant le processus de dédollarisation au fait de lui administrer un cocktail de "médecines feuilles" sans dosage en espérant un miracle. Cela ne marchera pas, prévient-il.
 
Pour Gabriel Zéphyr, les résultats viendront lorsqu'on décidera de s'attaquer aux problèmes structurels liés notamment au faible niveau de production nationale d'un pays qui dépend en grande partie des exportations pour satisfaire la plupart de ses besoins.
 
 
On ne peut exiger que les transactions se fassent uniquement en gourde quand on ne dispose d'aucun mécanisme de suivi, s'est indigné l’économiste, ajoutant que la banque centrale ne s'est même pas donnée la peine de mettre à la disposition des consommateurs, une ligne téléphonique pour dénoncer les contrevenants à la décision des autorités et leur infliger une pénalité, le cas échéant.
 
 
Il nous faut améliorer notre capacité de production pour pouvoir à la fois augmenter nos exportations et diminuer nos importations, a-t-il dit, estimant par ailleurs que les émeutes des 6,7 et 8 juillet dernier, vont avoir des conséquences sur le taux de change.
 
 
Pour ce qui est de la décision des autorités haïtiennes d’augmenter de 40% les taxes sur les produits en provenance de la république dominicaine, l'économiste juge normal qu'Haïti, avec des droits de douanes les plus bas dans la région, cherche à se rattraper.
 
 

Toujours est-il qu'il s'interroge sur les retombées d'une telle mesure sans une véritable politique de renforcement des frontières dans le cadre de la lutte contre la contrebande. De plus, a-t-il dit, nous devons notamment regarder le poids des produits concernés dans la consommation locale ainsi que les objectifs poursuivis par les autorités de Port-au-Prince en annonçant cette nouvelle disposition.

Par Dodeley Orélus
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