A l’heure, où la pandémie de coronavirus monte en flèche dans le pays, la population haïtienne est en proie à une mystérieuse fièvre. "Coronavirus ou pas Coronavirus ?" Haiti Press Network a posé la question aux citoyens de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

 

 

"Pas question pour les gens de parler de Coronavirus, il préfère dire : c’est juste une petite fièvre", a souligné Ralph Oscar, étudiant en communication sociale qui, a souffert de la fièvre en question. Il avoue n’avoir pas appelé au numéro communiqué par les autorités sanitaires pour les alerter en cas de symptômes suspects. Perte de gout et de l’odorat appelé scientifiquement l’anosmie, Oscar dit avoir connu tout cela, mais sans avoir fait de test, il ne peut pas dire qu’il a souffert du Coronavirus, ce qu’il ne saura jamais probablement car Oscar croit avoir été rétabli. 

 

Pour certains, Covid-19 serait un mot maudit, pas question qu’ils l’attribuent à leurs problèmes de santé. En ce qui a trait aux symptômes, ils ne portent guère attention pour savoir s’ils sont similaires à ceux du Coronavirus.

 

 

Jeannine qui tient une petite boutique sur la route du Canapé-vert ne fait pas attention à la distanciation avec ses clients. Elle privilégie la convivialité. La commerçante ne porte pas de masque non plus, comme la majorité de ses clients d’ailleurs.

 

Jeanine a eu les symptômes : fièvre, courbatures, troubles de la respiration, mais elle est rétablie.  "C’était vraiment douloureux mais, ça n’a duré que trois jours. J’ai pris de la tisane et je me sens bien’’, raconte-elle. "Et maintenant, on veut me croire que de simples feuilles ont pu guérir le Coronavirus qui fait des milliers de morts dans le monde ? », s’interroge-t-elle.

 

 

Marcel Oriol, lui, n’est pas encore totalement guéri de la fièvre dont-il souffre, comme la grande majorité des habitants de Sainte Marie, localité située au Sud du Canapé-vert. Néanmoins, il continue à prendre les précautions nécessaires pour ne pas contracter le virus de la Covid-19 (SARS-CoV-2). « Je ne souffre pas du Coronavirus moi, c’est toujours comme ça chaque année, le pays connait une épidémie de fièvre après la période pascale », a-t-il avancé.

 

 

S’il est inconcevable pour certains qui souffrent de la fièvre qu’ils aient pu contracter la Covid-19, d’autres affirment catégoriquement avoir souffert du Coronavirus sans en avoir subi un test de dépistage. C’est le cas d’une jeune femme médecin résident d’un hôpital public qui se trouve dans le Sud-est du pays. « Je ne crois pas que ce serait vraiment une simple fièvre comme les gens le disent. Moi, je crois que j’ai été contaminée par la Covid-19. Je le sais parce que j’avais ressenti tous les symptômes », a déclaré la jeune femme qui a voulu garder l’anonymat.

 

La conclusion est la même pour une autre jeune femme, faisant partie des Forces Armées d’Haïti (FAd’H). « J’ai eu tous les symptômes, pourquoi parler d’une petite fièvre ? », nous a-t-elle dit. Mais pas question pour la militaire de subir un test de dépistage, alors qu’elle souffre encore.

 

Si l’impression des personnes qui se sont confiées à l’agence, sont divergentes sur la mystérieuse fièvre, cependant pour se soigner, elles ont recours presque toutes aux remèdes de grand-mère. En effet, le gros des personnes a confié à HPN avoir pris du gingembre, de l’aloe vera et l’artemisia entre autres pour se soigner.

 

Coronavirus ou pas Coronavirus ? A défaut de véritable enquête respectant les normes scientifiques, pour l’heure personne ne peut dire si la fameuse fièvre est causée par le SARS-CoV-2 ou si l’infection est tout simplement saisonnière. Toutefois, il semblerait qu’il n’existe plus personne aujourd’hui pour douter que le pays soit vraiment touché par la pandémie.

 

          

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a rendu public lundi le bilan de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en Haïti pour la journée du 24 mai, montrant une hausse de 4 victimes de la maladie et 105 personnes infectées.

 

3 personnes sont décédées dans le département de l’ouest et 1 dans les Nippes tandis que 70 personnes infectées au Coronavirus ont été enregistrées dans l’ouest.

 

Les autres cas sont réparties sur 6 autres départements dont 10 dans le Centre, 7 dans l’artibonite, 7 dans le nord-ouest, 6 dans le nord-est et 3 dans le nord et 2 dans le département du sud-est.

 

 

 

 

 

 

Le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a enregistré samedi 93 cas de contamination au Coronavirus dans le pays portant à près de 1000 le nombre de cas positifs dans le pays depuis la découverte des premiers cas le 19 mars écoulé.

 

Selon les chiffres communiqués dimanche par le MSPP, 1 personne es mort en relation au Coronavirus dans le département du nord. Ce qui porte à 27 le nombre de décès du Coronavirus dans tout le pays.

 

Parmi les nouveaux cas de contamination 58 sont identifiés dans le département de l’ouest et 10 dans le nord-ouest en un seul jour qui compte 20 cas positifs au total. 8 cas positifs sont découverts dans le sud-est.

 

22 personnes sont rétablies de la maladie, selon les autorités sanitaires qui ont commencé à distribuer les matériels de protections à travers les différents départements sanitaires du pays.

 

 

 

 

Des responsables d’associations des magistrats du système judiciaire haïtien dont l’Association nationale des Magistrats haïtiens (ANAMAH) et l'association professionnelle des magistrats (APM) jugent utile le décret présidentiel fixant les règles de protection face au nouveau coronavirus. Toutes fois le président de l’ANAMAH Jean Wilner Morin ainsi que le président de l’APM Wando Saint Villier disent révéler plusieurs confusions dans certaines mesures citant notamment les articles 6 et 23 du décret qui vraisemblablement ne pourront pas appliquer.

 

Le président de l’Association nationale des Magistrats haïtiens Jean Wilner Morin estime de bon ton le décret présidentiel du 21 Mai 2020 dans la lutte visant à lutter contre le coronavirus dans le pays. Toutes fois, le magistrat instructeur parle de précipitation dans certaines mesures notamment l’article 6 du décret qui interdit tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de cinq personnes, en milieu clos ou ouvert, sous peine de trois mille gourdes d’amende, de cinq 5 jours d’emprisonnement ou de quinze jours de travail d’intérêt général à déterminer par le conseil municipal. 

 

Le juge Jean Wilner Morin émet des doutes sur une possible application de cet article particulièrement dans le système judicaire haïtien tenant compte du fonctionnement des tribunaux de la république. Il tient à souligner que lors d’une audience, le tribunal se compose notamment d’un juge, le ministère public, d’huissier, la partie demanderesse, la partie défenderesse, certaines fois le public puisqu’il rappelle que les audiences sont publiques. Cela sous-entend déjà, selon le magistrat instructeur, l’article 6 ne pourra pas être appliqué.

 

Une position soutenue par le président de l’association professionnelle des magistrats Me. Wando Saint Villier.

 

Les responsables de l’Association nationale des Magistrats haïtiens et l'association professionnelle des magistrats  s’interrogent perplexe également autour de l’article 23 du décret qui stipule que les peines prévues, par le présent  décret, sont prononcées par le Tribunal de Simple Police compétent toutes affaires cessantes, sans remise ni tour de rôle, sans préjudice des dommages et intérêts.  

 

Pour Maitre Jean Wilner Morin et Wando Saint Villier ce décret présidentiel ne correspond pas à la réalité actuelle du pays.

 

Toutes fois ces magistrats croient que c’est un pas dans la bonne direction dans le cadre des efforts visant à limiter la propagation de la covid19 dans le pays.

 

Les responsables de l’Association nationale des Magistrats haïtiens et l'association professionnelle des magistrats annoncent qu’ils vont écrire au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire afin de contacter l’exécutif en vue de trouver une entente notamment autour des articles 6 et 23 du décret présidentiel. 

 

Jean  Chrisnol Prophète

 

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Dans les localités de Trou-Gilot et Dessables de la section de Fonds-des-Blancs, la quatrième de la commune de Cabaret, la misère est criante. Sécheresse, pas d’infrastructures routières ni aucune activité économique en vue. On est en plein désert. Il est 8h du matin, dimanche jour de repos d’habitude, on  est à l’entrée de Lévêque à Cabaret. Des dizaines de jeunes, d’enfants et d’adultes font la queue, des sauts en main, ils sont dans les canaux d’irrigation se trouvant sous le pont Lévêque en quête de l’eau, denrée rare dans la contrée. Ils puisent, non sans difficulté, l’eau boueuse qui en sort puisqu’au même moment quelques-uns font la baignade également dans les canaux en amont.

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Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF) dans une circulaire adressée à son personnel dit croire qu'il est important d'envisager d'autres mesures de préventions et de tout (e) un (e) chacun (e) en raison de l'augmentation des cas de contamination par la Covid19 en Haïti ces derniers jours.

 

 

 

D'une source proche du Ministère à la Condition Féminine, la rédaction de HPN a appris qu'un membre du personnel présentait tous les signes et symptômes de la Covid19, mais à date le test de dépistage n’a pas été encore effectué.

 

 

 

Dans cette circulaire de la direction générale du MCFDF deux grandes mesures ont été prises. "Tout le personnel du MCFDF est invité à rester chez lui pendant une quinzaine de jours et se rendra disponible en cas de besoin".

 

 

 

Le MCFDF annonce comme autre mesure qu'une cellule composée de hauts cadres (directeurs et assistant-es, coordonnatrice d'unité et assistante, chefs de service et assitant-e, coordonnateur/rices et chargées de mission au rang de directeur-responsables de dossiers spécifiques) travaillera via télétravail en attendant d'autres dispositions nécessaires. Ces cadres, précise le Ministère resteront en contact en permanence avec la Direction générale et peuvent être convoqués à tout moment en cas d'urgence pour assurer certains suivis.

 

 

 

 

 

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