Le dernier rapport du ministère de la santé publique et de la population présente un bilan de 82 morts et 4688 cas d’infection au Coronavirus dans le pays. 2 nouveaux décès liés au Covid-19 et 141 nouveaux cas positifs ont été recensés le 16 juin.

 

Les deux nouvelles victimes ont été enregistrés dans le département du nord. Les cas positifs sont connus pour la majorité dans le département de l’ouest 122, dans le sud=est 13 et dans le centre 6.

 

 

 

 

Le nouveau rapport des autorités sanitaires sur l’évolution du Coronavirus en Haïti fait état de 4 nouveaux décès liés au Coronavirus enregistrés dans le pays le 15 juin, deux personnes sont mortes dans le nord et deux dans le département de l’ouest.

 

Au total, 80 personnes sont décédées en lien avec la pandémie,

 

106 nouveaux cas confirmés de Coronavirus ont été dénombrés dans plusieurs régions du pays portant à 4547 le nombre de personnes infectées à la Covid-19.

 

 

 

 

Le nouveau rapport publié lundi soir par le Ministère de la santé publique et de la population fait état de 3 morts liés au Coronavirus et 132 nouveaux cas positifs recensés dans le pays pour la journée du 14 juin, a appris Haïti Press Network.

 

Ces nouvelles statistiques font passer le bilan à 76 décès liés au Coronavirus et 4441 cas confirmés d’infection au virus enregistrés depuis le 19 mars date à laquelle la maladie a été officiellement découverte en Haïti.

 

2 morts sont dénombrés dans le département de l’ouest et 1 dans le nord-est.

 

Les nouveaux cas de contamination sont dénombrés pour la grande majorité dans le département de l’ouest qui compte 91, dans le nord 16, 9 dans le nord-est 8 dans le département du Centre, 3 dans le sud, 2 dans le sud-est et 2 dans l’artibonite et 1 dans la Grand-Anse.

 

 

Un médicament a montré pour la première fois qu'il améliorait la survie chez des patients du COVID-19: peu cher et facilement disponible, ce stéroïde, la dexaméthasone, réduit la mortalité chez les malades les plus gravement atteints, selon des chercheurs britanniques.

 

«La dexaméthasone réduit les morts d'un tiers chez les patients placés sous ventilation artificielle», ont estimé dans un communiqué les responsables du vaste essai clinique britannique Recovery.

 

Selon eux, «pour chaque groupe de huit patients placés sous ventilation artificielle, une mort pourrait ainsi être évitée» grâce à ce stéroïde.Dans la foulée, le gouvernement britannique a annoncé que ce traitement allait être immédiatement utilisé pour traiter les malades concernés.

 

«La dexaméthasone n'est pas chère, déjà commercialisée et peut être immédiatement utilisée pour sauver des vies à travers le monde», a commenté l'un des responsables de Recovery, le Pr Peter Horby, de l'université d'Oxford.

 

«Le bénéfice en termes de survie est important chez les patients qui sont suffisamment malades pour avoir besoin d'oxygène, pour qui la dexaméthasone devrait désormais devenir le traitement de base», a-t-il estimé. Dans une vidéo postée sur son compte Twitter, le ministre de la Santé Matt Hancock a précisé que le Royaume-Uni disposait de 200.000 traitements prêts à l'emploi stockés depuis mars.

 

Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreuses indications pour ses puissants effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs. «C'est une avancée majeure dans la quête de nouvelles manières de traiter les malades du COVID», s'est réjoui dans un autre communiqué le Pr Stephen Powis, directeur médical du NHS, le service public de santé britannique.En effet, comme l'ont souligné les responsables de Recovery, «la dexaméthasone est le premier médicament dont on observe qu'il améliore la survie en cas de COVID-19».

 

Le remdesivir n'a pas fait ses preuves   

 

Un médicament d'une autre famille, l'antiviral remdesivir, a montré une certaine efficacité pour accélérer le rétablissement des malades hospitalisés à cause du COVID-19. L'annonce avait officiellement été faite fin avril par les autorités américaines.

 

 

Mais le remdesivir n'a en revanche pas pu prouver qu'il permettait d'éviter des morts. À ce stade, malgré une multitude de pistes, aucun autre traitement n'a eu de résultats probants. Début juin, le même essai Recovery avait conclu que l'hydroxychloroquine, en laquelle certains pays placent beaucoup d'espoirs, n'avait pas d'effet bénéfique contre le COVID-19.

 

 

Ce constat a conduit lundi les autorités sanitaires américaines à retirer l'autorisation d'utiliser en urgence l'hydroxychloroquine contre le COVID-19, ainsi qu'un médicament proche, la chloroquine, qui avaient un temps été défendues par le président Donald Trump.

 

Enfin, le groupe hospitalier parisien AP-HP avait assuré fin avril qu'un autre médicament, le tocilizumab, réduisait «significativement» le risque de mourir ou d'aller en réanimation chez les patients du COVID-19 dans un état grave. Mais ces affirmations n'ont pas encore été étayées par des chiffres ou la publication d'une étude.

 

Nombre de spécialistes pensent que la clé du traitement du COVID-19 passera non pas par un médicament unique, mais par une combinaison de plusieurs d'entre eux. L'une des solutions pourrait peut-être consister à «combiner de faibles doses de dexaméthasone avec d'autres médicaments qui agissent sur l'inflammation, ou avec des thérapies qui ciblent le virus, comme le remdesivir», a ainsi expliqué mardi le Dr Stephen Griffin, de l'université de Leeds.

 

Essai clinique 

  

Dans le cadre de l'essai Recovery, 2 104 patients ont reçu du dexaméthasone (par voie orale ou intraveineuse) pendant 10 jours, à une dose de 6 mg par jour. En comparant aux 4 321 autres patients qui ne l'avait pas reçu, les chercheurs ont déterminé que le traitement a réduit d'un tiers la mortalité chez les malades placés sous ventilation artificielle.

 

 

En outre, la mortalité a été réduite d'un cinquième chez des patients moins gravement atteints, à qui on administrait de l'oxygène grâce à un masque, sans les intuber. En revanche, le traitement n'a montré aucun bénéfice pour les patients qui ne nécessitaient aucune assistance respiratoire. Ces résultats n'ont pas encore été publiés sous la forme d'une étude détaillée, mais ont uniquement fait l'objet d'un communiqué de Recovery.

 

Après son évaluation de l'hydroxychloroquine, c'est la deuxième fois que cet essai clinique majeur permet d'arriver à une conclusion d'importance sur le COVID-19. Au total, plus de 11 500 patients de 175 hôpitaux britanniques participent à cet essai, qui évalue plusieurs traitements.

 

Source : AFP

 

 

 

 

 

 

À l'issue d'un point de presse réalisé par le Centre d'Informations Permanentes sur le Coronavirus (CIPC), le lundi 15 juin, Patrick Delly, Médecin et Directeur d’Épidémiologie, Laboratoire et Recherche (DELR) au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a indiqué que les autorités sanitaires ne vont plus utiliser le mot "guéris" pour les patients rétablis de la maladie de Covid19 mais "récupérés".

 

 

 

Selon le responsable du DELR et membre de la cellule scientifique créée par le gouvernement haïtien en vue de faire face à la crise provoquée par la pandémie du Coronavirus les cas de transmission communautaire sont légions. Il s'agit de la phase 6 de la maladie s'apparentant à la phase 3 dans les autres pays donc au pic de la pandémie soit la 22e semaine épidémiologique.

 

 

 

Difficultés logistiques de refaire l'examen, rareté de tests et les études scientifiques prouvant qu'après dix (10) jours les patients contaminés au virus ne représentent aucun danger pour sa communauté sont autant de raisons avancées par le docteur de Patrick Delly pour ne plus réaliser de nouveau test pour une personne positive au Coronavirus.

 

 

 

Trois mois après la découverte des premiers cas de Covid19 en Haïti, 4441 personnes sont testées positives au Coronavirus et 9047 cas suspects. 76 décès recensés selon le bilan du MSPP du 15 juin 2020.

 

 

 

 

 

 

Une situation de tension régnait, lundi matin, au centre-ville des Gonaïves où des hommes armés ont fait parler la poudre en signe de protestation contre l’assassinat, dimanche soir, du chef de gang appelé.

 

 « Ti Tcho » ainsi connu a été tué de plusieurs balles. Ce bandit notoire de Raboteau ferait partie du groupe d’individus armés qui avait attaqué, le 26 Avril dernier, l’ancien membre du front de résistance de l’Artibonite, Wilfort Ferdinand alias Ti Will le blessant à l’abdomen.

 

Parallèlement des dizaines de chauffeurs de taxi moto ont gagné les rues de la cité de l’indépendance en vue de dénoncer la cherté de la vie, le gaspillage des fonds de l’Etat et la corruption qui caractérise l’administration de Jovenel Moise. Ils réclamaient également la révision à la baisse des prix de l’essence.

 

 

 

Jean Chrisnol Prophète

 

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