Lors de la présentation de son Plan de réponse humanitaire (PRH) et COVID-19, le 17 juin écoulé, le bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires en Haïti (OCHA), affirme avoir révisé son document car les besoins sont revus à la hausse en Haïti.

 

 

 

Tenant compte des conséquences de la pandémie de la COVID-19 en Haïti, l’Organisation des Nations-Unies à travers son bureau de Coordination, dit avoir besoin pas moins de 472 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents dans le pays. Ce montant se décline en deux parties :

 

 

 

D’abord, 144 millions de dollars sont nécessaires pour permettre aux partenaires de soutenir les efforts du Gouvernement haïtien en proie à de grandes difficultés pour faire face à la pandémie du Corona Virus, et deuxièmement les besoins financiers humanitaires "non-covid, s’élevant à 328 millions de dollars, soit une hausse de 75 millions de dollars par rapport au plan révisé, qui a été lancé au mois de février dernier. Selon le Communiqué de l’OCHA, cette hausse est due aux conséquences de l'épidémie, en particulier sur les populations les plus vulnérables.

 

 

 

Il s'agit de la deuxième révision cette année du PRH pluriannuel 2019-2020. Des évaluations récentes indiquent, entre autres, que la pandémie devrait entraîner dans le pays de la caraïbes, une détérioration de la situation de la sécurité alimentaire, poussant une partie des 3 millions de personnes déjà en phase 3 de l'analyse IPC vers la phase 4 (urgence) ; le nombre d'enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition devrait augmenter de 25 %, alors que le taux de malnutrition aiguë sévère au niveau national, était déjà supérieur au seuil d'urgence de 2 % en décembre 2019

 

 

 

Yves Paul LEANDRE

 

Source : OCHA 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Ministère de la santé publique et de la population a rendu public samedi soir le nouveau rapport de l’évolution de la maladie du Coronavirus en Haïti avec désormais 5077  cas confirmés et 97 décès liés au Coronavirus.

 

Pour la seule journée du samedi 97 nouvelles personnes sont testées positives avec un nouveau décès

 

Le nouveau bilan des décès est passé à 88 tandis que 5077 personnes sont infectées franchissant ainsi la barre des 5000 cas d’infection dans le pays.

 

 

 

 

 

 

Le dernier rapport du ministère de la santé publique et de la population présente un bilan de 82 morts et 4688 cas d’infection au Coronavirus dans le pays. 2 nouveaux décès liés au Covid-19 et 141 nouveaux cas positifs ont été recensés le 16 juin.

 

Les deux nouvelles victimes ont été enregistrés dans le département du nord. Les cas positifs sont connus pour la majorité dans le département de l’ouest 122, dans le sud=est 13 et dans le centre 6.

 

 

 

 

En conférence de presse le docteur Patrick Delly de la Direction d’Épidémiologie, Laboratoire et Recherche (DELR) au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) le 15 juin dernier avait annoncé que le pays est en passe d'atteindre le pic de la Covid19. En réaction, Myriame Caina Saint-Juste, médecin, résidente en anesthésiologie à l’hôpital universitaire La Paix a indiqué qu’à partir du pic de la maladie, il faut huit (8) à (12) douze semaines de plus de propagation.

 

 

 

Selon Dr Saint-Juste, qui fait a cette déclaration samedi à l’émission radiophonique Top Haïti, au cours des deux premières phases les autorités sanitaires du pays devaient prendre, par tous les moyens, les mesures qui s'imposent en vue de freiner la propagation de la maladie dans le pays.

 

 

 

Il est important, soutient Myriame Saint-Juste, qu’à cette phase de renforcer la sensibilisation, amener les gens à pratiquer les gestes barrières et intéresser le plus que possible les gens à rester chez eux.

 

 

 

Myriame Caina Saint-Juste déconseille un déconfinement ou une reprise normale des activités dans le pays. Cette phase, croit-t-elle, est celle où la maladie est diffusée rapidement et circule très vite au sein de la population.

 

Tout en rappelant que la gestion de la pandémie en cette troisième phase dépend des autorités gouvernementales de la santé, Dr Saint-Juste pense qu'il est bien arrivé le moment de craindre le pire avec la Covid19 en Haïti.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Ministère de la santé publique et de la population a rapporté jeudi 2 morts et 228 cas de contamination au Coronavirus recensés dans le pays le 17 juin, faisant passer le total de décès à 86 et le nombre d’infections à 4916 depuis le début de la maladie.

 

Les deux décès liés à la Covid-19 sont enregistrés dans les départements de l’ouest et du nord-ouest qui comptent respectivement 42 et 3.

 

Les cas de contamination pour la date du 17 juin ont été dénombrés dans tous les départements avec le nombre le plus élevé dans l’ouest, 128, le sud 27 et le 21.

 

 

Un médicament a montré pour la première fois qu'il améliorait la survie chez des patients du COVID-19: peu cher et facilement disponible, ce stéroïde, la dexaméthasone, réduit la mortalité chez les malades les plus gravement atteints, selon des chercheurs britanniques.

 

«La dexaméthasone réduit les morts d'un tiers chez les patients placés sous ventilation artificielle», ont estimé dans un communiqué les responsables du vaste essai clinique britannique Recovery.

 

Selon eux, «pour chaque groupe de huit patients placés sous ventilation artificielle, une mort pourrait ainsi être évitée» grâce à ce stéroïde.Dans la foulée, le gouvernement britannique a annoncé que ce traitement allait être immédiatement utilisé pour traiter les malades concernés.

 

«La dexaméthasone n'est pas chère, déjà commercialisée et peut être immédiatement utilisée pour sauver des vies à travers le monde», a commenté l'un des responsables de Recovery, le Pr Peter Horby, de l'université d'Oxford.

 

«Le bénéfice en termes de survie est important chez les patients qui sont suffisamment malades pour avoir besoin d'oxygène, pour qui la dexaméthasone devrait désormais devenir le traitement de base», a-t-il estimé. Dans une vidéo postée sur son compte Twitter, le ministre de la Santé Matt Hancock a précisé que le Royaume-Uni disposait de 200.000 traitements prêts à l'emploi stockés depuis mars.

 

Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreuses indications pour ses puissants effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs. «C'est une avancée majeure dans la quête de nouvelles manières de traiter les malades du COVID», s'est réjoui dans un autre communiqué le Pr Stephen Powis, directeur médical du NHS, le service public de santé britannique.En effet, comme l'ont souligné les responsables de Recovery, «la dexaméthasone est le premier médicament dont on observe qu'il améliore la survie en cas de COVID-19».

 

Le remdesivir n'a pas fait ses preuves   

 

Un médicament d'une autre famille, l'antiviral remdesivir, a montré une certaine efficacité pour accélérer le rétablissement des malades hospitalisés à cause du COVID-19. L'annonce avait officiellement été faite fin avril par les autorités américaines.

 

 

Mais le remdesivir n'a en revanche pas pu prouver qu'il permettait d'éviter des morts. À ce stade, malgré une multitude de pistes, aucun autre traitement n'a eu de résultats probants. Début juin, le même essai Recovery avait conclu que l'hydroxychloroquine, en laquelle certains pays placent beaucoup d'espoirs, n'avait pas d'effet bénéfique contre le COVID-19.

 

 

Ce constat a conduit lundi les autorités sanitaires américaines à retirer l'autorisation d'utiliser en urgence l'hydroxychloroquine contre le COVID-19, ainsi qu'un médicament proche, la chloroquine, qui avaient un temps été défendues par le président Donald Trump.

 

Enfin, le groupe hospitalier parisien AP-HP avait assuré fin avril qu'un autre médicament, le tocilizumab, réduisait «significativement» le risque de mourir ou d'aller en réanimation chez les patients du COVID-19 dans un état grave. Mais ces affirmations n'ont pas encore été étayées par des chiffres ou la publication d'une étude.

 

Nombre de spécialistes pensent que la clé du traitement du COVID-19 passera non pas par un médicament unique, mais par une combinaison de plusieurs d'entre eux. L'une des solutions pourrait peut-être consister à «combiner de faibles doses de dexaméthasone avec d'autres médicaments qui agissent sur l'inflammation, ou avec des thérapies qui ciblent le virus, comme le remdesivir», a ainsi expliqué mardi le Dr Stephen Griffin, de l'université de Leeds.

 

Essai clinique 

  

Dans le cadre de l'essai Recovery, 2 104 patients ont reçu du dexaméthasone (par voie orale ou intraveineuse) pendant 10 jours, à une dose de 6 mg par jour. En comparant aux 4 321 autres patients qui ne l'avait pas reçu, les chercheurs ont déterminé que le traitement a réduit d'un tiers la mortalité chez les malades placés sous ventilation artificielle.

 

 

En outre, la mortalité a été réduite d'un cinquième chez des patients moins gravement atteints, à qui on administrait de l'oxygène grâce à un masque, sans les intuber. En revanche, le traitement n'a montré aucun bénéfice pour les patients qui ne nécessitaient aucune assistance respiratoire. Ces résultats n'ont pas encore été publiés sous la forme d'une étude détaillée, mais ont uniquement fait l'objet d'un communiqué de Recovery.

 

Après son évaluation de l'hydroxychloroquine, c'est la deuxième fois que cet essai clinique majeur permet d'arriver à une conclusion d'importance sur le COVID-19. Au total, plus de 11 500 patients de 175 hôpitaux britanniques participent à cet essai, qui évalue plusieurs traitements.

 

Source : AFP

 

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