Des migrants africains, cubains et haïtiens bloqués au Honduras après la fermeture des frontières en raison de la pandémie de coronavirus ont commencé à marcher vers le nord mardi pour tenter d'atteindre les États-Unis, ont déclaré les autorités migratoires.

 

 

De jeunes hommes et femmes portant des sacs à dos avec des enfants portant des masques faciaux ont marché le long d'une autoroute dans le sud du Honduras, près du Nicaragua, ont montré des images de télévision. 
 

 

Selon un militant cité par Reuters, les migrants se trouvaient parmi quelque 260 personnes dans des abris pour migrants dans la ville de Choluteca, dans le sud du Honduras, depuis la mi-mars.

 

« Ils ont décidé de partir en caravane. Ils visent à atteindre la frontière avec le Guatemala sur le chemin des États-Unis », a-t-il déclaré.

 

Les migrants africains, haïtiens et cubains sont bloqués à plusieurs endroits en Amérique centrale depuis que la pandémie a interrompu la mobilité mondiale.

 

Au Panama, qui compte actuellement environ 2 400 de ces migrants, 59 personnes dans des refuges pour migrants dans la province de Darien, au bord d'une jungle isolée séparant le Panama et la Colombie, ont été testées positives pour le coronavirus.

 

 

 

 

 

 

Toutes les activités sont suspendues à partir de ce mardi au palais de justice de Port-au-Prince pour 72 heures en raison du Coronavirus qui continue de faire des victimes dans le pays et au sein de l’appareil judiciaire. 

 

 

 

La décision de suspendre les activités pour trois jours est prise par le doyen, Me Bernard Sainvil de concert avec le syndicat des greffiers. Pendant la fermeture, les responsables prendront le temps de décontaminer les lieux suite au décès, dimanche soir, du greffier Jean Lesly Antoine qui aurait été emporté par le Coronavirus. 

 

 

 

L'information a été confirmée par Elysée Cadet, pour la rédaction de HPN, le secrétaire général du syndicat des greffiers d'Haïti.

 

 

 

Les autoritaires judiciaires profiteront de cette pause pour procéder à la désinfection du local du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une personne est morte en relation avec le Coronavirus et 102 nouveaux cas positifs ont été enregistrés le dimanche 31 mai, ce qui porte à 45 le nombre de victimes du COVID-19 et 2226 cas confirmés, selon le bilan présenté par les autorités sanitaires.

 

La seule victime du 31 mai a été localisée dans le département de l’ouest, tandis que les nouveaux cas positifs sont enregistrés principalement dans trois départements, l’ouest (71), le nord (14), l’artibonite (13) et 4 dans le département du nord-est.

 

 

 

 

 

 

Le Premier ministre haïtien Joseph Jouthe a annoncé lundi des mesures exceptionnelles de réduction du personnel dans l'administration publique en vue de renforcer la lutte contre le Coronavirus. Ces mesures doivent renforcer celles qui ont été prises dès la déclaration de l'état d'urgence sanitaire sur tout le territoire national.

 

 

 

Dorénavant, les institutions publiques ne doivent utiliser que 20 % de leur effectif au lieu de 50% auparavant et elles doivent garder le principe de rotation pour éviter de l'affluence dans les édifices publics, selon une circulaire gouvernementale. Ainsi, tout service qui n'affecte pas le fonctionnement régulier de l'institution doit être maintenu fermé, ordonne le premier Ministre Jouthe.

 

 

 

Pendant un mois, à compter de la date de parution de la circulaire, les femmes enceintes ainsi que les personnes âgées de plus de 60 ans sont dispensées de se présenter à leur poste de travail. Cette mesure concerne également les agents publics diabétiques, hypertendus, asthmatiques et tous ceux qui ont des antécédents médicaux pouvant aggraver leur état de santé en cas d'infection au coronavirus.

 

 

 

Les agents de la fonction publique présentant des symptômes qui s'apparentent au coronavirus doivent aussi rester chez eux jusqu'à ce qu'un test prouve qu'ils n'ont pas contracté la COVID-19.

 

 

 

Annonçant que tous les bâtiments publics seront désinfectés, le gouvernement préconise le travail à distance et propose de renforcer ou d'annuler les présentes dispositions, le cas échéant, après évaluation de la situation.

 

 

 

Marvens Pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

Visiblement, le décret du 21 mai fixant les règles générales de protection de la population en cas de Pandémie/Épidémie est celui que retient l’ensemble de la population alors que plusieurs autres décrets ont été pris par le gouvernement au cours du mois de mai, a déclaré Me Patrick Laurent, membre de l’ordre des avocats du barreau de Port-au-Prince.

 

 

 

Au début du mois de mai, dans des numéros spéciaux du journal officiel ‘‘Le Moniteur’’ sont parus différents décrets qui modifient ou abrogent des dispositions antérieures : le décret sur le Bail à usage professionnel (Moniteur 11 Mai 2020) ; le décret portant réglementation des opérations de Crédit-bail  (Moniteur 12 Mail 2020) ; le décret portant réforme des Régimes Matrimoniaux (13 mai 2020) ; le Droit des Sûretés  (Moniteur 14 mai 2020) et le décret sur les règles générales de protection de la population en cas de Pandémie/Épidémie (21 Mai 2020).

 

 

 

Plusieurs changements majeurs sont opérés au niveau de la législation. Les dispositions prises par le gouvernement risquent de surprendre plus d’un après la levée de l’état d’urgence, selon Me Laurent qui précise que le décret sur le bail à usage professionnel autorise les propriétaires d’un bâtiment à expulser une entreprise dont le contrat arrive à terme sans jugement aucun, 8 jours après une sommation de payer.

 

 

 

Hormis ce décret, celui portant réforme des régimes matrimoniaux paru au numéro spécial 175 du Moniteur retient l’attention de Me Patrick Laurent. Ce décret modifie entre 30 et 40 articles du code civil haïtien et en abroge entre 10 et 15. A partir du 14 mai, les citoyens exerçant des professions séparées ou la même profession de façon séparée peuvent, d’un commun accord, modifier leur régime matrimonial ou changer de régime. Par exemple : ils peuvent passer du régime de la communauté au régime de la séparation de biens et vice versa. Pour le régime de la communauté, les époux peuvent modifier les clauses soit pour effectuer un retrait ou pour faire un ajout. Toutefois, il faut souligner que cette disposition est transitoire, et ceux qui désirent en profiter n’ont que deux ans pour changer ou modifier son régime matrimonial. Passé ce délai, aucun changement ne sera possible et ceux qui seront mariés après 2022 n’auront pas non plus l’accès à ces dispositions.

 

 

 

Si la question ne soulève pas encore de débat, l’homme de loi estime que la pandémie de coronavirus en constitue la cause principale. Pratiquement, tout le monde est submergé par les informations liées à la COVID-19 et de nombreuses informations importantes sont reléguées au second plan, regrettée Me Laurent qui croit qu’il n’y avait pas d’urgence particulière justifiant la prise de ces dispositions.

 

 

 

Marvens Pierre

 

 

 

 

 

 

Lors d'une conférence en ligne, dimanche, à l'initiative de l'association des hôpitaux privés d'Haïti(AHPH) au programme Dialogue Médical, Dr Jean Hugues Henrys, membre de la cellule scientifique sur le coronavirus a fait remarquer dans son intervention, que 80% des cas de coronavirus sont concentrés dans les grandes villes particulièrement dans la région métropolitaine. Pour Dr Henrys, cela s'explique par la faible capacité du ministère de la santé publique et de la population(MSPP) de réaliser des tests un peu partout dans le pays. Pour Dr Henrys, membre du cabinet du ministre de la santé publique, le pays est divisé en deux blocs : Région métropolitaine et le reste du pays. Le Scientifique souligne également la grande concentration des activités économiques dans les grandes villes.

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